Après un mois d'absence, Julia Borde effectue sa rentrée ce samedi. Une rotation supplémentaire pour l'équipe (Photo Claude Jouanserre).

 

En accueillant Graffenstaden ce samedi à 20H00 au gymnase de Mourenx, nos filles seront plus que motivées. Tout d’abord pour effacer la défaite du match aller (92-75), qui a laissé un goût amer par rapport aux circonstances extra sportives, mais aussi pour assurer mathématiquement le plus vite possible la qualification au Final Four. Pourtant, ce ne sera pas simple du tout, face à une formation qui nous donne toujours du grain à moudre. Avec un effectif aussi stable que le nôtre par rapport à la saison dernière, les Alsaciennes ne se trouvent pas à leur véritable place en milieu de classement. En début de saison beaucoup de spécialistes les voyaient dans les quatre, ce qui est loin d’être le cas en ce moment. Il faut dire aussi à leur décharge que nous avons avec elles un point commun, les deux formations n’ont pas été épargnées par les blessures. Pourtant, de notre côté ça va mieux, puisque ce samedi Julia Borde doit faire sa rentrée à la grande satisfaction d’Aurélie Lopez. « Le retour de Julia est une bonne chose, mais si on sait qu’elle ne sera pas en forme après cette longue absence », nous dit notre coach en poursuivant : « Nous voulons valider notre victoire de samedi dernier, donc nous devons l’emporter ce samedi. La SIG est une équipe qui défend fort, ce sont des jeunes qui jouent vraiment bien au basket, avec un gros point d’ancrage qu’est Schmitt », conclut-elle. Effectivement, du côté de Graffenstaden elles peuvent s’appuyer sur leur leader, l’intérieure Céline Schmitt (34 ans, 1.85m, 16.3 pts, 7.2 rebonds, 16.2 d’évaluation), qui a pourtant manqué les deux dernières rencontres, victime d’une entorse à la cheville. Mais il se pourrait qu’elle fasse elle aussi sa rentrée ce samedi. Par contre, ce serait une erreur de ne se focaliser que sur elle, tant ses partenaires sont aussi dangereuses. À commencer par Aline Fischbach (25 ans, 1.78m, 13.1 pts, 10.6 d’évaluation), qui avait pris feu lors du match aller avec 32 points, dont 5 tirs primés. La SIG a la particularité de présenter des joueuses extérieures de qualité, qui sont toutes capables de marquer des points. Que ce soit les deux qu’on vient de présenter, ou Kathleen Bourdin, Louise Dambach, Aline Fischbach, Amélie Voynet ou Darline Nsoki, toutes ces filles tournent entre 8.5 et 13.1 points de moyenne par match. Donc, en surveiller une plutôt qu’une autre serait une erreur, il va falloir avoir l’œil partout ! D’autant plus que la SIG possède la deuxième attaque du championnat (71.70 pts), mais elles sont aussi les premières aux interceptions (11.2) et aux fautes provoquées (19.6). 

Comme on l’écrit plus haut, la rentrée de Julia Borde est une bonne chose afin d’avoir une rotation supplémentaire, même si on sait que notre ailière va manquer de rythme après un mois d’arrêt. Par rapport au match aller, nous aurons aussi Ingrid Bunel et Émilienne Vidal sur le terrain, deux joueuses en pleine forme en ce moment. Et il faudra ne pas manquer de souffle pour venir à bout des Alsaciennes !  

La bataille fut rude sous les cercles, comme le montre cette image où on voit Martha Chrzanowski tenter de s'imposer devant Fall, sous le regard de Mariame Dia (Photo Claude Jouanserre).

