Nos joueuses doivent être davantage concentrées sur les consignes d'Aurélie Lopez. Celle-ci ne veut pas demander à prendre la parole, mais indique plutôt un système de jeu à mettre en place (Photo Claude Jouanserre).

 

Après avoir joué le match aller de la deuxième journée de championnat ce samedi à Perpignan, nos filles vont recevoir les Catalanes samedi prochain pour le compte de la …quinzième journée ! Autant dire que beaucoup de choses seront encore fraîches dans les esprits et que nos joueuses aspirent à prendre leur revanche. Car pour les personnes présentes au gymnase Pons, en termes de fond de jeu, comme lors de la défaite à Léon Trégor il a deux semaines, il n’y a pas grand-chose à leur reprocher. Certes, Aurélie Lopez n’a pas trop apprécié l’entame de la rencontre, notamment sur le plan défensif, où notre coach a relevé certaines consignes qui n’ont pas été respectées. Mais dans l’ensemble, avec un peu plus d’adresse aux tirs, l’EBPLO pouvait peut-être ramener un résultat positif. Un autre indice, jusqu’au mois de décembre nous perdions moins de 10 ballons par match, sur les deux dernières rencontres, nous en « égarons » chaque fois …17 ! Une insuffisance de concentration peut aussi expliquer tous ces manques, avec quelques retards et une absence évidente de rythme en début de partie. La rentrée de Laurie Datchy du côté de Perpignan leur a aussi donné une rotation de talent supplémentaire, d’autant plus que nous sommes toujours privés de Vélia Bosch. Au niveau du rebond, les Catalanes nous ont dominé (43-31), ce qui est un peu normal avec 5 joueuses entre 1.85m et 1.92m ! Maintenant, Aurélie Lopez a quelques jours devant elle pour trouver la parade à toutes ces lacunes, afin de repartir du bon pied.  

Malgré toute leur détermination comme ici à l'image de Lakevia Boykin, nos joueuses se sont inclinées à Perpignan (Photo Claude Jouanserre).

 

Perpignan : 66

25 paniers sur 53, dont 3 sur 10 à 3 points, 13 LF sur 19, 43 rebonds, 16 passes, 21 ballons perdus, 13 fautes, 81 d’éval.

F. Constant (6), F. Dieng (13), L. Datchy (6), M. Okou-Zouzouo (7), M-F. Ayissi (6), P. Lo (cap 7), E. Bertal (21). Entraîneur : F. Gomez.

EBPLO : 55

23 paniers sur 64, dont 4 sur 21 à 3 pts, 5 LF sur 9, 31 rebonds, 12 passes, 17 ballons perdus, 18 fautes, 42 d’éval.

J. Borde (5), L. Boykin (7), A. Gueye (8), M. Brouca, M. Arfelis (7), M. Dia (14), E. Vidal (cap), I. Bunel (14), M. Chrzanowski. Entraîneur : A. Lopez.

À Perpignan, gymnase Pons, 403 spectateurs.

Arbitres : H. El Ouardouni et K. Martinez.

Les quarts-temps : 17-11, 15-18, 15-13, 19-13.

Pour EBPLO, 1 faute technique : A. Gueye (38e), 2 joueuses sorties pour 5 fautes : I. Bunel (38e) et A. Gueye (40e).

 

Pour ce difficile déplacement en terres catalanes, nos filles sont toujours privées de Vélia Bosch qui n’a pas encore eu le feu vert médical, par contre Perpignan enregistre la rentrée de Laurie Datchy, autorisée à jouer par la commission de contrôle de gestion de la FFBB !

Le début de la partie est entièrement pour les locales (5-0, 1e), tandis que nos joueuses commencent à se montrer maladroites aux tirs, alors que leurs actions sont de qualité. Perpignan est euphorique, seule Ingrid Bunel arrive à marquer un panier dans ce début catastrophique en terme de scoring (12-2, 6e). Des tirs extérieurs sont pris, le ballon n’arrive pas à l’intérieur comme le demande Aurélie Lopez. Cet écart, face à une formation aussi expérimentée, technique et athlétique comme Perpignan, est déjà un lourd handicap. Pourtant, à force de courage et malgré un immense déficit de taille, nos filles vont grignoter leur retard. Avec Mariame Dia enfin servie dessous, deux tirs primés consécutifs de Marion Arfelis et Mariame Dia, voilà l’EBPLO revenu dans cette partie (19-17, 12e). Jusqu’à la fin de cette première mi-temps l’écart ne va pratiquement plus bouger. On assiste à de belles combinaisons béarnaises, mais la maladresse aux tirs ne les concrétise pas au tableau d’affichage. De ce fait, ce sont les Perpignanaises qui virent en tête au repos (32-29, 20e).

