Toute l'âpreté de cette rencontre se lit dans cette image, où Géraldine Murillo est stoppée sans ménagement par la meneuse adverse (Photo Claude Jouanserre).

 

EBPLO : 65

A. Lopez (11), M. Brouca (cap 7), A. Campergue (8), G. Murillo (9), C. Brouca (3), J. Mur (9), M. Ferreira (2), M. Chrzanowski (16). Entraîneur : R. Esteban

Réal Chalosse : 46

Arbitres : K. Hanou et Q. Manzano

Les quarts-temps : 19-12, 19-7, 13-12, 14-15.

C’est à un match très âpre, voire parfois brutal, auquel nous avons assisté ce dimanche après-midi. Ce qui s’apparentait à une revanche de la demi-finale du dernier championnat d’Aquitaine Honneur, a encore une fois de plus tourné à notre avantage. Pourtant, les Landaises ont crânement joué leur chance, mais trop d’énervement et de paroles déplacées, les ont fait sortir de cette rencontre.

Elles rentrent sans complexe dans cette partie, faisant douter nos filles qui ne s’attendaient peut-être pas à autant de résistance. Le temps de remettre un peu d’ordre dans la maison et le ballon va beaucoup mieux circuler. Nos deux intérieures, Aurélie Lopez et Martha Chrzanowski se trouvent comme deux larrons en foire, provoquant des fautes dans les rangs adverses. Le Réal Chalossais durcit son jeu, un uppercut vient fermer à moitié un œil à Aurélie Lopez, on commence à s’énerver des deux côtés. La mi-temps survient au bon moment pour calmer les esprits excités (38-19, 20e).

Le second acte sera extrêmement brouillon et haché des deux côtés. Les esprits s’échauffent de plus en plus, les techniques tombent (1 de chaque côté), les accrochages se multiplient. Le Réal va en profiter pour revenir sensiblement dans cette partie, mais les rotations et le banc de l’EBPLO sont de meilleures qualités pour faire la différence et gérer l'avance au tableau d’affichage. Le match retour dans les Landes promet !

 

Rafaël Esteban : « Nous savions à quoi nous attendre, c’est une équipe très rugueuse, d’ailleurs on sort de ce match avec des bleus au corps et des cocards. Après un mauvais passage dans le troisième quart-temps on se reprend et ça m’a permis de faire jouer tout le monde. Ce que je retiens c’est que nous ne nous sommes pas désunis et on a gagné ! À la fin certaines de nos adversaires ont refusé de nous serrer la main, des mots ont volé bas, c’est dommage ! ».

 

Bien lancée par Vélia Bosch, Lakevia Boykin nous a régalé de quelques belles contre-attaques (Photo Claude Jouanserre).

 

Centre Fédéral : 58

22 paniers sur 62, dont 5 sur 16 à 3 pts, 9 LF sur 12, 41 rebonds, 8 passes, 19 ballons perdus, 18 fautes, 52 d’éval.

M. Bienvenu (7), K. Clanet (3), O. Bankole (13), C. Blatrie (5), M. Ba (6), D. Bakabadio (2), E. Fagnez (3), C. Cirgue (cap 15), A. Turmel (4). Entraîneur : G. Halin.

EBPLO : 66

23 paniers sur 60, dont 3 sur 15 à 3 pts, 17 LF sur 22, 39 rebonds, 11 passes, 14 ballons perdus, 13 fautes, 64 d’éval.

J. Borde (14), L. Boykin (13), A. Gueye (10), M. Brouca, M. Arfelis (2), V. Bosch (cap 3), M. Dia (18), M. Chrzanowski (6). Entraîneur: A. Lopez

À Paris, salle de l’INSEP, 100 spectateurs environ.

Arbitres : J. Galante et W. Fahem

Pour le CFBB, 1 joueuse sortie pour 5 fautes : O. Bankole (40e).

