Avec sa compère Mariame Dia, Awa Gueye (ici devant Cora Duval), a réalisé samedi dernier un match d'anthologie (Photo Claude Jouanserre).

 

De mémoire de vieux supporter, il y a bien longtemps que nous n’avions pas vu un match de Basket d’une telle intensité, réalisé par nos joueuses. Le vieux gymnase municipal de Mourenx en a vu passer des joueuses et des équipes, mais jamais nous n’avions assisté à une rencontre d’une telle dimension technique et tactique. Nous avons assisté à de grandes parties face à Perpignan, Angers, Nice et d’autres formations moins huppées, mais jamais une de nos différentes équipes n’avait produit un tel spectacle. Il n’y a jamais eu de passage à vide, même lorsque les Vendéennes prennent la direction des opérations (0-6, 3e). Car si à ce moment-là nous n’inscrivons pas de points, les intentions y sont ! Vouloir sortir une joueuse plutôt qu’une autre ne serait pas logique, même si le tempo a été donné par nos deux franco-sénégalaises, Mariame Dia et Awa Gueye. Les rotations d’Aurélie Lopez n’ont jamais altéré le rythme de cette partie, elles ont répondu présentes le jour J, à l’heure H ! Cette rencontre doit rester gravée dans leurs esprits, elles doivent s’en souvenir dans les moments difficiles. Car en face ce n’était pas le Centre Fédéral, c’était ni plus ni moins que le leader invaincu du championnat (8 matches, 8 victoires), qui venait en Béarn pour le rester. Malheureusement pour les joueuses de Roche Vendée, face à elles c’est un groupe uni et revanchard qui les attendait. Ce qui est aussi remarquable, c’est que nos filles leur ont passé 80 points, alors qu’avant de venir en Béarn elles n’en encaissaient que 57 de moyenne ! Leurs deux joueuses majeures, l’intérieure Aminata Diop (1.96m) et la virevoltante arrière Johanna Tayeau (1.74), ont été mises sous l’éteignoir, même si elles arrivent à scorer 23 points à toutes les deux, bien loin quand même de leurs standards habituels. Il leur reste maintenant à reproduire pareille prestation à chaque sortie et à ce moment-là le Final Four pourra être envisageable…    

         

Avec 11 rebonds, 21 points à 88% de réussite et 36 d'évaluation, Mariame Dia a fait un match complet (Photo Claude Jouanserre).

 

EBPLO : 80

31 paniers sur 62, dont 7 sur 16 à 3 pts, 11 LF sur 13, 33 rebonds, 19 passes, 11 ballons perdus, 14 fautes, 92 d’éval.

J. Borde (12), L. Boykin (11), A. Gueye (23), M. Brouca, M. Arfelis, V. Bosch (cap 3), M. Dia (21), I. Bunel (8), M. Chrzanowski (2). Entraîneur: A. Lopez.

Roche Vendée: 62

26 paniers sur 54, dont 2 sur 11 à 3 pts, 8 LF sur 14, 29 rebonds, 15 passes, 13 ballons perdus, 14 fautes, 63 d’éval.

S. Bouzenna (2), B. Mukoko (6), S. Ouerghi (cap 14), L. Fournier (10), C. Duval (5), G. Kubatova (2), J. Tayeau (15), A. Diop (8). Entraîneur : M. Body.

À Mourenx, gymnase municipal, 300 spectateurs environ.

Arbitres : P. Dufau et J. Cazenave.

Les quarts-temps : 24-18, 17-14, 22-18, 17-12.

Toujours handicapées par l'absence de leur capitaine Émilienne Vidal, nos joueuses avaient une petite idée derrière la tête, en recevant Roche Vendée, le leader invaincu de la compétition avec 8 victoires en autant de rencontres. Ce samedi soir, l’un des favoris pour l’accession en LFB a trébuché en Béarn, mais surtout a été dominé dans tous les domaines.