 

Avec cette victoire ramenée du Havre, conjuguée avec les défaites de nos poursuivants immédiats, on peut dire que notre équipe a déjà un pied au prochain Final Four. En effet, à 6 journées de la fin de la saison régulière, avec 4 victoires d’avance sur Limoges et Léon Trégor, 5 victoires sur Le Havre et la SIG (cette dernière a un match de moins à disputer face à… Perpignan) et avec surtout un calendrier favorable, 2 déplacements à Roche Vendée et Dunkerque, pour 4 réceptions (la SIG, Reims, Aix et Léon Trégor), les cartes sont entre nos mains. Il faut maintenant récupérer le plus vite possible Julia Borde et souhaiter qu’il n’y ait pas d’autres blessées, afin de pouvoir bien préparer cette échéance. 

En ce qui concerne le match de samedi au Havre, hormis un problème défensif sur la première mi-temps, on peut dire que ce fut un match sérieux, dans la lignée du précédent face au Centre Fédéral. Les chiffres parlent en notre faveur et s’il ne fallait en retenir qu’un seul, ce serait l’adresse aux lancers francs. Avec un presque parfait 23 sur 24 dans cet exercice, dont un remarquable 18 sur 18 durant les 40 premières minutes, on peut dire qu’une partie de la victoire se trouve là. Au contraire des Normandes qui vont en tirer davantage (29), pour seulement 19 de réussis ! Voila un aspect du jeu qui est hyper important au Basket. Un autre chiffre est significatif, c’est le nombre de rebonds gagnés (48 à 35), malgré l’abattage du duo Fall-Ousfar. Enfin, il y a deux autres choses qui doivent être signalées, la première c’est que notre équipe a montré davantage de conditions physiques que son adversaire durant le dernier quart-temps et pendant les cinq minutes supplémentaires. La seconde, c’est le coup de poker réalisé par Aurélie Lopez durant la prolongation. Notre coach a complètement changé son système de défense durant ce court laps de temps et les Havraises n’ont jamais réussi à trouver la clé. Par contre, nos filles se sont immédiatement adaptées et il n’y a eu pratiquement aucune faille, ce qui a permis de ramener un succès de Normandie, important sur tous les plans.

L'image du jeu collectif de notre équipe : Marion Arfelis sert parfaitement Mariame Dia, qui va aller inscrire 2 points (Photo Claude Jouanserre).

 

Le Havre : 79

26 paniers sur 64, dont 8 sur 20 à 3 pts, 19 LF sur 29, 35 rebonds, 19 passes, 11 ballons perdus, 17 fautes, 77 d’éval.

J. Belleka (2), D. Balic (11), C. Misset (10), L. Tomasevic (12), E. Naulleau (cap 1), A. Fall (19), S. Ousfar (18), M. Mendes (6). Entraîneur : L. Chamu.

EBPLO : 88

29 paniers sur 71, dont 7 sur 21 à 3 pts, 23 LF sur 24, 48 rebonds, 18 passes, 14 ballons perdus, 23 fautes, 100 d’éval.

L. Boykin (20), A. Gueye (17), M. Brouca, M. Arfelis (6), V. Bosch (8), M. Dia (13), E. Vidal (cap 2), I. Bunel (20), M. Chrzanowski (2). Entraîneur : A. Lopez.

Au Havre, salle Pierre de Coubertin, 300 spectateurs environ.

Arbitres : O. Adam et L. Mendy.

Les quart-temps : 21-21, 24-11, 13-21, 10-15, 11-20.

Pour EBPLO, 2 joueuses sorties pour 5 fautes : E. Vidal (39e) et I. Bunel (42e).

 

Cette rencontre débute sans round d’observation et par un festival offensif de part et d’autre, alors que les défenses sont légèrement absentes. L’EBPLO joue collectif en mettant en place un jeu rapide, alors que Le Havre tente d’envoyer le ballon sous les cercles pour sa doublette Fall-Ousfar. Pourtant, après deux paniers du duo d’intérieures, ce sont les extérieures locales qui vont se mettre à l’évidence par des tirs lointains. De son côté, notre équipe joue bien en attaque avec des réussites de Marion Arfelis, Ingrid Bunel, Lakevia Boykin, mais c’est en défense que ça ne va pas (21-21, 10e). Le début du deuxième quart-temps est difficile pour nos filles, d’autant plus que le corps arbitral ne les ménage pas (33-26, 15e), mais surtout nous « menons » 6 fautes à zéro ! Malgré cette agressivité défensive, nous ne sommes pas en rythme et cela se ressent de l’autre côté du terrain. À la pause l’écart est déjà bien conséquent en faveur des locales (45-32, 20e).