 

 

Décidemment, les rencontres se suivent et se ressemblent pour nos joueuses de Ligue 2. Après s’être causé des frayeurs devant Limoges la semaine dernières, l’EBPLO récidive cette fois-ci face au Centre Fédéral.

Nos filles débutent cette rencontre privées de leur capitaine Emilienne Vidal (entorse de la cheville) et sans Ingrid Bunel (entorse de l’épaule). Pourtant l’entame laisse augurer un match sérieux, pris par le bon bout. Avec une défense agressive et profitant de la maladresse des jeunes espoirs françaises, nos joueuses prennent la direction des opérations. Julia Borde à mi-distance, Awa Gueye et Mariame Dia sous le cercle (16 rebonds !), se jouent de la naïveté défensive des locales. De plus, quand Vélia Bosch (7 passes décisives !) lance Lakevia Boykin en contre-attaque, le score enfle en notre faveur (14-25, 12e). À ce moment-là, Aurélie Lopez gère parfaitement son maigre banc, en faisant tourner ses troupes. Elle envoie même Julia Borde en poste de meneuse de jeu, avec une certaine réussite de celle-ci (19-33, 19e). Quand survient la pause, l’EBPLO a creusé un mini-break (23-35, 20e).

Dès la reprise nos filles réimpriment le même rythme, avec une Mariame Dia impériale sous les cercles, bien secondée par Awa Gueye, pour le plus grand écart de cette rencontre (30-49, 29e). Pourtant, dans la dernière minute de ce troisième quart-temps, on sent une légère baisse de régime des Béarnaises (37-52, 30e). On pense que le repos des deux minutes va remettre de l’ordre dans leurs têtes, ce ne sera pas le cas. Comme face à Limoges la semaine passée, c’est le trou d’air ! Petit à petit, le Centre Fédéral remonte son handicap, alors que notre attaque balbutie, pendant que la défense n’est plus en place (43-52, 32e). Un panier à 3 points de Julia Borde fait du bien, Vélia Bosch prend un rebond offensif et remonte déposer le ballon, tandis que Mariame Dia semble reprendre sa domination sous le cercle parisien (49-59, 36e). Ouf ! On respire mieux et on pense se diriger vers les quatre dernières minutes en toute tranquillité. Il n’en sera rien, le Centre Fédéral ne baisse pas les bras et croit toujours en une possible remontée. De notre côté, on retombe dans nos travers au plus mauvais moment, lorsque sur deux réussites derrière l’arc de cercle, les jeunes espoirs reviennent à 1 point en nous passant un 9-0 (58-59, 38e). Aurélie Lopez demande un temps mort et remet tranquillement les esprits dans la bonne direction, en demandant à ses joueuses de jouer simple sur les systèmes et de bien défendre collectivement derrière. C’est ce qui va se passer dans les deux dernières minutes, où à partir d’un jeu construit et structuré, l’EBPLO passe un 6-0 à son adversaire qui s’était pris à rêver à un hold-up !   

 

 

 

 

 

 

 

Comme la saison dernière, le rôle de Mariame Dia devrait être très important ce samedi. Sa technique, son expérience et ses qualités athlétiques, doivent faire la différence (Photo Claude Jouanserre).

 

