Comme le montre cette image, nos joueuses ont été cernées par celles de Roche Vendée (Photo EBPLO).

 

Un "incident technique" nous a empêché de mettre le compte-rendu de la défaite de nos joueuses à Roche Vendée samedi soir. Le voici ci-dessous avec tous nos remerciements à Henri Lordon pour les photos et à Jean-Pierre Frêslon pour le texte.

 

La Roche : 80 31/63 aux tirs, 6/16 à trois points, 12 /18  aux lancers, 42 rebonds, 17 passes décisives, 14 fautes

Les marqueuses : Mukoko 4, Ouerghi 4, Kubatova 12, Tayeau 20, Diop 12, Pavageau 2, Bouzenna 3, Fournier 11, Duval 10, Traoré 2.

EBPLO : 48 17/54 aux tirs, 6/15 à trois points, 8/14 aux lancers, 28 rebonds, 5 passes décisives, 17 fautes

Les marqueuses : Borde 6, Boykin 5, M.Brouca , Arfelis 4, Bosch 8, Dia 9, Vidal 2, Bunel, Chrzanowski 2. Gueye 12.

 

Les Mourenxoises sont passées totalement à travers en Vendée et reviennent avec une lourde défaite. Privées de Bunel, les choses ne s’annonçaient pas au mieux, quand Dia donne un léger avantage à la 4e, 6 – 7, on est loin de penser que ce sera la seule et dernière fois de la soirée. Roche passe devant, 16 – 7, 6e, Bosch derrière l’arc de cercle recolle les morceaux, 17 – 14, et Boykin ne fait que ralentir l’avance des locales, 23 – 18, 10e.

Alors que l’arbitrage est très tolérant sur les contacts, l’adresse de Kubatova va faire mal aux visiteuses 34 – 18, 15e et Mourenx a toutes les peines du monde à scorer, si bien que sous l’impulsion de Mukoko les Vendéennes s’envolent, 48 – 32, 20e.

 

Généralement le retour aux vestiaires est salutaire aux Béarnaises, hélas ce ne sera pas le cas, maladroites, elles ont toutes les peines du monde à contenir les vagues Rochoises, le trois points de Borde ne fait qu’illusion, 52 – 35, 24e. L’écart se creuse irrémédiablement 64 – 37, 28e puis 67 – 37, à la 30e. La messe est dite et le point avérage (+18) n’est même plus d’actualité. Mourenx prend la grêle et comble de malheur reste sans marquer le moindre point durant près de neuf minutes, 76 – 37, 35e. Il y a longtemps qu’il n’y a plus de match, Gueye et Borde vont réduire un quelque peu la note mais l’addition reste lourde, il faudra vite la digérer pour se prémunir d’autres mauvaises surprises.

Ce samedi on ne sait pas s'il faudra se relever les shorts pour courir plus vite comme semblent le faire Awa Gueye (N°6) et Martha Chrzanowski (N°14) sur cette image, mais il faudra surtout faire corps pour endiguer les assauts des Vendéennes (Photo Claude Jouanserre).

 