Pourtant l’entame de cette partie est à leur faveur (0-6, 2e), profitant d’une certaine fébrilité de nos joueuses, qui n’arrivent pas à concrétiser au score leurs bonnes intentions. Comme un signe, ce sont Mariame Dia et Awa Gueye qui sonnent la révolte, alors que Lakevia Boykin permet à ses partenaires de passer devant assez rapidement, pour éviter que le doute ne s’installe dans les esprits (9-8, 5e). Ensuite, ce sont nos deux franco-sénégalaises qui vont profiter du bon jeu collectif pour conclure quelques belles actions. Le jeu est fluide, la défense est présente, l’EBPLO est en train de dérouler un basket en tout point remarquable. On assiste à une belle combinaison entre Julia Borde, Awa Gueye et Mariame Dia, pour un premier mini-break (26-18, 11e). En face, le danger N°1, Aminata Diop est muselée par notre duo d’enfer. C’est alors Bouzenna qui tient la baraque Vendéenne par deux paniers consécutifs, alors qu’il faut attendre jusqu’à la 17e minute, pour voir enfin Diop se démarquer et inscrire son premier panier de la partie. Elle va en marquer deux autres, mais ils ne seront pas suffisants, car à l’EBPLO Julia Borde commence à pointer son nez et Ingrid Bunel met le feu (41-32, 20e).

                                                               L’EBPLO déroule !

 

Dès la reprise, Mariame Dia envoie un missile à 3 points, histoire de montrer que l’EBPLO est toujours dans le match (44-32, 21e). Une passe laser de Vélia Bosch pour Ingrid Bunel dans une position acrobatique et c’est le public qui est aux anges (48-34, 23e). Quand Awa Gueye inscrit son troisième panier à 3 points, la salle se met à rêver (51-37, 24e). On est pourtant encore loin de la fin de cette partie, Mariame Dia doit rejoindre le banc avec 3 fautes au compteur (27e). Roche Vendée va profiter de ce léger flottement pour revenir (55-48, 28e), mais dans cette fin de troisième quart-temps, c’est Awa Gueye qui prend ses responsabilités, alors qu’il sera conclu par 3 points de Vélia Bosh, le panier plus le lancer bonus de la faute (63-50, 30e). Ça commence à sentir bon du côté des maillots blancs, il ne faut surtout pas se relâcher dans les 10 dernières minutes. Aurélie Lopez a compris que cette partie allait se gagner par la défense et demande à ses joueuses d’être vigilantes. Quand Awa Gueye réussit son quatrième tir à 3 points sur quatre, à près de 10 mètres du cercle en fin de possession des 24 secondes, on se dit que rien ne peut leur arriver ce soir (66-52, 33e). Le retour sur le terrain de Mariame Dia apporte un danger supplémentaire en attaque, alors qu’en défense c’est un signe de stabilité. Après s’être également reposée, Lakevia Boykin revient à pleine puissance. Ses accélérations laissent ses adversaires sur place, que ce soit en puissance, ou en finesse, le résultat est le même, il y a deux points au bout. Roche Vendée multiplie les changements, rien n’y fait, notre défense ne laisse plus rien passer. Jusqu’à la dernière seconde nos filles vont se battre des deux côtés du terrain, voulant ainsi marquer les esprits de nos futurs adversaires.      

Comme semble l'indiquer Vélia Bosch sur cette photo, ce sera la troisième confrontation de la saison entre les deux équipes (Photo Claude Jouanserre).

 