                                                           La case « vestiaires » déterminante !

Pourtant et comme très souvent cette saison, le passage par les vestiaires et le recadrage d’Aurélie Lopez, vont s’avérer positifs. D’autant plus qu’à cet instant nous apprenons la victoire de Charnay face à Léon Trégor, l’un de nos concurrents pour le Final Four. Aurélie Lopez l’annonce à ses joueuses avant de reprendre la partie, afin de les remotiver encore davantage. Sur les premières attaques ont sent que ce n’est plus la même équipe qui est revenue sur le plancher. Ingrid Bunel inscrit 5 points consécutifs, mais surtout la défense est beaucoup plus hermétique (46-37, 22e). Lakevia Boykin enrhume deux fois consécutivement la défense locale, Émilienne Vidal se bat comme un lion aux rebonds, alors que Vélia Bosch fait parler la poudre à 3 points (50-44, 26e). Malheureusement, notre capitaine doit rejoindre le banc, sanctionnée d’une sévère quatrième faute (27e). Nos joueuses poussent de plus en plus, d’autant que les Normandes semblent s’essouffler. Mariame Dia provoque des fautes et ne tremble pas sur la ligne de réparation (7 sur 7), Ingrid Bunel et Lakevia Boykin non plus à cet exercice (23 sur 24 sur l’ensemble du match). On atteint le dernier quart-temps avec un faible retard, mais surtout un moral retrouvé (58-53, 30e). Après un long moment de flottement de part et d’autre, c’est Lakevia Boykin par un tir à mi-distance, qui nous rapproche encore davantage (58-57, 33e), alors qu’Awa Gueye égalise par deux lancers francs (62-62, 36e). Dès cet instant les deux formations ne vont plus se quitter (64-64, 38e), même si Le Havre pense avoir fait le plus difficile en creusant un mini-break (68-64, 39e). C’est mal connaître les qualités mentales de nos joueuses, Awa Gueye intercepte un ballon pour aller le déposer en bout de course, alors que sur l’attaque suivante du Havre, c’est Mariame Dia qui se jette pour envoyer Lakevia Boykin égaliser (68-68, 40e). Il reste 3 secondes à jouer, Le Havre va perdre le dernier ballon, nous nous dirigeons vers une prolongation.

                                                                     Prolongation à sens unique !

Celle-ci débute par un 7-0 en notre faveur, Ingrid Bunel à mi-distance, Awa Gueye à 3 points, puis un autre panier en périphérie, nous donne un avantage non négligeable (68-75, 42e). Les Normandes sont asphyxiées, Ingrid Bunel est victime de sa fougue et doit quitter le terrain avec 5 fautes (42e). Le Havre n’arrive plus à servir ses intérieures, Balic réussit deux tirs à 3 points, Mariame Dia lui répond, ça commence à sentir bon (74-79, 44e). Dans ces dernières secondes, Awa Gueye va se montrer omniprésente des deux côtés du terrain, Mariame Dia, Lakevia Boykin et Marion Arfelis ne manquent pas la cible, ni les lancers francs. Le banc peut exploser, la victoire a choisi son camp !           

Au match aller, Awa Gueye avait plusieur fois affolé la défense Havraise. Avec son retour après sa blessure à l'épaule, elle doit encore tenir un rôle déterminant pour notre équipe (Photo EBPLO).