C’est à priori le déplacement le plus facile de la saison que va effectuer notre équipe de Ligue 2, en se rendant ce samedi au Centre Fédéral à Paris. C’est à un horaire inhabituel (17H00), qu’elles vont rencontrer les plus grands espoirs du Basket féminin Français. Pourtant, c’est une formation béarnaise handicapée qui va prendre la route du bois de Vincennes : « En effet, nous serons toujours privés d’Émilienne Vidal, auquel il faudra rajouter aussi l’absence d’Ingrid Bunel, qui souffre d’une entorse à l’épaule », nous annonce Aurélie Lopez, qui a été obligée de s’entraîner avec seulement huit joueuses cette semaine. Finalement, dans nos malheurs il vaut peut-être mieux que cela arrive face à cette équipe, plutôt que lors d’une confrontation devant Le Havre ou Graffenstaden, nos deux futurs adversaires. Pourtant, il va falloir le gagner ce match, sachant que face à elles, nos filles vont trouver des joueuses de talent, avec une majorité qui dépasse largement le 1.80m. Certes, elles vont manquer d’expérience et de vécu dans cette compétition, mais il va quand même falloir prendre des rebonds devant les 2.00m d’Élise Fagnez (18 ans), les 1.96m d’Angélina Turmel (17 ans), les 1.92m de Marie-Michèle Milapie (17 ans) et les 1.90m de Maximouna Ba (17 ans). Il faudra compter aussi sur l’une des meilleures jeunes de sa génération, l’arrière Ornella Bankole (17 ans, 1.81m, 12.5 points et 5 rebonds). Dans tous les cas, pour notre entraîneur, il n’y a qu’une seule alternative : « Nous devons gagner ce match pour continuer notre marche en avant », dit-elle en poursuivant : « Nous manquons toujours de constance offensive mais notre défense est en place, ce qui nous aide dans les moments difficiles. Il faudra justement que celle-ci soit là samedi face à cette jeune équipe, qui joue sans complexe et avec des qualités athlétiques qui pourraient nous gêner. Comme nous ne jouerons pas au complet, il faudra être capable d’être dur, sans faire de fautes inutiles. Nous devrons tenir nos duels, mais aussi le rebond, grosse force du Centre Fédéral », conclut-elle.

Pour éviter ce fameux trou d'air que nous avons à tous les matches, Aurélie Lopez va devoir trouver rapidement la parade, pour nous éviter des frayeurs (Photo Claude Jouanserre).

 

Qu’est-ce qu’elles nous ont fait peur ! Samedi dernier, après un début de match en tout point remarquable, nos filles nous ont fait passer des sueurs froides dans le dos. En seulement 4 minutes, elles vont encaisser un 15-0, qui remet Limoges dans la partie. Certes, il nous manquait notre capitaine Émilienne Vidal, une joueuse à qui le mot « défense » veut dire vraiment quelque chose. De plus, les trois autres intérieures, Mariame Dia, Awa Gueye et Martha Chrzanowski étaient plombées par les fautes, ce qui a obligé Aurélie Lopez à « bricoler », en déplaçant Marion Arfelis en poste 4. Mais depuis le début des compétitions (coupe de France et championnat confondus), nous avons remarqué que nos joueuses avaient un coup de mou inexplicable à un moment donné de la rencontre. Lors du premier match face à Charnay, nous allons encaisser un 13-0 entre la 5e et la 9e minute, passant de 11-4 à 11-17. Contre Angers en coupe de France, nous prenons un 6-0 d’entrée (0-6, 1e) et à la 5e nous en sommes à 2-15, pour terminer plus qu’honorablement. Lors de la réception de Calais, c’est encore le début qui est catastrophique (0-8, 3e), alors que n’allons-nous incliner que de 6 points (56-62) et courir toute la partie après le score. Enfin à Chartres, nous menons tranquillement de 21 points (12-33, 12e), à la pause il n’en reste plus que 13 d’avance (29-42, 20e). Mais d’où vient ce trou d’air ? C’est sûrement un problème psychologique, car chaque fois nous terminons les parties beaucoup plus frais que nos adversaires, ce n’est donc pas un manque de condition physique. Que ce soit sur les points pris en tout début de rencontre, ou au fil de celle-ci, nous pensons qu’il s’agit d’un problème de concentration. Au début, nous ne sommes pas encore avec la tête sur le terrain, alors que pour les autres absences, comme nous avons un bon gros matelas d’avance, il y a un certain relâchement. Et souvent dans ces cas-là, l’adversaire prend tous les risques possibles, et pour peu que cela leur réussissent ils se remettent dans la bonne direction. C’est donc plus un travail mental que physique, auquel nos joueuses doivent s’astreindre, pour éviter qu’un jour nous ayons un spectateur qui ait un malaise cardiaque !