 

Au retour sur le parquet, c’est le même scénario, jusqu’au moment où par un panier à 3 points avec la planche, Julia Borde égalise (38-38, 25e). L’EBPLO va même passer devant sur une pénétration d’Ingrid Bunel, encore au four et au moulin (38-40, 26e). Malheureusement, ce sera la seule et dernière fois que nos filles vont mener dans cette partie. Avec encore beaucoup trop de maladresse et une bataille perdue aux rebonds, elles sont obligées de lâcher du lest au moment d’entamer les dix dernières minutes (47-42, 30e). Les attaques sont bien construites, mais la finition n’y est pas (53-44, 33e). Alors qu’on pense qu’elles vont craquer mentalement, c’est Awa Gueye qui sonne la révolte avec une pénétration autoritaire, suivie de deux autres paniers de Mariame Dia et d’Ingrid Bunel (53-50, 35e). Ce sera le dernier rapproché de nos filles, cette satanée maladresse et quelques coups de sifflets « oubliés » sous les panneaux de Perpignan, laissent s’envoler un espoir de retour.  

Après avoir croisé la route de Géraldine Bertal la semaine dernière à Charnay, ce samedi Mariame Dia trouvera face à elle sa "petite" soeur, Élodie (Photo Claude Jouanserre).

 

Après avoir disputé le premier match retour samedi dernier à Charnay-lès-Mâcon (victoire 60-62), notre équipe de Ligue 2 jouera le deuxième match aller ce samedi à 20H00 à Perpignan. Après toutes les péripéties autour du club catalan, ce dernier s’est vu autorisé de repartir et de rattraper une grande partie de ses rencontres depuis le début de ce mois de janvier. À raison de deux matches par semaine, les Perpignanaises viennent de trouver leur rythme de croisière en enchaînant les succès. En ne tournant pratiquement qu’avec 6 joueuses, mais 6 filles du niveau de la LFB, l’entraîneur François Gomez a trouvé la bonne alchimie. Marie-Frédérique Ayissi (28 ans, 1.82m, 8.5 pts, 7.3 rebonds), Élodie Bertal (30 ans, 1.90m, 17 pts, 9.3 rebonds), Fabienne Constant (28 ans, 1.88m, 6.0 pts, 8.0 rebonds), Fatou Dieng (31 ans, 1.67m, 10.7 pts, 6.7 passes), Pauline Lo (27 ans, 1.92m, 13 pts, 5.7 rebonds, 2.7 passes) et Margaux Okou-Zouzouo (22 ans, 1.85m, 9.7 pts, 3.3 rebonds), sont actuellement un véritable rouleau compresseur. Mardi dernier, c’est tout bonnement Roche Vendée, qui est venu s’incliner au gymnase Pons (62-53). C’est donc un match très compliqué qui attend les joueuses d’Aurélie Lopez ce samedi : Oh ! Que oui se sera compliqué ! », nous confirme notre coach en poursuivant : «Perpignan enchaine les victoires depuis 15 jours, c’est une équipe qui a un gros volume défensif de part le physique de chaque joueuse et il faudra donc être intelligentes face à leur défense. Offensivement, il ne faudra pas leur laisser de tirs ouverts, qui leurs donneraient encore plus de confiance. L’entame du match sera très, très importante, et il ne faudra pas la rater comme lors de nos deux dernières sorties, car là-bas, il sera très difficile de revenir », analyse notre entraîneur.

 

Pour le déplacement le plus court de la saison, notre meneuse Vélia Bosch est encore incertaine. Le reste du groupe s’est bien entraîné et se trouve motivé pour tenter d’aller faire un « coup », en pays Catalan !

En fin de rencontre, la puissance et la technique d'Anna Porterie Agueb ont pesé sur la défense de Feytiat (Photo Claude Jouanserre).