 

C’est avec une infirmerie qui commence à se vider, que notre équipe de Ligue 2 se déplace ce samedi au Havre. En effet, la bonne nouvelle est tombée mardi matin, avec le feu vert médical pour Awa Gueye, qui était absente depuis sa luxation de l’épaule survenue à Calais le 8 février dernier. Il reste bien encore Julia Borde sur la touche, mais sa guérison est également en bonne voie et pourrait s’avérer plus rapide que prévue. Ceci pour dire que la rentrée de notre expérimentée joueuse intérieure ne sera pas de trop, afin de permettre une rotation supplémentaire à Aurélie Lopez. D’autant plus que le secteur intérieur est l’un des points forts des Havraises. Avec leur plaque tournante et meilleure marqueuse de l’équipe, Aïda Fall (28 ans, 1.95m, 16 pts, 9.2 rebonds) et la jeune Sarah Ousfar (20 ans, 1.83m, 11.1 pts, 8.4 rebonds), elles sont bien fournies. Sur les postes extérieurs on trouve aussi certaines « clientes », comme la meneuse Serbe Ljiljana Tomasevic (26 ans, 1.72m, 9.1 pts, 3.5 rebonds, 3 passes), l’ailière Croate Daverka Balic (28 ans, 1.80m, 9.2 pts, 4 rebonds), qui a remplacé en cours de saison l’Américaine Sigl rentrée aux USA entre Noël et le premier de l’an et le retour de blessure de l’excellente shooteuse Caroline Misset, qui retrouve petit à petit ses sensations. Cette formation est légèrement différente de celle qui s’était inclinée à Mourenx lors du match aller (68-53), mais cela ne sembla pas perturber plus que ça Aurélie Lopez : « Certes, c’est un match compliqué qui nous attend en Normandie », annonce d’entrée notre coach en poursuivant : « Mais nous voulons aller gagner là-bas, pour renouer avec la victoire à l’extérieur. Chez elles, les Havraises ont des résultats intéressants, il va y avoir du boulot ! On doit reproduire les bonnes séquences offensives que nous avons eues face au Centre Fédéral et être bien en place en défense, pour ramener un résultat positif. Nous souhaitons nous assurer le plus rapidement possible notre place pour le Final Four », conclut-elle. Toujours par rapport au match aller, même si Julia Borde fera défaut, nous récupérons Émilienne Vidal et Ingrid Bunel, qui étaient blessées à l’époque. C'est-à-dire deux joueuses en grande forme en ce moment…  

C'est une victoire collective face au Centre Fédéral qui a été acquise pour Émilienne Vidal (N°11), Lakevia Boykin (N°5) et leurs partenaires (Photo EBPLO).

 

C’est un match très sérieux et plein, que nous a offert notre équipe de Ligue 2 samedi en accueillant le Centre Fédéral. Ce n’était pas évident face aux jeunes espoirs du Basket français, qui peuvent être imprévisibles, ou s’enflammer avec un brin de réussite. Il ne fallait pas au contraire tomber dans la facilité, notamment quand Mariame Dia nous donne l’écart maximum au score (71-40). Non, rien de tout cela et malgré quelques paniers manqués, nos filles nous ont offert un beau Basket. Certes, nous avons soufferts aux rebonds (24 à 39), mais ça nous le savions, avec 4 joueuses qui culminent en moyenne à 1.94m, il était difficile de rivaliser. Mais c’est à notre avis, le seul point qu’on pourrait mettre dans la colonne négative. Il faut aussi signaler que nous étions toujours privés d’Awa Gueye* (luxation de la clavicule) et de Julia Borde (déchirure abdominale), ce qui fait qu’Aurélie Lopez a essentiellement joué avec 7 filles. Celles-ci ont passé entre 20 et 36 minutes sur le plancher, avec un rendement maximum. Les changements n’ont pas affecté leur rythme, que ce soit défensivement ou offensivement. Chacune a apporté sa pierre à l’édifice, avec toujours un souci du collectif comme priorité (16 passes décisives !). Les 7 joueuses ont scoré entre 6 et 20 points, elles ont toutes pris des rebonds, toutes ont défendu (9 interceptions) et seulement 7 ballons ont été perdus. Avec des feuilles de stats qui présentent ces chiffres, nous pensons que nous allons dans la bonne direction. Il faut maintenant les confirmer sur cette fin de saison et dès ce samedi au Havre, où il ne sera pas facile d’aller s’imposer.