C'est le président du comité 64, Alain Voiement, qui a remis à Hélène Cazobon l'oriflamme représentant le label départemental, devant une partie des enfants de l'École de Basket et leurs éducateurs (Photo EBPLO).

 

À l’occasion de la rencontre de Ligue 2 de ce samedi 9 novembre, qui opposait notre équipe à Limoges, le comité des Pyrénées-Atlantiques est venu remettre l’oriflamme du label Mini-Basket deux étoiles, à notre club. Cette distinction récompense tout le travail effectué par nos bénévoles au niveau de l’École de Basket et de l’Éveil. C’est Alain Voiement, le président du comité 64, qui est venu personnellement remettre ce drapeau à Hélène Cazobon, la coordinatrice et animatrice de notre école. Une partie des enfants étaient présents, en compagnie de leurs éducateurs. Il ne reste plus qu’à continuer de travailler, pour obtenir le plus rapidement possible le label 3 étoiles.

Avec 20 points, 11 rebonds et une évaluation à 26, Awa Gueye est à créditer d'un très bon match face à l'un de ses anciens clubs (Photo EBPLO).

 

EBPLO : 77

26 paniers sur 61, dont 4 sur 16 à 3 pts, 21 LF sur 28, 39 rebonds, 17 passes, 15 ballons perdus, 21 fautes, 77 d’éval.

J. Borde (6), L. Boykin (12), A. Gueye (20), M. Brouca, M. Arfelis (4), V. Bosch, M. Dia (10), E. Vidal (cap), I. Bunel (19), M. Chrzanowski (6). Entraîneur : A. Lopez.

ABC Limoges : 69

25 paniers sur 62, dont 2 sur 8 à 3 pts, 17 LF sur 22, 34 rebonds, 6 passes, 11 ballons perdus, 25 fautes, 57 d’éval.

T. Melois(2), E. Marsac, C. Berranger (4), B. Pope (20), S. Didjangu, M. Sinico (cap 12), M. Devaux (11), M. Morel (11), C. Recoura (9). Entraîneur : M. Bezin.

À Mourenx, gymnase municipal, 400 spectateurs.

Arbitres : P. Brethes et J. Guede.

Les quarts-temps : 27-11, 25-23, 13-23, 12-12.

Pour EBPLO, 1 joueuse sortie pour 5 fautes : M. Chrzanowski (34e).

Pour Limoges, 1 faute technique : M. Bezin (23e), 2 joueuses sorties pour 5 fautes : M. Sinico (39e), B. Pope (40e).

 

Après leur succès de samedi dernier à Chartres (76-63), nos filles partent favorites face à Limoges, qui se présente dans notre gymnase avec une seule victoire au compteur. Malgré l'absence de notre capitaine Émilienne Vidal blessée à la cheville, le début de cette partie va être en tout point remarquable pour notre équipe (5-0, 2e), puis (11-4, 5e), avec une Ingrid Bunel de feu aux commandes, mais aussi à la finition. Comme en plus la défense est bien en place, le score enfle très rapidement en notre faveur (25-10, 8e) et même (27-11, 10e), quand survient la fin du premier quart-temps. Notre meneuse en est déjà à 10 points à 80% de réussite, alors qu’Awa Gueye compile 8 points à 75% et 4 rebonds à son actif. En face, seules Sinico et Morel tentent d’enrayer la belle mécanique Béarnaise. Le deuxième quart-temps reprend sur le même rythme, Limoges venant buter contre la défense locale et prenant l’eau de toute part, avec toujours Awa Gueye très présente (30-11, 11e). Martha Chrzanowski effectue une bonne rentrée, Vélia Bosch succède parfaitement à Ingrid Bunel, l’écart reste encore assez conséquent (36-22, 15e). Le repos de la mi-temps survient au bon moment pour les Limougeaudes, qui récoltent un éclat en fin de ce premier acte (52-34, 20e).