C’est le choc de cette 22ème journée du championnat de France de Ligue 2, avec le déplacement de notre équipe à Roche Vendée ce samedi. C’est un choc, mais pas un tournant, car derrière il restera encore 4 journée à jouer. Quel que soit le résultat entre les deux formations, qui sont actuellement à égalité de points au classement (36), mais avec pour l’instant le point average pour nous après la victoire du match aller (80-62), il sera encore impossible de dire laquelle des deux va finir devant l’autre. Une chose est pourtant certaine, notre calendrier est beaucoup plus favorable que celui des Vendéennes. En effet, nous allons recevoir trois fois (Reims, Aix et Léon Trégor), pour un seul déplacement (Dunkerque). Par contre, Roche Vendée reçoit deux gros bras de la poule (Perpignan et Calais), pour deux déplacements (Léon Trégor et Chartres). Bien entendu nous allons en Vendée pour l’emporter comme à chacun de nos déplacements, mais dans le pire des cas, il faudra sauver le point average (+18), qui peut être important le 26 avril prochain aux alentours de 22H00 ! Pourtant, il ne sera pas facile de revenir avec la victoire tant cette formation est de qualité. De plus, elles viennent de prendre « chaud » à Dunkerque samedi dernier (défaite 97-69) et elles vont rentrer sur le terrain avec la rage au ventre et le couteau entre les dents. Nos joueuses doivent s’attendre à un début de rencontre enlevé, où il faudra sûrement faire le dos rond et ne pas se désunir dans la tourmente qu’on peut prévoir. Les locales ne présentent pas de joueuses « vedettes », même si l’intérieure Aminata Diop (31 ans, 1.96m, 12.6 pts, 8 rebonds, 17.3 déval)  et l’arrière Johanna Tayeau (25 ans, 1.74m, 13.9 pts, 4.7 rebonds, 15.5 d’éval) sont leurs pièces maîtresses sous les cercles pour la première et à l’extérieur pour la seconde, mais elles possèdent un groupe homogène, où n’importe quelle fille peut faire la différence. Nos joueuses devront donc faire preuve de beaucoup de concentration, de vigilance et tenter d’imposer leur jeu pour perturber et faire douter leurs adversaires. Le groupe devrait être de nouveau au complet, même si malgré tout Ingrid Bunel reste incertaine après son KO de samedi dernier.     

La tête levée, le regard bien droit, Marion Arfelis jauge la situation, afin de faire le meilleur choix possible (Photo EBPLO).

 

Avec la victoire obtenue devant Graffenstaden ce samedi (83-61) et la bonne nouvelle qui nous est parvenue de Dunkerque, victorieux devant Roche Vendée (97-69), ce fut encore une bonne soirée pour notre équipe. Par ces résultats, nous occupons la deuxième place du classement à égalité de points avec les Vendéennes, mais devant au point average grâce à notre succès obtenu devant elles lors du match aller. Attention, cette place est encore bien fragile, sachant qu’il reste encore 5 journées de championnat, dont la prochaine nous mène à … Roche Vendée ! Mais il vaut mieux être devant elles, ne serait-ce que d’un point de vue psychologique, mais aussi pour ne pas se laisser décrocher au classement. Car il ne faut pas se voiler la face, le virtuel deuxième est bien Perpignan qui ne compte que 3 défaites, mais également 3 matches de moins que nous. L’intérêt de cette fin de saison est donc de terminer le plus haut possible, afin d’éviter le club hôte du Final Four en demi-finale. Car bien entendu, même si mathématiquement parlant Roche Vendée et nous, ne sommes pas encore assurés de finir à l’une des quatre premières places, nous ne pensons pas qu’une autre formation viendra nous y déloger. Il faudrait que l’une ou l’autre, ou les deux équipes s’effondrent en ne remportant plus aucun match et que leurs poursuivants les plus proches ne s’inclinent plus sur les 5 dernières journées ! Comme en plus Perpignan et Calais vont passer par là, nous ne prenons pas trop de risques dans nos pronostics.

                                                                 Le collectif pour les individualités ! 