C’est peut-être la rencontre phare de la saison, auquel nous allons assister ce samedi à 20H30 au gymnase municipal de Mourenx. On pourrait la présenter comme un match de boxe, d’un côté le challenger, l’Élan Béarnais Pau Lacq Orthez, 7 matches, 5 victoires, 2 défaites aux points, de l’autre le champion, Roche Vendée, 8 matches, 8 victoires, dont quelques-unes par KO ! Si cette partie était répertoriée dans un quelconque site de paris en ligne, nous aurions une cote élevée, tant les Vendéennes arrivent en Béarn avec le statut de favorites pour la victoire, mais aussi pour l’organisation du prochain Final Four (à moins que l’affaire « Perpignan » vienne encore fausser cette compétition !). « Roche Vendée a tous les postes doublés », annonce Aurélie Lopez, qui ne va pas pouvoir dire à ses joueuses de faire l’impasse sur l’une ou l’autre de leurs adversaires. Dans de nombreuses équipes, on sait que parfois la septième ou la huitième joueuse n’a pas les qualités des titulaires, ce ne sera pas le cas samedi. Bien entendu, le plus délicat sera d’empêcher leur intérieure Aminata Diop (1.96m, 14.6 pts, 8 rebonds) de recevoir le ballon dans de bonnes conditions. La Sénégalaise possède en outre le meilleur pourcentage de réussite aux tirs (65%), de toutes les joueuses de LF2. Elle ne sera pas le seul danger comme on l’écrit plus haut, la capitaine Sarra Ouerghi (1.82m, 9.4 pts, 4.3 rebonds) est un élément essentiel de ce groupe, tout comme Cora Duval (1.85m, 7.3 pts, 5.5 rebonds), ou leur arrière l’insaisissable Johanna Tayeau (1.74m, 15.8 pts, 4.9 rebonds) qui va se présenter avec le statut de meilleur pourcentage de réussite aux tirs à 3 points, avec 53.7% ! La jeune Leslie Fournier (1.84m, 5.6 pts, 3.6 rebonds) est aussi à surveiller de près et que dire de leur meneuse Gabriela Kubatova (1.71m, 7.9 pts, 3.5 rebonds, 3.5 passes), véritable maître à jouer de cette belle mécanique. Bref, si on resserre trop à l’intérieur sur Diop, on prend le risque de se faire châtier à l’extérieur par Tayeau et inversement. Bon courage Aurélie Lopez pour trouver une tactique défensive fiable, face à une telle armada. Pour cela notre coach y travaille sans relâche depuis le début de la semaine : « Déjà, nous devons retenir la première mi-temps de Graffenstaden qui a été très intéressante. De plus, on a envie de faire un bon match, on s’est préparé comme il faut. Il faut éviter de prendre un éclat, car sinon je pense que ça sera compliqué de revenir, en plus elles possèdent un secteur intérieur assez costaud, à nous de faire les efforts nécessaires. C’est une équipe taillée pour jouer l’une des deux premières places de la poule, il n’y a pas photo », conclut-elle. Nous avons déjà rencontré deux fois cette équipe durant les matches amicaux d’avant saison, nous les avons perdus chaque fois. On ne peut pas non plus en tirer des conclusions, chaque fois il manquait des joueuses d’un côté ou de l’autre.  

Pour cette rencontre nous serons encore privés de notre capitaine Émilienne Vidal, qui continue à soigner sa cheville douloureusement touchée.  

 

 

 

 

Une fois encore Vélia Bosch est à créditer d'un match dantesque des deux côtés du terrains (Photo Claude Jouanserre).

 

Graffenstaden : 92

28 paniers sur 72, dont 9 sur 25 à 3 pts, 27 LF sur 34, 38 rebonds, 18 passes, 7 ballons perdus, 19 fautes, 99 d’éval.

C. Pfister (5), C. Mauler (11), D. N’Soki (8), A. Fischbach (32), L. Dambach (6), L. Bouderra, A. Voynet (6), B. Kadila, C. Dambach, C. Schmitt (cap 24). Entraîneur : P. Breitenbucher.  

EBPLO : 75

28 paniers sur 56, dont 6 sur 16 à 3 pts, 13 LF sur 16, 33 rebonds, 21 passes, 14 ballons perdus, 26 fautes, 88 d’éval.

J. Borde (3), L. Boykin (17), A. Gueye (14), J. Mur, M. Arfelis (12), V. Bosch (cap 10), M. Dia (13), M. Chrzanowski (6). Entraîneur: A. Lopez

À Graffenstaden, salle de la SIG, 400 spectateurs environ.

Arbitres : P. Grand et X. Obernesser

Les quarts-temps : 27-27, 15-17, 23-9, 27-22.

Pour EBPLO, 3 joueuses sorties pour 5 fautes : M. Chrzanowski (34e), M. Dia (36e), V. Bosch (39e).  