  

*La bonne nouvelle nous est parvenue ce mardi matin avec le feu vert du médecin, afin qu’Awa Gueye puisse reprendre normalement les entraînements et être opérationnelle samedi.     

Une partie de nos licenciées, en compagnie de leurs entraîneurs et éducateurs (Photo EBPLO).

 

Ce samedi soir, nos équipes de jeunes étaient présentées au public venu nombreux au gymnase de Mourenx. Quelques minutes avant la rencontre, de l’Éveil aux Cadettes France, la plus grande partie de celles-ci étaient présentes avec leurs entraîneurs. Elles ont été chaleureusement applaudies, d’autant plus que toutes les équipes en compétition ce samedi l’ont emporté. D’ailleurs notre club a obtenu un grand chelem ce week-end, puisque ce dimanche nos Seniors 2 sont allées gagner aux Espoirs de Chalosse (49-61). Bravo à toutes et à vos entraîneurs. 

Comme semble le montrer cette image, Ingrid Bunel a survolé cette rencontre face au Centre Fédéral (Photo EBPLO).

 

EBPLO : 75

29 paniers sur 60, dont 4 sur 10 à 3 pts, 13 LF sur 16, 24 rebonds, 16 passes décisives, 7 ballons perdus, 14 fautes, 79 d’éval.

L. Boykin (6), M. Brouca, M. Arfelis (7), V. Bosch (6), M. Dia (16), E. Vidal (cap 14), G. Murillo, I. Bunel (20), M. Chrzanowski (6). Entraîneur: A. Lopez

Centre Fédéral: 52

21 paniers sur 51, dont 2 sur 14 à 3 pts, 8 LF sur 9, 39 rebonds, 9 passes décisives, 22 ballons perdus, 14 fautes, 49 d’éval.

C. Lenglet (2), M. Limousin (2), M. Bienvenu (2), M-M. Milapie (4), K. Clanet (10), O. Bankole (13), C. Blatrie (cap 7), E. Fagnez (2), C. Cirgue (10), A. Turmel. Entraîneur : G. Halin.

À Mourenx, gymnase municipal, 400 spectateurs.

Arbitres : J. Cazenave et J. Guède.

Les quarts-temps : 18-15, 20-16, 26-7, 11-14.

 

La présentation des équipes de jeunes de l’EBPLO augurait une belle soirée dans un gymnase de Mourenx bien garni pour l’occasion. Aurélie Lopez appréhendait ce match face aux jeunes pousses du Centre Fédéral, toujours difficiles à jouer et les absences de Julia Borde (déchirure abdominale) et Awa Gueye (luxation de la clavicule) n’allaient certainement rien arranger.

Le début de match est engagé et appliqué et l’écart ne dépasse pas les 3 points durant les 15premières minutes. Mariame Dia et Émilienne Vidal répondent à la fougue des joueuses parisiennes, les deux équipes se neutralisent (25-25, 15ème). Mais sous l’impulsion de leurs intérieurs, nos joueuses vont alors prendre l’ascendant sur le match avec un 8-0 (36-25, 18ème). L’écart se maintient jusqu’à la pause (38-31, 20e).

Le retour des vestiaires confirme la main mise du groupe, emmené par Ingrid Bunel (20 points ce soir). Les béarnaises tuent tout suspens en remportant le quart temps sur le score sans équivoque de 26 à 7, pour porter leur avantage au dessus des 30 points avec un panier de Mariame Dia (71-40, 34ème). Cet énorme écart annihile le rythme du match et permet au Centre Fédéral d’amoindrir la note tout de même salée (75-52).

Un match au final bien géré par les protégées d’Aurélie Lopez, qui se déplaceront au Havre le week end prochain.