 

Feytiat : 55

U17 : 70

A. Porterie Agueb (20), Mar. Liparo (12), Mai. Liparo (cap. 12), M. Durand (8), M. Peigneguy (7), M. Gizard (4), C. Liegeois (4), M. Poustis (3). Entraîneur : C. Deplanque.

 

Après avoir bien entamé cette seconde phase du championnat de France de deuxième division en battant Talence la semaine précédente, nos U17 se déplaçaient à Feytiat (banlieue de Limoges).

Le début du premier quart-temps sera fait de maladresse de la part des deux équipes, mais c'est Feytiat qui prend les devants (8-2). Un panier à 3 points de Marion Gizard va relancer les Béarnaises. Seulement, par des contres attaques bien abouties, Feytiat prend le large (16-8), alors que la maladresse Mourenxoise se poursuit. À la suite d’un temps mort demandé par notre coach, Marine Peigneguy, Mainddhy Liparo et Mélanie Durand inscrivent de précieux paniers, tout comme Marion Gizard, Marie Poustis et Claire Liegeois sur la ligne des lancers-francs (16-14, 10e). Malheureusement, l'E.B.P.L.O perd Mélanie Durand (entorse de la cheville), tandis que Marion Gizard compte 3 fautes à son actif. Au début du deuxième quart-temps, c'est Maryka Liparo et Anna Porterie Agueb, très discrètes jusque là, qui vont inscrirent à elles deux, 13 des 18 points Mourenxois dans ces dix minutes. Celles-ci sont un véritable chassé-croisé entre les deux équipes, mais c'est sur un panier inscrit derrière l’arc de cercle par Marine Peigneguy, que notre équipe vire en tête à la mi-temps (27-32, 20e).

Malheureusement, avec Marion Gizard et Anna Porterie Agueb à 3 fautes et Mélanie Durand blessée, cela se complique, sachant que notre équipe joue à huit filles. Au retour des vestiaires, l'avantage de taille et physique de notre groupe va peser dans la partie, en provoquant de nombreuses fautes et en se retrouvant souvent sur la ligne des lancers-francs, notamment par l'intermédiaire de Mainddhy Liparo. À noter également l'immense courage de Mélanie Durand, qui revient en jeu  en serrant les dents, ainsi que la bonne maîtrise à la mène de Marine Peigneguy et Claire Liegeois, qui font jouer leur équipe à merveille. À l’entame des dix dernières minutes, l'E.B.P.L.O est toujours en tête (45-55, 30e). Le jeu reprend, mais un incident va survenir avec la blessure d’une joueuse de Feytiat sur un rebond offensif. Elle va rester immobilisée sous le cercle pendant plus d'une demi-heure, en attendant l’arrivée des secours. Durant ce temps les deux équipes vont faire preuve d'une grande sportivité en s'échauffant sur le même panier et en s'encourageant mutuellement, ce qui dégage une très belle image de sportivité. C'est alors qu'un nouveau match redémarre avec 7.12mn à jouer, ce qui rend Cédric Deplanque inquiet, car il ne sait pas dans quelle disposition notre équipe va l'aborder après cette longue coupure. Cette inquiétude va s'avérer justifiée, Feytiat inscrit 6 points consécutifs pour revenir à six longueurs de nos filles, avec encore cinq longues minutes à jouer. Mais une nouvelle fois Maryka Liparo et Anna Porterie Agueb, vont faire parler leur puissance physique, et c’est sur un dernier panier à 3 points d’Anna Porterie Agueb et une contre-attaque de Marie Poustis, que l'E.B.P.L.O l'emporte avec brio.

  

Cédric Deplanque : « Je suis très satisfait du match des filles, elles ont su rester sur le rythme du match face à Talence, en défendant avec de l’agressivité et en appliquant les consignes en attaque. J'étais très inquiet pendant l'arrêt de jeu, mais les filles sont restées concentrées pour terminer le match sérieusement. Je les félicite toutes, mais il faut souligner le courage de Mélanie Durand qui a joué en serrant les dents, en espérant que sa blessure ne soit pas trop grave. Nous ne jouons pas ce week-end, il faut continuer à bien travailler à l'entraînement pour rester dans le rythme, car la réception du Lardin dans quinze jours sera très importante pour espérer se qualifier ».

 

 

Les sorties du banc de Martha Chrzanowski (de dos) et d'Émilienne Vidal, ont apporté un plus à leurs partenaires (Photo Claude Jouanserre).