 

Très souvent on explique qu’on a perdu un match parce que nos joueuses n’ont pas été bonnes, parce que le coach a fait des erreurs, parce que l’adversaire était meilleur, ou à cause de l’arbitrage, etc. Ce samedi soir, nos filles ont en grande partie perdu cette rencontre à cause d’une erreur administrative d’un dirigeant de l’EBPLO. Ce dirigeant se nomme Claude Jouanserre et c’est l’auteur du compte-rendu que vous êtes en train de lire. Lorsqu’Aurélie Lopez veut effectuer son premier changement et faire entrer Ingrid Bunel sur le terrain, la table de marque signale que la joueuse n’est pas inscrite sur la feuille du match. Cette dernière est remplie par des officiels désignés par la FFBB et complètement neutres. Chaque club leur présente les licences dans l’ordre des numéros et ils les inscrivent sur la feuille. Pour les aider dans leur tâche, on leur note toujours les noms et les numéros sur une feuille à part. Samedi soir, l’auteur de ce compte-rendu a fait un copier-coller de la feuille présentée le samedi avant, où Ingrid Bunel ne jouait pas pour cause de blessure, en oubliant de la rajouter. Sa licence était bien présente, mais les OTM n’en n’ont pas tenu cas lorsqu’ils ont rempli la feuille et quand Aurélie Lopez l’a signée, elle a fait complètement confiance, sans se douter qu’il manquait notre N°13 ! La feuille étant signée par la coach, on ne peut plus revenir en arrière, ce qui a privé notre équipe du retour de notre meneuse sur le terrain, mais surtout d’une rotation supplémentaire et de qualité pour le groupe. À la vue de la première mi-temps, on ne sait pas ce qui aurait pu arriver en seconde, avec l’apport supplémentaire d’Ingrid Bunel.     

Cela est d’autant plus frustrant pour les joueuses, qu’elles ont donné tout ce qu’elles pouvaient, jusqu’à la dernière seconde. Le score est d’ailleurs beaucoup trop sévère par rapport à la physionomie de la partie. Durant les 20 premières minutes, nos filles ont joué les yeux dans les yeux de leurs adversaires, dans un chassé-croisé incessant (27-27, 10e). Le deuxième quart-temps sera entièrement en notre faveur (31-37, 17e), avec des paniers inscrits par Lakevia Boykin, Awa Gueye, Marion Arfelis, Vélia Bosch et Mariame Dia. Un dernier tir à mi-distance de Martha Chrzanowski à 2 secondes du buzzer de la mi-temps, leur permet de rentrer aux vestiaires avec un léger avantage (42-44, 20e).

Le second acte reprend comme il s’est terminé, les deux équipes se rendent panier pour panier, jusqu’au moment où l’EBPLO va lâcher du lest (56-46, 25e). Pour ne rien arranger à la situation, les fautes pleuvent sur nos joueuses et amènent les Alsaciennes sur la ligne de réparation. Aurélie Lopez pianote bien avec son banc, demande ses temps-morts, mais les rotations locales sont beaucoup plus nombreuses que les nôtres. Cela permet à Julie Mur de fouler le plancher pour la première fois, un baptême du feu dont elle se souviendra longtemps.

 

 

"Je suis là", semble dire Ingrid Bunel sur cette photo prise il y a 13 mois à Graffenstaden. Le retour à la compétition de notre meneuse est de bon augure pour la stabilité de l'équipe (Photo Claude Jouanserre).

 

 