Dès leur retour sur le plancher, nos filles reprennent cette partie à bras le corps, ne laissant pas un pouce de terrain à leurs adversaires. Ingrid Bunel envoie Julia Borde au panier (56-36, 22e), alors qu’une minute plus tard, l’entraîneur de Limoges écope d’une faute technique pour contestation trop appuyée (58-36, 23e), pour le plus gros écart au score de cette rencontre. À cet instant, on se pourlèche les babines, à l’idée que les Limougeaudes vont être mangées à la sauce béarnaise. C’est alors que tout tourne parfaitement, que le jeu de nos filles va complètement se dérégler. Que se passe-t-il dans leurs têtes ? Est-ce le « coup de gueule » du coach limousin qui les perturbe ? Toujours est-il qu’un autre match va débuter. En seulement quatre minutes et malgré un temps-mort d’Aurélie Lopez, elles vont encaisser un terrible 15-0 ! Sous l’impulsion d’une très bonne Sinico et d’une opportuniste Pope, Limoges se prend à rêver à un hold-up (58-51, 27e). C’est un panier à 3 points de plus de 7 mètres de Marion Arfelis, qui va sortir ses partenaires de leur léthargie. Ce quart-temps se termine avec moindre mal pour nos joueuses (65-57, 30e). On sent que les dix dernières minutes vont être terribles à gérer. Limoges a repris confiance, alors que le doute s’installe dans les têtes de nos joueuses, dont certaines refusent les tirs. Les deux formations ne vont plus se quitter, les Limougeaudes faisant des rapprochés assez inquiétants (65-61, 32e). Aurélie Lopez fait tourner ses joueuses, dont certaines sont largement plombées par les fautes. Plus aucune des deux équipes ne lâche un pouce de terrain. Une pénétration toute en rage d’Ingrid Bunel redonne un peu d’oxygène à ses partenaires (72-64, 37e). Limoges jette toutes ses forces dans la bataille, les deux équipes se rendent point pour point, l’EBPLO conserve cependant un petit matelas, lui permettant de s’imposer, non sans mal !    

 

  

 

 

 

Cette saison, notre capitaine Émilienne Vidal ne croisera pas l'équipe de Perpignan sur sa route, comme ici lors de la saison 2009-2010. Les présidents des clubs de LF2 l'ont ainsi décidé à l'unanimité (Photo archive Claude Jouanserre).

 

Veuillez trouver ci-dessous un communiqué de presse signé par tous les présidents de Ligue 2, au sujet de la réintégration de l’équipe de Perpignan en LF2 et envoyé à la Fédération Française de Basket Ball. 

 

COMMUNIQUE DES PRESIDENTS DE LF2

 

Les Présidents de Ligue Féminine 2 (LF2) de Basket-Bail, réunis en Conférence téléphonique le jeudi 7 novembre, ont pris acte de l'engagement par la FFBB de l'association Perpignan Basket en championnat de LF2 pour la saison 2013-2014, suite à ordonnance du Tribunal Administratif.

La FFBB, qui avait pris la décision de rétrograder le club catalan, de la Ligue Féminine de Basket (LFB) en championnat régional, a perdu (29 octobre) le référé déposé par Perpignan Basket, le Tribunal Administratif de Montpellier ordonnant une suspension de cette décision.

Aujourd'hui en LF2...

Tous les clubs de LFB et de LF2 sont appelés par la FFBB à une gestion raisonnable, passent devant le Contrôle de gestion de la FFBB, attestent de comptes certifiés par leurs Commissaires aux comptes, s'engagent en championnat sur des masses salariales validées et encadrées, déclarent sur l'honneur fournir des documents fiables, ont obligation de constituer des fonds de réserve, ...