 

Le Basket est un sport parfois bizarre ! Samedi dernier, nos joueuses de Ligue 2 l’ont emporté à Charnay (60-62), après un match, dans l’ensemble, très moyen de leur part. Les locales se seraient imposées, il n’y aurait pas eu à crier au scandale, puisqu’elles ont été devant au score durant 31.16mn. Par contre, le samedi précédent à Pleyber Christ contre Léon Trégor, nos filles se sont inclinées (74-70), alors qu’elles avaient présenté un bien meilleur jeu que samedi soir en Bourgogne. C’est ainsi et c’est bien ce qui fait la beauté et l’incertitude du sport en général. Justement, toujours samedi dernier, Roche Vendée a subi une invraisemblable défaite à Paris devant le Centre Fédéral (73-70), dont c’est la première victoire de la saison pour les jeunes pensionnaires du bois de Vincennes ! Cela arrange bien nos affaires, puisqu’à cause de ce faux pas des Vendéennes, nous revenons à la deuxième place du classement devant elles, en leur passant devant grâce au goal-average. Certes, il est possible que cette deuxième place nous soit ravie très vite, mais moralement elle fait du bien. D’ailleurs, c’est en apprenant la nouvelle à la mi-temps de leur match, que nos joueuses ont réalisé un second acte différent du premier. Il faut aussi préciser que dans les vestiaires, Aurélie Lopez s’est chargée de remettre les idées en place et a expliqué, à sa façon, comment il fallait aborder la suite de la rencontre ! Apparemment, le discours a été bien compris, puisque nous avons eu 20 minutes dignes du standing de notre équipe. À partir d’une défense enfin retrouvée, tout s’est enchaîné assez rapidement. Il le fallait, car en première période c’est Ingrid Bunel qui a porté ses partenaires à bout de bras, avec déjà 11 points à son actif. Les sorties du banc d’Émilienne Vidal et de Martha Chrzanowski ont également apporté de l’aide à notre meneuse, malgré leur peu de temps de jeu sur ces 20 premières minutes. Ces deux joueuses vont d’ailleurs réaliser une très bonne seconde mi-temps, notre capitaine sautant sur tout ce qui bougeait et gobant la bagatelle de 8 rebonds et en provoquant 3 fautes en seulement 13 minutes. Son retour à la compétition après de longues semaines d’absences fait un bien énorme à l’équipe et apporte cette « grinta » qu’il manquait parfois. Quant à Martha Chrzanowski, outre sa présence physique, elle va inscrire 5 points à des moments cruciaux. On appelle cela la complémentarité d’un groupe, c’est important, surtout lorsqu’il manque une joueuse qui est blessée, comme c’est le cas en ce moment avec Vélia Bosch.   

 

 

Dans les moments difficiles de la partie, nos joueuses ont pu compter sur la présence d'Ingrid Bunel, qui se joue ici de Dasa Rajecka (N°12) et de Laure Belleville (Photo Claude Jouanserre).

 

Charnay : 60

25 paniers sur 68, dont 3 sur 19 à 3 pts, 7 LF sur 14, 41 rebonds, 11 passes, 16 ballons perdus, 23 fautes, 47 d’éval.

L. Aulnette (5), L. Belleville (cap 11), J. Legoupil (13), M. Joret (3), E. Laurent (3), D. Rajecka (8), G. Bertal (4), A. Diallo (11), M. Lety (2). Entraîneur : B. Kheder.

EBPLO : 62

25 paniers sur 64, dont 4 sur 13 à 3 pts, 8 LF sur 12, 46 rebonds, 11 passes, 17 ballons perdus, 16 fautes, 59 d’éval.

J. Borde (4), L. Boykin (10), A. Gueye (10), M. Brouca, M. Arfelis (4), M. Dia (8), E. Vidal (cap 4), I. Bunel (17), M. Chrzanowski (5). Entraîneur: A. Lopez

À Charnay-Lès-Mâcon, COSEC  de la Coupée, 400 spectateurs.

Arbitres: V. Hongrois et R. Denave.

Les quarts-temps: 17-8, 17-19, 13-19, 13-16.

 

Pour ce lointain déplacement en Bourgogne, nos joueuses encore privées de Vélia Bosch (blessée à la cuisse), reviennent avec la victoire, mais aussi accèdent à la deuxième place du classement après la défaite surprise de Roche Vendée au Centre Fédéral (73-70).