Il y a 13 mois de ça, notre équipe de Ligue 2, au complet, subissait sa plus grosse déroute de la saison, en s’inclinant à Graffenstaden sur le score de 82 à 49 ! Ce samedi, c’est une équipe diminuée par les blessures qui reprend la route de l’Alsace, pour affronter une formation très difficile à manœuvrer à domicile. Cette semaine, nos joueuses ont passé davantage de temps dans les locaux de nos kinés, que sur le terrain d’entraînement. De plus, l’une des plus valides, Vélia Bosch n’a pas pu s’entraîner, commençant une nouvelle formation professionnelle. Dans cette grisaille, nous avons quand même un rayon de soleil avec le retour sur le parquet d’Ingrid Bunel, dont l’entorse à l’épaule va mieux, même si elle n’est pas encore complètement guérie. Mariame Dia devrait pouvoir tenir sa place après son entorse de samedi dernier, par contre notre capitaine Émilienne Vidal sera toujours absente (entorse de la cheville). Il va falloir faire le dos rond et espérer que l’adresse soit présente aux alentours de 20H00. Car en face, c’est du lourd ! Les Alsaciennes présentent une formation peu remaniée depuis l’an passé, qui peut largement espérer terminer à l’une des quatre premières places, synonyme de Final Four au printemps prochain. Elles auront eu une semaine de repos supplémentaire pour préparer ce match, ayant été les premières à déclarer forfait devant Perpignan samedi dernier. Mis à part ce dernier match, elles ne comptent que deux défaites, la première un peu surprenante au Havre lors de la première journée (83-68) et la seconde plus normale à Roche Vendée (81-64). Leur principal atout se situe à l’intérieur, avec l’extraordinaire Céline Schmitt (33 ans, 1.85m, 18.2 pts, 19.3 d’éval), une joueuse avec des mains en or et un sens du placement inné. Sur les postes extérieurs, elles peuvent compter sur une quinte flush de grande valeur avec Louise Dambach, Aline Fishbach, Darline N’Soki, Amélie Voynet et Kathleen Bourdin, même si cette dernière est incertaine après avoir subi une entorse de la cheville il y a 15 jours devant Léon Trégor. Quoi qu’il en soit, si leur meneuse est absente samedi, les quatre autres « pèsent » quand même 11.4 points de moyenne chacune ! Ce sera compliqué, comme le dit sans ambiguïté Aurélie Lopez : « Effectivement, nous nous attendons à un match compliqué, contre une équipe de la SIG qui a elle aussi gardé son effectif, en y ajoutant N’Soki, qui apporte de l’expérience, du physique et de la percussion. Nous avons un très mauvais souvenir de notre match de la saison passée, où nous avons été étouffés par cette belle équipe, qui alterne le jeu rapide et la fixation intérieure autour de Céline Schmitt. C’est une équipe agressive des deux côtés du terrain. Nous sommes prévenues. Nous avons bien travaillé, le retour d’Ingrid Bunel nous fera du bien et nous espérons continuer notre marche en avant. Défense, solidarité, patience et discipline individuelle seront peut être les clés de ce match », conclut-elle. Souhaitons en tout cas, ne pas subir le coup de froid de la saison dernière…

 

 

 

 

 

 

 

 

En fin de rencontre, Marion Arfelis a énormément pesé sur le défense du Havre. Sur cette action la capitaine Havraise, Mélissa Mendes est en retard, derrière notre N°8 va marquer à mi-distance (Photo EBPLO).

 

Aïe, aïe, aïe ! Ceci pourrait devenir le nouveau slogan de notre équipe de Ligue 2. La victoire de samedi dernier devant Le Havre (68-53), a laissé pas mal de traces dans les organismes. Aux blessures d’Émilienne Vidal (entorse de la cheville) et d’Ingrid Bunel (entorse de l’épaule), sont venues s’y rajouter celles de Mariame Dia (entorse de la cheville), à un niveau moindre, Awa Gueye (cheville et poignet), Martha Chrzanowski (cheville et hématome à la cuisse) et Julia Borde (élongation et orteil douloureux) ! N’en jetez plus, l’infirmerie est pleine et les kinés travaillent à temps plein pour nous. Dans ces conditions, Aurélie Lopez a accordé deux jours de repos complets à ses troupes, avant de partir samedi affronter Graffenstaden, qui a eu le temps de se reposer ce week-end (forfait à Perpignan).

 

Pourtant, le match de samedi fut correct dans l’ensemble, même si au cours du troisième quart-temps Tomasevic a eu un geste d’énervement envers Vélia Bosch, qui lui collait au maillot. Seulement, avec les blessures qui durent depuis plusieurs semaines maintenant, notre entraîneur est obligé de tirer toujours sur les mêmes. D’ailleurs, celles-ci font parfaitement le métier, compensant largement l’absence de leur capitaine et de leur meneuse. Vélia Bosch a encore fait un match titanesque des deux côtés du terrain, en ne soufflant pas une seule seconde. Awa Gueye s’est battue comme aux meilleurs temps de sa jeunesse, Julia Borde a confirmé son nouveau statut de leader en alternant tirs extérieurs et en périphérie, Lakevia Boykin a défendu fort et a montré que lorsqu’elle part en contre-attaque, ses adversaires ne voient plus que son numéro de maillot. Même diminuée, Mariame Dia a encore montré qu’elle était l’une des meilleures intérieures, si ce n'est la meilleure, de ce championnat, alors qu’en sortant du banc, Martha Chrzanowski a elle-aussi prouvé que cette saison elle avait passé un cap psychologique. Que dire enfin de Marion Arfelis, qui monte aussi en puissance et qui pour nous a été la détonatrice du 16-0 final. Dans ces fameuses 7.14 mn, au relais de Lakevia Boykin, elle a défendu, elle a pris des rebonds, elle a marqué les paniers qu’il nous fallait à mi-distance, elle a insufflé le vent de la révolte. Au final, Aurélie Lopez annonçait qu’elle était fière de ses joueuses, elle avait de quoi !  