Pour ce qui est du match de ce samedi face à la SIG, nos joueuses ont encore disputé une rencontre très sérieuse. Le seul point noir réside sur le coup reçu par Ingrid Bunel, qui a obligé Vélia Bosch à rester 34.11mn sur le terrain. D’ailleurs et même si les chiffres ne le montrent pas, notre meneuse a parfaitement dirigé les opérations des deux côtés du terrain. Elle a joué juste en attaque, tout en défendant fort, malgré parfois un déficit de taille ! En ce qui concerne les chiffres, quatre de nos joueuses terminent cette partie entre 17 et 25 d’évaluation, ce qui est remarquable. Ce qui est encore plus intéressant, c’est que ce ne sont pas toujours les mêmes, cette fois-ci on retrouve une Marion Arfelis de feu (19 points), qui a inscrit des paniers à des moments opportuns, notamment derrière l’arc de cercle, mais elle aussi avec une présence qui ne se chiffre pas. Mariame Dia (15 points et 6 rebonds) est toujours aussi sûre en attaque et toujours bien placée en défense. Lakevia Boykin termine avec 21 points et 6 rebonds, mais surtout avec des paniers importants, dont certains qu’elles ne mettaient pas en début de saison. Notre Américaine est toujours aussi présente en défense, mais maintenant on sent qu’elle est en pleine confiance et qu’elle a trouvé sa place sur le terrain. Enfin, encore une fois serait-on tenté d’écrire, que dire de la prestation d’Émilienne Vidal ? Avec 25 d’évaluation (la meilleure de la partie), 12 points à 67%, 4/4 aux lancers francs, 9 rebonds, 5 passes décisives, pour seulement 1 ballon perdu, n’en jetez plus ! Notre capitaine termine cette saison comme un bolide, elle semble vouloir rattraper son absence durant les deux mois qu’elle a passée sur le banc pour soigner sa blessure. Sans oublier notre coach Aurélie Lopez, qui tel un chef d’orchestre, manie tout ce beau monde (parfois de la voix), sans fausse note. Ce samedi, certaines ont tiré leur épingle du jeu, ce n’est pas sûr que le week-end prochain on retrouve les mêmes avec d’aussi bonnes stats. Awa Gueye et Julia Borde reviennent de blessures, Martha Chrzanowski a réalisé un travail dans l’ombre, alors qu’Ingrid Bunel, par la force des choses, n’a joué que 6.27mn. Tout cela pour dire que malgré les difficultés, ou les méformes passagères, ou aussi l’état d’esprit du groupe, c’est à dire vouloir jouer pour la partenaire qui a la main chaude, ou celle qui est le mieux placé, nous pouvons être optimistes pour la fin de la saison ! 

Écartez-vous pour éclairer le jeu, semble dire Claire Liegeois à ses partenaires (Photo Claude Jouanserre).

 

EBPLO : 58

A. Bergé ,5 M. Peigneguy (6), M. Durand (5), F. Marrou (1), Marika Liparo (15), A. Dufilh (5), M. Poustis (3), Maïnddy Liparo (cap 16), C. Liégeois (1), E. Ladet (6). Entraîneur : C. Deplanque

Feytiat : 54

 

Le match commence sous les meilleurs hospices pour Cédric Deplanque et ses joueuses. Avec l’énergie des jumelles Liparo, les jeunes creusent un premier écart très tôt (7-0, 3ème). Feytiat rentre enfin dans la partie et nos filles perdent leur adresse, ce qui équilibre les débats (20-11, 10ème). Une interception sur la remise en jeu du début du deuxième quart-temps permet aux visiteuses de reprendre espoir. Les deux équipes se livrent un beau duel, malgré la maladresse, mais la vitesse béarnaise fait la différence (29-19, 16ème). Feytiat retrouve des couleurs et recolle au score avant de retourner aux vestiaires (32-25, 20ème).

La deuxième mi-temps commence mal pour nos joueuses, elles encaissent un 5-0 et sont incapables de marquer pendant 3 minutes. Il faut toute la hargne de Marika Liparo pour réveiller ses partenaires (34-30, 23ème). Feytiat se défend grâce à son adresse longue distance et recolle au score après deux minutes folles (42-41, 29ème). Un trois-points salvateur dans la dernière seconde du troisième quart temps de Marine Peigneguy donne un grand bol d’air aux protégées de Cédric Deplanque (48-43, 30ème). Comme revigorées par ce tir primé, nos filles vont se retrouver et rentrer leurs tirs au meilleur des moments, afin de reprendre 10 points d’avance (53-43, 33ème). Mais pour la deuxième fois dans ce match, elles ne parviennent pas à conserver cette avance et se font très peur dans la dernière minute, lorsque leurs adversaires réduisent leur retard à deux possessions (58-54, 40ème).