Pourtant l’entame est entièrement en faveur des locales, surmotivées après leur revers du mardi précédent à domicile, face à Perpignan (46-54). Un manque de rythme évident de nos filles des deux côtés du terrain n’arrange pas leurs affaires, d’autant plus que la maladresse aux tirs et aux passes est présente (11-2, 4e). Heureusement, Ingrid Bunel est au four et au moulin pour colmater les brèches et éviter un trop gros éclat (17-8, 10e). La rentrée d’Émilienne Vidal va apporter une énergie supplémentaire, tant en attaque qu’en défense. Malheureusement, sa fougue et sa détermination vont rapidement la sanctionner de 3 fautes personnelles (22-16, 15e). Notre capitaine sur la touche, c’est Ingrid Bunel qui va reprendre ses responsabilités, d’autant plus que c’est au tour de Mariame Dia d’écoper de 3 fautes. Notre meneuse continue à prendre ses responsabilités, alors que Lakevia Boykin inscrit un panier à 3 points au moment de rentrer aux vestiaires, pour éviter un break trop conséquent (34-27, 20e).

 

Au retour sur le plancher et après un « gros coup de gueule » d’Aurélie Lopez, mais surtout informées de la défaite de Roche Vendée, nos joueuses semblent avoir d’autres dispositions. Défensivement cela va beaucoup mieux, en attaque le ballon circule bien et vite, cela se traduit au tableau d’affichage avec encore Ingrid Bunel à la conclusion (36-32, 23e). C’est à Julia Borde que revient l’honneur d’égaliser par deux lancers francs (44-44, 28e), alors que c’est Marion Arfelis par un panier intérieur, qui donne l’avantage à ses partenaires pour la première fois de la partie (47-48, 31e). L’EBPLO tient bien son match en main et ne va plus rien lâcher. Ingrid Bunel est toujours à la pointe du combat, bien relayée par Awa Gueye auteur d’un panier à 3 points avec la planche qui fait du bien en fin de possession des 24 secondes (51-57, 35e). Mariame Dia, Marion Arfelis et encore notre meneuse, inscrivent de précieux points. Charnay prend tous les risques, grignote du terrain, mais le moral et le physique sont atteints malgré un ultime tir à 3 points de Legoupil au buzzer final, pour empêcher notre équipe d’engranger un précieux succès à l’extérieur.

Pour lire l'article du site de Charnay, vous cliquez ici.  

Si l'absence de Vélia Bosch se confirme, la polyvalente Julia Borde se verra positionner à la mène comme samedi dernier face à Léon Trégor (Photo Claude Jouanserre).

 

Après un petit tour en Bretagne, du côté de Pleyber Christ le week-end dernier, notre équipe de Ligue 2 se rend à Charnay-Lès-Mâcon en Bourgogne ce samedi. Ce sera également le premier match retour de la compétition, qui avait vu nos filles s’imposer difficilement lors du match aller en Béarn (66-64). D’ailleurs, à la vue de cette rencontre, nous étions nombreux à penser que les Bourguignonnes seraient en haut du tableau à la fin de la phase aller (4 victoires, 9 défaites). Ce n’est pas le cas, puisque ces dernières n’occupent que la huitième place du classement avec un match de plus que certaines équipes (4 victoires, 9 défaites). Ce match supplémentaire, elles l’ont disputé mardi dernier en accueillant Perpignan. Celui-ci a d’ailleurs laissé des traces dans les rangs charnaysiens, car outre la défaite, leur excellente meneuse Charlotte Ducos, ne l’a pas terminée, victime d’une vilaine blessure au genou (rupture du ligament croisé antérieur et entorse du ligament latéral externe), autrement dit elle a sa saison terminée (cliquer ici) ! Mais malheureusement pour les ses partenaires, elle n’est pas la seule touchée dans cette partie, Awa Diallo (21 ans, 1.88m, 7.6 pts, 3.4 rebonds) souffre de sa cheville gauche et Laure Belleville (26 ans, 1.76m, 8.6 pts, 4.4 rebonds) a mal à son épaule gauche (cliquer ici). Malgré cette hécatombe, Charnay possède un groupe de qualité et capable de mettre à mal n’importe quelle équipe. Avec des joueuses de la trempe de Géraldine Bertal (34 ans, 1.90m, 7.2 pts, 4.2 rebonds), Julie Legoupil (29 ans, 1.78m, 11.8 pts, 3.8 rebonds), Dasa Rajecka (26 ans, 1.86m, 8.0 pts, 4.6 rebonds), Laury Aulnette (21 ans, 1.83m, 4.1 pts, 2.3 rebonds) et la jeune et talentueuse meneuse Margot Joret (20 ans, 1.69m, 6.0 pts), qui va devoir diriger cette belle mécanique, qui devrait quand même pouvoir compter sur Diallo et Belleville. Après leur défaite de mardi dernier et la grave blessure de leur capitaine, les Charnaysiennes vont rentrer dans cette partie le couteau entre les dents.