Une fois de plus, l'expérience et la puissance d'Awa Gueye ont fait du bien à nos joueuses en fin de partie (Photo EBPLO).

 

EBPLO : 68

26 paniers sur 67, dont 4 sur 20 à 3 pts, 12 LF sur 21, 34 rebonds, 13 passes, 7 ballons perdus, 16 fautes, 64 d’éval.

J. Borde (17), L. Boykin (11), A. Gueye (12), M. Brouca, M. Arfelis (6), V. Bosch (cap 6), M. Dia (14), G. Murillo, M. Chrzanowski (2). Entraîneur: A. Lopez

Le Havre: 53

21 paniers sur 56, don’t 3 sur 18 à 3 pts, 8 LF sur 12, 42 rebonds, 7 passes, 21 ballons perdus, 18 fautes, 43 d’éval.

A. Mendes, J. Belleka (3), A. Eroux (5), L. Tomasevic (2), A. Fall (16), S. Ousfar (15), M. Mendes (cap 12). Entraîneur : L. Chamu.

À Mourenx, gymnase municipal, 250 spectateurs environ.

Arbitres : J. Guède et L. Boudaud.

Les quarts-temps : 13-14, 15-15, 21-17, 19-7.

Pour Le Havre, 1 joueuse sortie pour 5 fautes : S. Ousfar (40e).

 

C’est une équipe de l’EBPLO encore handicapée par les absences d’Émilienne Vidal et d’Ingrid Bunel qui se présente sur le parquet, pour affronter l’un des promus, Le Havre. C’est sans complexe que ces dernières engagent cette rencontre, en amenant essentiellement le ballon à l’intérieur pour servir les 195 cm de Fall (3-8, 4e). Nos joueuses défendent relativement bien, mais en attaque la maladresse est présente sur jeu posé, malgré des tirs pris dans de bonnes conditions (28% de réussite sur cette première mi-temps). Par contre, lorsqu’on peut faire des contre-attaques c’est beaucoup mieux. À cet exercice, Lakevia Boykin est comme un poisson dans l’eau, ce qui permet à l’équipe de rester au contact (12-12, 8e). Pour ne rien arranger à la situation, Mariame Dia se blesse à la cheville et doit sortir au plus mauvais moment (16-21, 13e). Un tir à 3 points de Vélia Bosch fait du bien (19-21, 13e), alors que 2 lancers francs de Julia Borde permettent d’égaliser (21-21, 14e). Le chassé croisé va se poursuivre jusqu’à la mi-temps, qui intervient sur un score de fin de premier quart-temps (28-29, 20e).

Au retour sur le terrain, la maladresse poursuit nos filles, les fautes s’accumulent, ce dont profitent les Havraises (29-35, 24e). Un panier intérieur tout en puissance d’Awa Gueye remonte le moral, mais derrière Ousfar en rajoute un derrière l’arc de cercle (31-38, 25e). Avec une cheville strappée, Mariame Dia effectue son retour sur le plancher, ce qui va nous aider à repasser devant au score après un panier à 3 points de Julia Borde et deux lancers de Vélia Bosch (45-44, 29e). Seulement, Le Havre sent que ce soir l’EBPLO est bon à prendre, Fall retrouve un brin de fraîcheur pour redonner des couleurs à ses partenaires (49-49, 31e et 51-51, 32e). Les Normandes vont encore marquer un panier par Ousfar (52-53, 33e), mais ce sera leur dernier de la soirée et il reste encore 7:12 mn à jouer. Derrière cette action, nos joueuses vont resserrer encore leur défense et passer un terrible 16-0 à des Havraises complètement déboussolées. Chacune va essayer de sauver les meubles, mais la défense fait bonne garde et certains tirs sont trop précipités. Aurélie Lopez peut donc ouvrir son banc et faire participer tout le monde à cette difficile victoire.