La dernière action sera entachée d’une décision litigieuse de  l’arbitre, qui décide de ne pas siffler un léger contact après un tir d’une joueuse de Feytiat. Le score reste inchangé, victoire 58-54 de nos jeunes, dans un match d’une qualité inégale, mais non sans volonté.

 

 

Article rédigé par Alban Laffitte

Scoreuse ou passeuse, Géraldine Murillo, tout comme ses partenaires, est à créditer d'un match sérieux (Photo Claude Jouanserre).

EBPLO : 79

A. Lopez (6), M. Brouca (cap 8), A. Campergue (3), G. Murillo (8), C. Brouca (20), J. Mur (6), M. Chrzanowski (27). Entraîneur : R. Esteban

Luy Adour : 40

 

Après une victoire pleine d’autorité dans les Landes face au Real Chalossais, Rafaël Esteban et ses joueuses avaient à cœur de continuer leur belle marche en avant, malgré un groupe toujours aussi restreint.

Les filles vont tout de suite se faciliter la tâche en rentrant pied au plancher dans la rencontre. 19-3 en 5 minutes. La note est sévère pour les visiteuses, d’autant plus que Martha Chrzanowski est en réussite et bien servie par ses coéquipières, elle finira avec 27 points (28-8, 10ème). Le deuxième quart concrétise la domination verte et blanche avec un cinglant 11-0, conclut par un nouveau panier de Cécile Brouca en contre-attaque (42-13, 17ème). Un ultime panier tout en souplesse d’Aurélie Lopez vient parfaire une première mi-temps très bien maitrisée par les Béarnaises (46-19, 20ème).

Le retour des vestiaires laisse place à la gestion, le match perd en intensité mais nos filles nous gratifient tout de même de quelques belles actions collectives (63-30, 30ème). Le dernier acte est une formalité pour nos joueuses qui concrétisent parfaitement les contre-attaques et ainsi maintenir un écart conséquent, notamment grâce à l’intenable Cécile Brouca, créditée de 20 points aujourd’hui (69-36, 33ème). La dernière action a donné lieu à un tir malheureusement trop court d’Aurélie Lopez, qui aura tout de même effectué quelques belles passes pour sa partenaire Martha Chrzanowski (79-40, 40ème).

Belle victoire collective, puisque toutes les joueuses ont marqué.

 

 

Article rédigé par Alban Laffitte

 

 

Dans son style peu académique mais très efficace, Lakevia Boykin va inscrire deux points de plus, sous les regards de Marion Arfelis et Émilienne Vidal (Photo EBPLO).

EBPLO : 83

30 paniers sur 59 dont 5 sur 10 à 3 pts, 18 LF sur 20, 39 rebonds, 18 passes, 14 ballons perdus, 14 fautes, 99 d’éval.

J. Borde, L. Boykin (21), A. Gueye (9), M. Brouca (2), M. Arfelis (19), V. Bosch (4), M. Dia (15), E. Vidal (cap 12), I. Bunel, M. Chrzanowski (1). Entraîneur : A. Lopez

SIG : 61

23 paniers sur 62, dont 5 sur 18 à 3 pts, 10 LF sur 21, 30 rebonds, 7 passes, 11 ballons perdus, 15 fautes, 45 d’éval.

C. Pfister (6), C. Mauler (9), D. Nsoki (11), K. Bourdin (13), L. Dambach (6), A. Voynet (6), B. Kaddila (7), C. Scmitt (cap 3), V. Dupuy. Entraîneur : P. Breitenbucher.

À Mourenx, gymnase municipal, 500 spectateurs environ.

Arbitres : D. Malphette et E. Simard

Les quarts-temps : 22-15, 24-17, 16-18, 21-11.

 

Nos joueuses recevaient Graffenstaden pour poursuivre leur série de victoires à domicile et ainsi confirmer leur troisième place au classement. Avec un groupe enfin au complet depuis de longs mois, celles-ci pouvaient aborder cette opposition sereinement.