 

Du côté de l’EBPLO c’est Vélia Bosch qui devrait ne pas pouvoir encore tenir sa place, alors qu’Émilienne Vidal reprend tout doucement la compétition. Pour espérer ramener un résultat positif de Bourgogne, nos filles doivent réaliser la même prestation que face à Léon Trégor samedi dernier, en espérant un brin de réussite supplémentaire aux tirs. Julia Borde devrait assurer l’intérim de seconde meneuse, tâche dont elle se sort très bien en l’occurrence ! 

 

 

Le retour sur les terrains de notre capitaine Émilienne Vidal est une bonne nouvelle pour le groupe et c'est un joker de luxe pour Aurélie Lopez (Photo Claude Jouanserre).

 

Avant de partir à Pleyber Christ pour rencontrer Léon Trégor, nous savions que ce serait le déplacement le plus compliqué en termes de logistique, pour notre club. Pour ceux qui n’aiment pas la géographie, Pleyber Christ est une charmante commune du Finistère, en Bretagne, située exactement entre Morlaix et Brest. Le plus difficile dans l’histoire, c’est de s’y rendre ! Pour cela et par souci d’économie financière, notre délégation est partie samedi matin à 6H00 de Mourenx, en voitures jusqu’à Toulouse pour prendre un avion en direction de Rennes. De là, nous devions louer un minibus et une voiture pour nous rendre à Landerneau, camp de base du groupe et situé à environ 35 minutes de la salle de Pleyber Christ. Malheureusement, comme nous l’avons déjà écrit sur le compte-rendu du match, à cause des conditions météorologiques, notre délégation s’est retrouvée à Nantes. Au lieu d’arriver à l’hôtel vers 13H00 pour le déjeuner, c’est à 15H30 qu’elle a déposé ses valises. Cela veut dire que nos joueuses en avaient « plein les pattes » de voyager et elles n’ont pas eu le temps de bien récupérer avant la rencontre. Cela explique aussi cette grande maladresse, avec des tirs ouverts mais qui ne rentraient pas, ou des « lay-up » faciles manqués. Car avec un brin de réussite aux shoots, nous pensons que la victoire aurait changé de camp. Il ne faut pas que cette défaite impacte sur le moral du groupe, car sur le fond il n’y a pas grand-chose à leur reprocher. Elles se sont battues, elles ont appliqué les consignes, mais parfois la finition n’y était pas par manque de lucidité et à cause des jambes lourdes. Dans les vestiaires, Aurélie Lopez a pris la parole, non pas pour parler tactique ou technique, mais plutôt pour remonter le moral : « Vous pourrez sortir la tête haute ! », autrement dit, ce soir vous n’avez pas gagné, mais vous avez fait le maximum avec des circonstances atténuantes. Un autre point positif est en mettre en avant, c’est le retour d’Émilienne Vidal après de longues semaines d’absences. Certes, notre capitaine n’a pas encore retrouvé le rythme, mais l’envie est bien présente, ce qui ne surprend pas tous ceux qui connaissent son état d’esprit. Elle ne sera pas de trop en attendant de connaître la durée d’indisponibilité de Vélia Bosch, même si les deux joueuses n’évoluent pas au même poste.    

Avec 17 points et 22 d'évaluation, Awa Gueye s'est montrée très présente des deux côtés du terrain (Photo Claude Jouanserre).

 

Léon Trégor : 74

24 paniers sur 63, dont 8 sur 23 à 3 pts, 18 LF sur 23, 41 rebonds, 14 passes, 18 ballons perdus, 16 fautes, 70 d’éval.