 

Article rédigé par Alban Laffitte

 

Aurélie Lopez : « On a eu du mal à rentrer dans cette partie, nous étions sur un faux rythme, mais dès que défensivement nous avons mis davantage d’intensité, nous avons volé des ballons et nous avons couru, ça a été mieux. Aujourd’hui je suis satisfaite du jeu produit offensivement, où nous avons mis beaucoup de rythme et de mouvement, ce qui nous a manqué le week-end précédent à Limoges. Nous avons été solidaires et j’ai vu des choses très intéressantes ».

 

Propos recueillis par Claude Jouanserre

 

 

 

Après avoir soigné son entorse de la cheville, Vélia Bosch effectuera son reour au gymnase de Mourenx (Photo Claude Jouanserre).

 

Recevoir les derniers, qui ne comptent qu’une seule victoire en 19 rencontres, semble n’être qu’une formalité pour notre équipe classée à la troisième place. Seulement, si on s’arrête à ces seuls chiffres, on risque de mettre « les doigts dans la prise » ! Il faut se rappeler qu’au match aller nous avions été obligés de batailler jusqu’à la fin pour l’emporter (58-66), certes, il nous manquait Émilienne Vidal et Ingrid Bunel, toutes deux blessées. Il ne faut pas non plus oublier que Roche Vendée, l’actuel deuxième du classement s’est fait surprendre du côté du bois de Vincennes (73-70), pour ce qui reste à aujourd’hui, la seule victoire des jeunes espoirs du basket français. Cette équipe est particulière, car formée de près d’une quinzaine de jeunes filles au talent et au potentiel bien au-dessus de la moyenne. Si elles se trouvent dans cette structure ce n’est pas le fruit du hasard et elles espèrent toutes jouer un jour en LFB et défendre les couleurs de la grande équipe de France. Pratiquement toutes ont porté un maillot bleu frappé du coq, dans les diverses catégories de jeunes. Leur seul défaut, c’est le manque d’expérience, elles ont entre 17 et 18 ans, mais attention, car elles apprennent vite. Ce qui gêne leurs adversaires, c’est aussi la taille de ces demoiselles, leurs quatre intérieures culminent en moyenne à 1.94m, sachant que la plus petite mesure 1.88m et la plus grande 2.00m ! Il va donc falloir jouer vite et faire circuler le ballon le plus rapidement possible, pour les déstabiliser. 

Bien entendu, nous partons favoris puisque nous jouons à domicile et que nous l’avons emporté à Paris. Seulement, comme au match aller nous ne serons toujours pas au complet face à cette équipe, avec encore deux absences, celles de Julia Borde et d’Awa Gueye, même si cette dernière a repris doucement les entraînements cette semaine. Nos filles doivent démontrer le même état d’esprit que samedi dernier à Limoges et être présentes dans le combat. Par contre, il faudra gommer le passage à vide du deuxième quart-temps, que nous avons eu dans le Limousin. Dans tous les cas, nous devrions assister à une très belle rencontre, entre deux formations très joueuses !

Nos joueuses n'ont tiré que 7 lancers francs dans toute la partie, pourtant, à l'image de Mariame Dia, elles ont souvent attaqué le cercle. Seulement, Limoges défendait bien sans commettre de fautes (Photo Claude Jouanserre).

 