L’entame est engagée et très serrée. Aucune des deux formations ne parvient à prendre un avantage conséquent (14-13,7ème). Mais grâce un bon secteur intérieur, les Béarnaises arrivent à créer une légère différence (22-15, 10ème). La suite confirme les belles intentions des protégées d’Aurélie Lopez. Émilienne Vidal accroit la domination dans la raquette et Marion Arfelis a la main chaude derrière l’arc (36-27, 15ème). L’EBPLO va alors gérer son avance tout en jouant quelques contre-attaques jusqu’au retour aux vestiaires (46-32, 20ème).

La deuxième mi-temps est dans la continuité de la fin de la première, Lakevia Boykin se faufile pour maintenir l’écart au-delà des 15 points (58-42, 25ème). Marion Arfelis est toujours aussi adroite (71-55, 33ème). La différence atteinte les 20 points sur un tir à mi-distance de notre Américaine (79-59, 37ème). Marlène Brouca entre alors en jeu pour terminer la rencontre et inscrit même deux points en provoquant une faute ! Cette action ravit le gymnase, qui se lève pour l’applaudir.  Score final 83-61.

Une victoire qui fait  l’unanimité en ce week-end électoral, puisque la défaite de Roche Vendée à Dunkerque (97-69), permet à nos joueuses de s’emparer de la deuxième place du classement. Seule ombre au tableau, la blessure à l’épaule de notre meneuse Ingrid Bunel, qui paraît assez sérieuse.

 

Article rédigé par Alban Laffitte

 

 

 

 

Après un mois d'absence, Julia Borde effectue sa rentrée ce samedi. Une rotation supplémentaire pour l'équipe (Photo Claude Jouanserre).

 

En accueillant Graffenstaden ce samedi à 20H00 au gymnase de Mourenx, nos filles seront plus que motivées. Tout d’abord pour effacer la défaite du match aller (92-75), qui a laissé un goût amer par rapport aux circonstances extra sportives, mais aussi pour assurer mathématiquement le plus vite possible la qualification au Final Four. Pourtant, ce ne sera pas simple du tout, face à une formation qui nous donne toujours du grain à moudre. Avec un effectif aussi stable que le nôtre par rapport à la saison dernière, les Alsaciennes ne se trouvent pas à leur véritable place en milieu de classement. En début de saison beaucoup de spécialistes les voyaient dans les quatre, ce qui est loin d’être le cas en ce moment. Il faut dire aussi à leur décharge que nous avons avec elles un point commun, les deux formations n’ont pas été épargnées par les blessures. Pourtant, de notre côté ça va mieux, puisque ce samedi Julia Borde doit faire sa rentrée à la grande satisfaction d’Aurélie Lopez. « Le retour de Julia est une bonne chose, mais si on sait qu’elle ne sera pas en forme après cette longue absence », nous dit notre coach en poursuivant : « Nous voulons valider notre victoire de samedi dernier, donc nous devons l’emporter ce samedi. La SIG est une équipe qui défend fort, ce sont des jeunes qui jouent vraiment bien au basket, avec un gros point d’ancrage qu’est Schmitt », conclut-elle. Effectivement, du côté de Graffenstaden elles peuvent s’appuyer sur leur leader, l’intérieure Céline Schmitt (34 ans, 1.85m, 16.3 pts, 7.2 rebonds, 16.2 d’évaluation), qui a pourtant manqué les deux dernières rencontres, victime d’une entorse à la cheville. Mais il se pourrait qu’elle fasse elle aussi sa rentrée ce samedi. Par contre, ce serait une erreur de ne se focaliser que sur elle, tant ses partenaires sont aussi dangereuses. À commencer par Aline Fischbach (25 ans, 1.78m, 13.1 pts, 10.6 d’évaluation), qui avait pris feu lors du match aller avec 32 points, dont 5 tirs primés. La SIG a la particularité de présenter des joueuses extérieures de qualité, qui sont toutes capables de marquer des points. Que ce soit les deux qu’on vient de présenter, ou Kathleen Bourdin, Louise Dambach, Aline Fischbach, Amélie Voynet ou Darline Nsoki, toutes ces filles tournent entre 8.5 et 13.1 points de moyenne par match. Donc, en surveiller une plutôt qu’une autre serait une erreur, il va falloir avoir l’œil partout ! D’autant plus que la SIG possède la deuxième attaque du championnat (71.70 pts), mais elles sont aussi les premières aux interceptions (11.2) et aux fautes provoquées (19.6). 