 

 

Aurélie Lopez : « Malgré les absences de mes deux joueuses blessées, nous sommes longtemps restées au contact, c’est ce que j’avais demandé avant la rencontre. Je savais qu’en fin de match nous serions mieux qu’elles physiquement. On aurait pu douter quand nous sommes à moins 6, mais la force de ce groupe c’est de ne pas douter très longtemps. Par contre, sur le dernier quart-temps nous avons rehaussé notre niveau défensif, ce qui nous a mis en rythme, nous avons eu des contre-attaques et des tirs ouverts faciles. Je suis très fière de l’état d’esprit et de l’engagement de mes joueuses ».     

Au premier plan les enfants des trois clubs réunis et à l'arrière plan tous les éducateurs et les joueuses de l'équipe de Ligue 2 (Photo Claude Jouanserre).

 

Ce samedi matin de 10H00 à 12H00, notre club organisait un plateau École de Basket au gymnase de la cité scolaire de Mourenx. Outre nos jeunes, nous avions invité les clubs de Bizanos et Sarrailh. Autour d’Hélène Cazobon la responsable de nos « petites », nous avions les habituels éducateurs, mais aussi les Benjamines et les Minimes qui sont venues participer à cette première fête du mini-basket. Toutes les joueuses de l’équipe de Ligue 2, avant leur match de championnat contre Le Havre le soir même, sont venues encourager les futurs champions et championnes, et poser avec eux pour la photo souvenir. À partir de petits matches de 6 minutes sans arrêter le chronomètre et d’épreuves techniques, tout le monde à toujours touché le ballon. Bien entendu, il n’y a eu ni vainqueur, ni vaincu, mais beaucoup de sourires et de joie. Un grand bravo à Hélène Cazobon et à son équipe d’éducateurs pour la parfaite organisation et la diversité des épreuves proposées aux enfants. Tout le monde s'est ensuite retrouvé autour de boissons et de gâteaux, rapidement dévorés !

Le poing levé comme pour sonner la révolte, Vélia Bosch va encore avoir un rôle déterminant ce samedi soir (Photo Claude Jouanserre).

 

C’est notre successeur au palmarès du championnat de France de NF1, Le Havre, que nous recevons ce samedi à 20H00, au gymnase municipal de Mourenx. Après un début de compétition en fanfare avec deux victoires consécutives devant Graffenstaden (83-68) et à Limoges (58-63), depuis les Normandes ont semblé marquer le pas en s’inclinant sur les trois dernières journées. C’est tout d’abord à Reims qu’elles ont connu la première défaite (67-63), ensuite à domicile devant Roche Vendée (60-64) et enfin beaucoup plus sévèrement il y a 15 jours à Aix en Provence (59-38). Ce dernier accroc a eu lieu il y a 15 jours, la semaine dernière elles étaient exemptes (elles ont également battu le Centre Fédéral en match avancé du 13 novembre, 58 à 57). Elles ont donc eu deux semaines pour préparer la rencontre de ce samedi, mais peut-être aussi que cela leur a coupé le rythme de la compétition. Cette formation est un peu particulière, car depuis le début de la saison leur entraîneur Laurent Chamu ne tourne pratiquement qu’avec 6 filles, mais 6 joueuses de qualité, chacune scorant environ 10 points de moyenne par match. L’un des plus grands dangers viendra du secteur intérieur avec trois joueuses de qualité, Aïda Fall (27 ans, 1.95m, 13.2 points, 10.2 rebonds), Sarah Ousfar (20 ans, 1.83m, 11.8 points, 9.3 rebonds) et l’Américaine Kelsey Sigl (22 ans, 1.84m, 9.3 points, 6.3 rebonds). Sur les postes extérieurs, les Havraises peuvent s’appuyer sur l’excellente meneuse Serbe Ljiljana Tomasevic (25 ans, 1.72m, 11 points, 4.2 rebonds, 3.7 passes) et les deux ailières, la capitaine Mélissa Mendes (25 ans, 1.78m, 9.2 points, 5 rebonds) et la jeune et prometteuse Joelly Belleka (18 ans, 1.70m, 9.8 points, 2.3 passes, 2.2 rebonds). Pour contrer les Normandes Aurélie Lopez sera encore privée de sa capitaine Émilienne Vidal qui a recommencé à trottiner, mais qui est encore trop juste physiquement et sur Ingrid Bunel, toujours en délicatesse avec son entorse de l’épaule. Cette dernière a bien essayé de s’entraîner cette semaine, mais la douleur est trop vive et le risque d’aggravation de la blessure est réel. Pour pouvoir passer, il faudra donc éviter le trou d’air que nous avons depuis quelques matches en seconde mi-temps. D’ailleurs, cette semaine Aurélie Lopez en a parlé et reparlé à ses joueuses : « Samedi dernier, nous avons fait trois très bons premiers temps, avant de retomber, encore une fois, dans les travers de la précipitation et en ne respectant plus les consignes. Nous ne pouvons pas nous faire peur comme ça, ça ne passera pas à chaque fois », leur a-t-elle martelé. Malgré l’absence des deux joueuses citées plus haut, notre coach a confiance au restant du groupe : « Nous abordons ce match toujours privés d’Émilienne Vidal et d’Ingrid Bunel, mais avec une grosse envie de continuer notre marche en avant. Notamment contre cette équipe du Havre qui varie beaucoup ses défenses et essaie d’imposer son rythme. Sachant que le nombre de leurs rotations est limité, il faudra donc essayer de mettre la main collectivement sur ce match dès l’entame, courir et se passer la balle. Même diminué, le groupe est capable d’aller chercher une nouvelle victoire, le soutien du public sera encore une fois important », conclut-elle. Effectivement, pour surmonter l’absence de deux éléments clé du groupe, il faudra que nos supporters aient un véritable rôle de sixième joueuse, et ce dès le coup d’envoi jusqu’à la dernière seconde !