Après la défaite de ce samedi soir à Limoges, nous étions partagés entre la frustration et l’espoir. La frustration, car avec un peu plus de réussite et moins d’erreurs dans le deuxième quart-temps, la victoire était possible. De l’espoir, car avec une équipe diminuée par les absences de deux joueuses du cinq majeur  (Julia Borde et Awa Gueye), nous n’échouons qu’à deux points des Limougeaudes (68-66). Ces dernières occupent pourtant la quatrième place du classement et sont sur une belle dynamique depuis plusieurs journées. Que peut-on reprocher à nos joueuses ? Pas grand-chose, même si par moment elles ont manqué de lucidité, qui s’explique aussi par l’insuffisance de rotations. Quand on regarde les chiffres d’un peu plus près, on s’aperçoit que nous ne tirons que 7 lancers francs, contre 31 pour Limoges. Pourquoi un tel écart ? Avons-nous manqué d’agressivité à l’attaque du cercle ? Y a-t-il une autre explication ? Les supporters présents et ceux qui ont regardé le match à la télévision auront peut-être leur propre opinion ! Pourtant nous étions présents dans le combat, Aurélie Lopez l’a bien dit à la fin de la rencontre : « On a couru après le score, on revient, mais ce que je retiens c’est le combat de mes joueuses », annonçait-elle. De ce côté-là, il n’y a rien à reprocher aux 7 qui ont foulé le parquet, ni aux blessées qui n’ont pas manqué de les encourager depuis le banc, tout au long de la partie. Nous ne voulons pas en sortir une plutôt qu’une autre, mais quand Aurélie Lopez parle de combat, nous voudrions quand même mettre l’accent sur la performance d’une joueuse, synonyme du mot combat : Émilienne Vidal, même si nous savons que celle-ci ne sera pas d’accord. Elle termine la rencontre avec 16 points à 78% de réussite, 10 rebonds et 25 d’évaluation. Mais au-delà des chiffres, c’est son investissement et sa présence physique que nous voulons mettre en avant. Une image nous a marqué dans le dernier quart-temps, sur un temps mort elle revient sur le banc au bord de l’asphyxie, elle s’assoit et réclame aussitôt du sucre tant elle s’est donnée sans compter. Le visage est marqué, la sueur perle de son front à grosses gouttes, elle cherche son second souffle, elle est griffée de partout, elle a du sang sur son maillot, mais il est hors de question de quitter le combat. Après les consignes de notre coach, le gladiateur repart dans l’arène, au plus fort de la tempête un capitaine n’abandonne jamais son navire. Par son attitude, notre N°11 entraîne toutes ses partenaires, qui n’ont d’ailleurs pas besoin qu’on les pousse beaucoup pour se donner à fond.

                                                                     Notre destin toujours entre nos mains ! 

Il reste encore 8 journées de compétition, nous avons également 2 victoires d’avance sur Limoges, plus le point average particulier, qui équivaut à une victoire de plus en cas d’égalité. Les Limougeaudes doivent encore recevoir Calais, se rendre notamment à Roche Vendée, Chartres, Perpignan et Graffenstaden ! Bons voyages ! Mis à part Roche Vendée, nous avons déjà fait les déplacements chez les équipes du haut de tableau. Actuellement, il vaut mieux être à notre place, avec notre calendrier, sachant qu’en plus nous avons notre destin entre nos mains, ce qui n’est pas le cas de Limoges et de bien d’autres prétendants !  

Avec 10 rebonds, 16 points et 25 d'évaluation, Émilienne Vidal, qui prend ici le dessus sur Clarisse Berranger, a éclaboussé de son talent cette rencontre (Photo Claude Jouanserre).

 

Limoges : 68

21 paniers sur 68, dont 3 sur 13 à 3 pts, 23 LF sur 31, 51 rebonds, 10 passes, 16 ballons perdus, 13 fautes, 61 d’éval.

T. Mélois (3), C. Berranger, B. Pope (15), M. Sinico (cap 9), M. Devaux (19), M. Morel (2), C. Recoura (20). Entraîneur : M. Bezin.

EBPLO : 66

28 paniers sur 65, dont 5 sur 19 à 3 pts, 5 LF sur 7, 38 rebonds, 20 passes, 20 ballons perdus, 20 fautes, 76 d’éval.

L. Boykin (12), M. Brouca, M. Arfelis (11), B. Lieva (6), M. Dia (13), E. Vidal (cap 16), I. Bunel (6), M. Chrzanowski (2). Entraîneur : A. Lopez

À Limoges, salle municipale, 880 spectateurs.

Arbitres : S. Clochard et T. Talineau.

Les quarts-temps : 16-14, 21-9, 9-18, 22-25. 