Comme on l’écrit plus haut, la rentrée de Julia Borde est une bonne chose afin d’avoir une rotation supplémentaire, même si on sait que notre ailière va manquer de rythme après un mois d’arrêt. Par rapport au match aller, nous aurons aussi Ingrid Bunel et Émilienne Vidal sur le terrain, deux joueuses en pleine forme en ce moment. Et il faudra ne pas manquer de souffle pour venir à bout des Alsaciennes !  

La bataille fut rude sous les cercles, comme le montre cette image où on voit Martha Chrzanowski tenter de s'imposer devant Fall, sous le regard de Mariame Dia (Photo Claude Jouanserre).

 

Avec cette victoire ramenée du Havre, conjuguée avec les défaites de nos poursuivants immédiats, on peut dire que notre équipe a déjà un pied au prochain Final Four. En effet, à 6 journées de la fin de la saison régulière, avec 4 victoires d’avance sur Limoges et Léon Trégor, 5 victoires sur Le Havre et la SIG (cette dernière a un match de moins à disputer face à… Perpignan) et avec surtout un calendrier favorable, 2 déplacements à Roche Vendée et Dunkerque, pour 4 réceptions (la SIG, Reims, Aix et Léon Trégor), les cartes sont entre nos mains. Il faut maintenant récupérer le plus vite possible Julia Borde et souhaiter qu’il n’y ait pas d’autres blessées, afin de pouvoir bien préparer cette échéance. 

En ce qui concerne le match de samedi au Havre, hormis un problème défensif sur la première mi-temps, on peut dire que ce fut un match sérieux, dans la lignée du précédent face au Centre Fédéral. Les chiffres parlent en notre faveur et s’il ne fallait en retenir qu’un seul, ce serait l’adresse aux lancers francs. Avec un presque parfait 23 sur 24 dans cet exercice, dont un remarquable 18 sur 18 durant les 40 premières minutes, on peut dire qu’une partie de la victoire se trouve là. Au contraire des Normandes qui vont en tirer davantage (29), pour seulement 19 de réussis ! Voila un aspect du jeu qui est hyper important au Basket. Un autre chiffre est significatif, c’est le nombre de rebonds gagnés (48 à 35), malgré l’abattage du duo Fall-Ousfar. Enfin, il y a deux autres choses qui doivent être signalées, la première c’est que notre équipe a montré davantage de conditions physiques que son adversaire durant le dernier quart-temps et pendant les cinq minutes supplémentaires. La seconde, c’est le coup de poker réalisé par Aurélie Lopez durant la prolongation. Notre coach a complètement changé son système de défense durant ce court laps de temps et les Havraises n’ont jamais réussi à trouver la clé. Par contre, nos filles se sont immédiatement adaptées et il n’y a eu pratiquement aucune faille, ce qui a permis de ramener un succès de Normandie, important sur tous les plans.

L'image du jeu collectif de notre équipe : Marion Arfelis sert parfaitement Mariame Dia, qui va aller inscrire 2 points (Photo Claude Jouanserre).

 

Le Havre : 79

26 paniers sur 64, dont 8 sur 20 à 3 pts, 19 LF sur 29, 35 rebonds, 19 passes, 11 ballons perdus, 17 fautes, 77 d’éval.