A. Kernevez (cap 8), W. Miguel (4), M. Butard (7), Y. Shayok (8), A. Pochet (18), A. Gresnerova (25), L. Matanga (4). Entraîneur : F. Simon.

 

EBPLO : 70

27 paniers sur 73, dont 4 sur 24 à 3 pts, 12 LF sur 16, 39 rebonds, 11 passes, 9 ballons perdus, 17 fautes, 64 d’éval.

J. Borde (9), L. Boykin (12), A. Gueye (17), M. Brouca, M. Arfelis (4), M. Dia (17), E. Vidal (cap 2), I. Bunel (14), M. Chrzanowski. Entraîneur : A. Lopez.

À Pleyber Christ, salle J. Coulon, 422 spectateurs.

Arbitres : R. Marseault et M. Thierry.

Les quarts-temps : 22-20, 20-13, 18-22, 14-15.

Pour EBPLO, 1 joueuse sortie pour 5 fautes : I. Bunel (40e).

 

Pour ce long déplacement en Bretagne, Aurélie Lopez était toute heureuse de pouvoir récupérer Emilienne Vidal, éloignée des terrains sur blessure, depuis le 2 novembre dernier. Malheureusement, la bonne nouvelle du retour de notre capitaine était ternie par la blessure à la cuisse de Vélia Bosch, qui doit déclarer forfait pour cette rencontre face à Léon Trégor et sûrement pour quelques autres ! Elle n’est pas la seule blessée, Julia Borde souffre également du pied, mais notre N°4 a tenu à jouer cette rencontre en serrant les dents !

 

Pour ne rien arranger, quand notre délégation est partie samedi matin à 6H00 de Mourenx en direction de l’aéroport de Toulouse, afin de rejoindre Rennes et de poursuivre la route vers Pleyber Christ en minibus de locations, lieu où se déroulait la rencontre, elle était loin de se douter de ce qui l’attendait. Au moment d’atterrir à Rennes, un brouillard épais empêchait l’avion de se poser. Après une première tentative et ensuite un survol de près de 30mn au-dessus de la ville en espérant que le brouillard se lève, l’équipage prenait la décision de se dérouter vers … Nantes ! De là, notre délégation s’est débrouillée pour trouver des véhicules de location pour les amener à Landerneau, leur camp de base. C’est à 15H30 que le groupe a enfin atteint son but, pour jouer à 20H00… à 40 kilomètres de là !

 

Pourtant et malgré toutes ces péripéties, il n’a pas manqué grand-chose pour revenir avec la victoire. « Elles peuvent sortir la tête haute », disait à l’issue des 40 mn, une Aurélie Lopez fière de ses joueuses. Avec un peu plus d’adresse aux tirs extérieurs en première mi-temps, mais aussi un peu plus de concentration des deux côtés du terrain, c’était tout à fait envisageable. Ce sont les locales qui rentrent le plus rapidement dans cette partie (0-4, 1e), mais très vite Ingrid Bunel va mettre ses partenaires dans le sens de la marche par deux paniers consécutifs. Elle est imitée par Lakevia Boykin en contre-attaque et par deux paniers à 3 points consécutifs de Mariame Dia et d’Awa Gueye (8-12, 5e). Au même moment, Ingrid Bunel commet sa deuxième faute, ce qui oblige notre entraîneur à la sortir et à mettre Julia Borde à la mène. Le LTB va profiter d’un petit instant de flottement pour revenir, mais très vite c’est un chassé-croisé qui s’installe entre les deux équipes, avec une Awa Gueye impériale des deux côtés (26-26, 14e). Léon Trégor va prendre un léger avantage (31-26, 15e), quand survient un léger incident de parcours : le filet où marquent les locales s’est déchiré. Le temps qu’on le remplace, le match est arrêté plus de cinq minutes. Alors que les Bretonnes étaient sur une bonne dynamique, on pense que cet incident de jeu devrait nous avantager. C’est tout le contraire qui se passe, puisqu’à un peu plus d’une minute de la fin de ce premier acte, nous comptons dix points de retard (38-28, 19e). Il faut 5 points consécutifs de Mariame Dia, pour éviter un trop gros écart au moment de rentrer aux vestiaires (42-33, 20e).

 

                                                                       Au pied de l’exploit !