 

 

 

 

  

 

 

  

Comme très souvent dans la partie, Mariame Dia déborde une fois de plus les 196 cm de Turmel (Photo Claude Jouanserre).

 

Aurélie Lopez l’avait annoncé avant la rencontre : « Nous allons au Centre Fédéral en opération commando ! Ce soir, je ne vais pas regarder la manière, l’essentiel est de l’emporter ! ». Nous l’avons emporté et ma foi on peut dire que la manière n’était pas mal ! Les troupes du colonel Lopez reviennent de leur campagne parisienne avec les honneurs, la tête haute et sans blessée supplémentaire ! Avec l'obligation de se passer justement des services d’Émilienne Vidal (entorse de la cheville) et d’Ingrid Bunel (entorse de l’épaule), deux joueuses du cinq majeur habituel, l'opération « commando » s’est très bien déroulée. Certes, il y a bien eu ce fameux passage à vide de la seconde mi-temps, qui nous fait passer de 30-49, 29e à 58-59, 38e et qui nous a donné quelques sueurs froides, mais dans l’ensemble ce fut un bon match, où les sept filles qui ont foulé le parquet ont fait « le boulot ». Parmi elles, on ne peut pas passer sous silence les 16 rebonds, les 4 interceptions et les 18 points de Mariame Dia. Notre intérieure (1.86m), prenant à elle seule plus de rebonds que les trois grandes du Centre Fédéral, Ba (1.90m, 4 rebonds), Fagnez (2.00m, 0 rebond) et Turmel (1.96m, 6 rebonds). Comme quoi la taille ça aide, mais l’expérience, la technique et la lecture de jeu sont aussi des éléments primordiaux à ce niveau. Notre seule et unique meneuse Vélia Bosch, est aussi à créditer d’une très bonne prestation, puisqu’elle termine avec 7 passes décisives, 3 interceptions, 3 rebonds (si, si ! dont 1 offensif) et une grosse présence défensive, malgré un manque de taille évident (1.66m). Elle a tenu la baraque durant près de 36 mn, dans une rencontre athlétique et physique, ce qui explique une certaine maladresse compréhensible aux tirs. Julia Borde a prouvé également que cette saison elle avait franchi un cap et qu’elle devenait un élément incontournable du groupe. Elle n’a pas hésité à prendre des risques calculés et jouant tout en culot, lorsqu’Aurélie Lopez l’a repositionnée en meneuse de jeu. Avec une équipe incomplète, en faisant le dos rond, l’obstacle fédéral est passé et c’est finalement bien là l’essentiel. Il faut maintenant soigner tous les bobos, afin d’être compétitifs dès ce samedi et la réception du Havre, formation qui sera à prendre très au sérieux !