J. Belleka (2), D. Balic (11), C. Misset (10), L. Tomasevic (12), E. Naulleau (cap 1), A. Fall (19), S. Ousfar (18), M. Mendes (6). Entraîneur : L. Chamu.

EBPLO : 88

29 paniers sur 71, dont 7 sur 21 à 3 pts, 23 LF sur 24, 48 rebonds, 18 passes, 14 ballons perdus, 23 fautes, 100 d’éval.

L. Boykin (20), A. Gueye (17), M. Brouca, M. Arfelis (6), V. Bosch (8), M. Dia (13), E. Vidal (cap 2), I. Bunel (20), M. Chrzanowski (2). Entraîneur : A. Lopez.

Au Havre, salle Pierre de Coubertin, 300 spectateurs environ.

Arbitres : O. Adam et L. Mendy.

Les quart-temps : 21-21, 24-11, 13-21, 10-15, 11-20.

Pour EBPLO, 2 joueuses sorties pour 5 fautes : E. Vidal (39e) et I. Bunel (42e).

 

Cette rencontre débute sans round d’observation et par un festival offensif de part et d’autre, alors que les défenses sont légèrement absentes. L’EBPLO joue collectif en mettant en place un jeu rapide, alors que Le Havre tente d’envoyer le ballon sous les cercles pour sa doublette Fall-Ousfar. Pourtant, après deux paniers du duo d’intérieures, ce sont les extérieures locales qui vont se mettre à l’évidence par des tirs lointains. De son côté, notre équipe joue bien en attaque avec des réussites de Marion Arfelis, Ingrid Bunel, Lakevia Boykin, mais c’est en défense que ça ne va pas (21-21, 10e). Le début du deuxième quart-temps est difficile pour nos filles, d’autant plus que le corps arbitral ne les ménage pas (33-26, 15e), mais surtout nous « menons » 6 fautes à zéro ! Malgré cette agressivité défensive, nous ne sommes pas en rythme et cela se ressent de l’autre côté du terrain. À la pause l’écart est déjà bien conséquent en faveur des locales (45-32, 20e).

                                                           La case « vestiaires » déterminante !

Pourtant et comme très souvent cette saison, le passage par les vestiaires et le recadrage d’Aurélie Lopez, vont s’avérer positifs. D’autant plus qu’à cet instant nous apprenons la victoire de Charnay face à Léon Trégor, l’un de nos concurrents pour le Final Four. Aurélie Lopez l’annonce à ses joueuses avant de reprendre la partie, afin de les remotiver encore davantage. Sur les premières attaques ont sent que ce n’est plus la même équipe qui est revenue sur le plancher. Ingrid Bunel inscrit 5 points consécutifs, mais surtout la défense est beaucoup plus hermétique (46-37, 22e). Lakevia Boykin enrhume deux fois consécutivement la défense locale, Émilienne Vidal se bat comme un lion aux rebonds, alors que Vélia Bosch fait parler la poudre à 3 points (50-44, 26e). Malheureusement, notre capitaine doit rejoindre le banc, sanctionnée d’une sévère quatrième faute (27e). Nos joueuses poussent de plus en plus, d’autant que les Normandes semblent s’essouffler. Mariame Dia provoque des fautes et ne tremble pas sur la ligne de réparation (7 sur 7), Ingrid Bunel et Lakevia Boykin non plus à cet exercice (23 sur 24 sur l’ensemble du match). On atteint le dernier quart-temps avec un faible retard, mais surtout un moral retrouvé (58-53, 30e). Après un long moment de flottement de part et d’autre, c’est Lakevia Boykin par un tir à mi-distance, qui nous rapproche encore davantage (58-57, 33e), alors qu’Awa Gueye égalise par deux lancers francs (62-62, 36e). Dès cet instant les deux formations ne vont plus se quitter (64-64, 38e), même si Le Havre pense avoir fait le plus difficile en creusant un mini-break (68-64, 39e). C’est mal connaître les qualités mentales de nos joueuses, Awa Gueye intercepte un ballon pour aller le déposer en bout de course, alors que sur l’attaque suivante du Havre, c’est Mariame Dia qui se jette pour envoyer Lakevia Boykin égaliser (68-68, 40e). Il reste 3 secondes à jouer, Le Havre va perdre le dernier ballon, nous nous dirigeons vers une prolongation.