 

Une de fois de plus, nos joueuses sont passées très près de la victoire samedi soir à Limoges. Sans un passage à vide en fin de première mi-temps, malgré les absences conjuguées de Julia Borde (déchirure abdominale) et d’Awa Gueye (luxation de l’épaule), la victoire était envisageable. C’est quand même rare de perdre un match en ayant une évaluation largement supérieure à son adversaire (76 pour nous, 61 pour Limoges !), c’est pourtant ce qui est arrivé. Un autre chiffre nous interpelle, mais pour d’autres raisons, c’est le nombre de lancers francs tirés (31 pour Limoges… 7 pour l’EBPLO !). À présent, les Limougeaudes méritent aussi leur victoire, car en dehors de tous ces chiffres, elles ont fait preuve de davantage de lucidité que nos joueuses dans les moments clés !

La partie débute sur les chapeaux de roues dans les deux camps, avec malgré tout un léger avantage pour l’EBPLO, grâce à l’adresse de Marion Arfelis, Ingrid Bunel et Émilienne Vidal (10-14, 7e). Malheureusement, cette embellie va s’arrêter avec beaucoup trop de maladresse aux tirs, des ballons bêtement perdus, mais surtout un gros manque de jeu collectif. Aurélie Lopez tente en vain de recadrer ses joueuses, sur les 13 dernières minutes de cette première mi-temps elles ont déconnecté. Limoges en profite pour enfoncer le clou, poussé par les 900 supporters chauds comme la braise. À la pause l’écart est déjà très conséquent en faveur des locales (37-23, 20e).

                                                                       L’EBPLO sonne la révolte !

Le passage par la case « vestiaires » et le doux son des cordes vocales de notre entraîneur, va faire un bien énorme à nos filles. Ce n’est plus la même équipe qui se présente sur le terrain. Sur ces 4 premières minutes, l’EBPLO passe un 9-0 aux locales (37-32, 24e). Mariame Dia, Émilienne Vidal, Marion Arfelis et Ingrid Bunel sont passées par là ! Pourtant, malgré un nouveau passage à vide en retombant dans ses travers (46-34, 26e), l’EBPLO repart à l’attaque avec le duo Mariame Dia-Émilienne Vidal à la conclusion des attaques (46-41, 30e). Tout va se jouer sur les dix dernières minutes, nos joueuses sont plombées de fautes, pourtant Mariame Dia par un 3 points rapproche ses partenaires (46-44, 31e), alors qu’Émilienne Vidal par un tir intérieur égalise dans un silence de cathédrale (48-48, 32e). Limoges ne va plus tenir que par des lancers francs, en profitant des nombreuses fautes sifflées sur nos joueuses (57-54, 35e). Lakevia Boykin rapproche un peu plus son équipe par un panier derrière l’arc de cercle (63-61, 39e). La tension est extrême, à 31 secondes du terme de cette partie, c’est Marion Arfelis qui se signale à 3 points (67-64), alors que sur l’attaque suivante de Limoges, Mariame Dia intercepte un ballon pour aller le déposer dans le cercle (67-66 et 14 secondes à jouer). Sur la remise en jeu l’EBPLO commet une faute sur Mélois, qui n’inscrit qu’un lancer sur deux (68-66 et 9 secondes à jouer). Malheureusement, le manque de rotation dans cette partie provoque également un manque de lucidité dans ce cours laps de temps, qui ne permet pas à nos joueuses de réussir le dernier tir.

 

 

Aurélie Lopez : « On a couru après le score, on revient, mais ce que je retiens c’est le combat de mes joueuses. Ce qui est frustrant, c’est qu’on termine avec 76 d’évaluation face à 61 pour Limoges et qu’on perd ce match ! J’ai des regrets, mais aujourd’hui encore nous ne sommes pas au complet, je suis en manque de rotations, il y a de la fatigue en fin de rencontre et donc cela se répercute par un manque de lucidité. Je veux surtout retenir le combat de mon équipe, car de la façon qu’on a joué en première mi-temps on pouvait en prendre 30, alors qu’on vient échouer à moins 2. On va continuer à travailler et samedi on va l’emporter devant le Centre Fédéral ! ».