 

Dès la reprise, Awa Gueye marque de nouveau son territoire, bien secondée par Ingrid Bunel (42-37, 21e). La défense est bien en place, mais en attaque la réussite est encore absente sur des tirs longue distance (50-44, 25e). On assiste à de belles séquences collectives de la part de nos joueuses, mais la finition laisse parfois à désirer (60-55, 30e). L’EBPLO est toujours dans la course et encore davantage quand Ingrid Bunel marque un panier en déséquilibre (60-57, 32e). Par contre, notre meneuse doit de nouveau sortir, victime de sa fougue et sanctionnée par les arbitres d’une quatrième faute. Pourtant, Julia Borde qui lui succède ramène son équipe à 1 point, grâce à deux lancers-francs (62-61, 34e). Léon Trégor refait un mini break (66-61, 35e), mais Lakevia Boykin fait lever son banc avec une réussite derrière l’arc de cercle (66-65, 36e). Les locales doutent, Ingrid Bunel revenue sur le parquet égalise avec un lancer-franc (66-66, 37e). La tension est palpable, on sent que le LTB se pose des questions, surtout quand Julia Borde envoie une « bombe » à plus de 8 mètres (69-70, 38e). Malheureusement pour nous, ce seront les derniers points de cette soirée pour notre équipe, la maladresse et les mauvais choix viennent nous sanctionner, alors que du côté des Bretonnes on s’en remet à l’expérience de Pochet, pour assurer la victoire sur la ligne des lancers-francs.         

 

 

Au printemps dernier, Ingrid Bunel a souvent pris de vitesse Marie Butard (N°8). Souhaitons qu'il en soit de même ce samedi (Photo EBPLO).

 

Après trois semaines sans compétition, nos joueuses de Ligue 2 se déplacent ce samedi à Pleybert Christ, pour y rencontrer le Léon Trégor Basket 29. Après un début de saison hésitant avec quatre défaites sur les cinq premiers matches, les Bretonnes ont renversé la vapeur, puisque depuis la sixième journée elles comptent cinq victoires sur six rencontres. Leur seule défaite de cette seconde partie de la phase aller se situe à Roche Vendée (67-57). Le coach, Franck Simon s’appuie essentiellement sur 7 joueuses, mais sur 7 filles de talent et dont certaines possèdent une grande expérience malgré leur jeune âge. Sur les postes extérieurs on trouve à la mène Aude Kernevez (24 ans, 1.63m, 5.6 pts, 3.9 passes, 2.7 rebonds) et sur le poste d’arrière, la très jeune, mais très prometteuse Leslie Matanga (18 ans, 1.66m, 4.1 pts, 2.8 rebonds). Sur les ailes l’entraîneur Trégorien peut compter sur trois valeurs sûres, la Slovaque Adriana Gresnerova (27 ans, 1.80m, 13.6 pts, 3.8 rebonds), la « flèche » Marie Butard (27 ans, 1.72m, 15.1 pts, 4.2 rebonds, 4.5 passes et 16.3 d’évaluation) et l’expérimentée Amélie Pochet, passée en LFB par Basket Landes et Villeneuve d’Ascq notamment (29 ans, 1.80m, 17.6 pts, 7.7 rebonds, 17.4 d’évaluation). À l’intérieur la Canadienne Yar Shayok fait le métier (23 ans, 1.85m, 13.3 pts, 11 rebonds, 16.9 d’évaluation), avec encore une jeune Française bourrée de talent, Whitney Miguel (22 ans, 1.85m, 10.4 pts, 6.1 rebonds). Comme on peut le lire sur les fiches de statistiques, c’est une formation qui peut tenir la route.

En ce qui concerne l’EBPLO, la reprise des entraînements s’est bien déroulée, avec un travail physique un peu plus poussé que d’habitude, mais aussi avec des temps de récupération. Émilienne Vidal a repris doucement avec le groupe, il va maintenant lui falloir de la patience pour retrouver son véritable niveau. Commencer cette nouvelle année par un déplacement aussi délicat, n’est pas une chose facile, Aurélie Lopez en est bien consciente : « Nous nous attendons à un match difficile, face à une équipe qui est sur une bonne dynamique depuis l’arrivée d’Amélie Pochet. C’est une formation qui cherche à jouer vite, toujours agressive vers le cercle. Il faudra être prêtes défensivement pour ne pas leur laisser trop d’espace, mais aussi offensivement. Il faudra être intelligentes face aux défenses combinées proposées par cette équipe », conclut-elle.