                                                                     Prolongation à sens unique !

Celle-ci débute par un 7-0 en notre faveur, Ingrid Bunel à mi-distance, Awa Gueye à 3 points, puis un autre panier en périphérie, nous donne un avantage non négligeable (68-75, 42e). Les Normandes sont asphyxiées, Ingrid Bunel est victime de sa fougue et doit quitter le terrain avec 5 fautes (42e). Le Havre n’arrive plus à servir ses intérieures, Balic réussit deux tirs à 3 points, Mariame Dia lui répond, ça commence à sentir bon (74-79, 44e). Dans ces dernières secondes, Awa Gueye va se montrer omniprésente des deux côtés du terrain, Mariame Dia, Lakevia Boykin et Marion Arfelis ne manquent pas la cible, ni les lancers francs. Le banc peut exploser, la victoire a choisi son camp !           

Au match aller, Awa Gueye avait plusieur fois affolé la défense Havraise. Avec son retour après sa blessure à l'épaule, elle doit encore tenir un rôle déterminant pour notre équipe (Photo EBPLO).

 

C’est avec une infirmerie qui commence à se vider, que notre équipe de Ligue 2 se déplace ce samedi au Havre. En effet, la bonne nouvelle est tombée mardi matin, avec le feu vert médical pour Awa Gueye, qui était absente depuis sa luxation de l’épaule survenue à Calais le 8 février dernier. Il reste bien encore Julia Borde sur la touche, mais sa guérison est également en bonne voie et pourrait s’avérer plus rapide que prévue. Ceci pour dire que la rentrée de notre expérimentée joueuse intérieure ne sera pas de trop, afin de permettre une rotation supplémentaire à Aurélie Lopez. D’autant plus que le secteur intérieur est l’un des points forts des Havraises. Avec leur plaque tournante et meilleure marqueuse de l’équipe, Aïda Fall (28 ans, 1.95m, 16 pts, 9.2 rebonds) et la jeune Sarah Ousfar (20 ans, 1.83m, 11.1 pts, 8.4 rebonds), elles sont bien fournies. Sur les postes extérieurs on trouve aussi certaines « clientes », comme la meneuse Serbe Ljiljana Tomasevic (26 ans, 1.72m, 9.1 pts, 3.5 rebonds, 3 passes), l’ailière Croate Daverka Balic (28 ans, 1.80m, 9.2 pts, 4 rebonds), qui a remplacé en cours de saison l’Américaine Sigl rentrée aux USA entre Noël et le premier de l’an et le retour de blessure de l’excellente shooteuse Caroline Misset, qui retrouve petit à petit ses sensations. Cette formation est légèrement différente de celle qui s’était inclinée à Mourenx lors du match aller (68-53), mais cela ne sembla pas perturber plus que ça Aurélie Lopez : « Certes, c’est un match compliqué qui nous attend en Normandie », annonce d’entrée notre coach en poursuivant : « Mais nous voulons aller gagner là-bas, pour renouer avec la victoire à l’extérieur. Chez elles, les Havraises ont des résultats intéressants, il va y avoir du boulot ! On doit reproduire les bonnes séquences offensives que nous avons eues face au Centre Fédéral et être bien en place en défense, pour ramener un résultat positif. Nous souhaitons nous assurer le plus rapidement possible notre place pour le Final Four », conclut-elle. Toujours par rapport au match aller, même si Julia Borde fera défaut, nous récupérons Émilienne Vidal et Ingrid Bunel, qui étaient blessées à l’époque. C'est-à-dire deux joueuses en grande forme en ce moment…