La rigueur et la prudence budgétaires sont nécessaires dans une situation économique difficile. Dont acte, et ces contraintes sont acceptées par les clubs de Ligue Féminine 2.

Mais dans ces conditions, comment ces clubs pourraient-ils accepter, a contrario, que l'image du basket, et du basket féminin, soit à ce point souillée par la présence annoncée au 2eme niveau national d'un club à l'origine d'une énorme distorsion de concurrence, avec des dettes publiques et privées incommensurables, de l'ordre ou proches de 2M, un club en redressement judiciaire et suspendu aux décisions du Tribunal de Grande Instance mais qui annonce en même temps un budget 2013-2014 à faire pâlir tous les clubs de la division,...

Pourquoi un club qui totalise en dettes environ quatre fois le budget annuel des autres clubs serait-il en outre exonéré d'un certain nombre de contraintes réglementaires et financières, serait-il dispensé de plafonnements de sa masse salariale, pour la constitution obligatoire de fonds de réserve auquel tout le monde se plie ?

L'équité sportive doit rester la règle ! Le sport n'est pas une exception !

Nous, Présidents des clubs de LF2, pouvons-nous accepter cet anachronisme étourdissant, cet irrespect total, ce système déloyal, ce mépris de l'équilibre et d'une saine concurrence. Nous voulons un championnat propre et honnête. Pour l'honneur et la beauté de notre sport.

Les signataires du présent courrier décident à l'unanimité et ils s'engagent :

-  à rester chez eux les jours où le calendrier prévoit une rencontre à Perpignan

-  à ne pas disputer une seule rencontre à domicile contre le Perpignan Basket

-  à assumer cette décision de boycott du premier au dernier match de la saison 2013-2014.

Au nom de l'éthique du sport et de ses valeurs aujourd'hui bafouées Les douze présidents de LF2 à l'unanimité

ALA Le Havre Basket (Sébastien Hache), Avenir Basket Chartres (Anthony Guisembert),

Charnay Basket Bourgogne Sud (Jean-François Jaillet), Côte d'Opale Basket Calais (Philippe Scy),

Dunkerque Malo Basket Club (Olivier de Mathieu), Elan Béarnais Pau Lacq Orthez (Henri Lordon)

Léon Trégor Basket 29 (Marcel Tanné), Limoges ABC en Limousin (Jean-Paul Robert),

Pays d'Aix Basket ASPTT (Maurice Donati), Reims Basket Féminin (Bernard Eibel), Roche Vendée Basket Club (Philippe Provost), Strasbourg lllkirch Graffenstaden (Luc Pfister).

 

 

Samedi dernier à Chartres, Ingrid Bunel s'est montrée très présente des deux côtés du terrain en faisant déjouer les locales lors du dernier quart-temps. Elle devra, avec ses partenaires, rester sur la même dynamique pour bousculer Limoges (Photo Claude Jouanserre).

 

 

C’est une équipe avec un moral retrouvé après sa victoire ramenée de Chartres (76-63) la semaine dernière, qui accueille Limoges ce samedi à 20H00, au gymnase municipal de Mourenx. Pourtant, c’est une formation diminuée par l’absence quasi-certaine de sa capitaine Émilienne Vidal, victime d’une grosse entorse de la cheville à la mi-temps du match à Chartres, qui reçoit les Limougeaudes. Heureusement, le restant des troupes est en parfait état de marche et sort d’une bonne semaine d’entraînements. Il faudra justement être en forme, car Limoges va venir en Béarn le couteau entre les dents après son revers surprise le week-end dernier à domicile devant Dunkerque (55-70). Après deux défaites initiales à Reims (87-63) et à domicile devant Le Havre (58-63), elles avaient été gagner un peu à la surprise générale à Léon Trégor (75-72), certes diminué, mais il n’est jamais facile de revenir en vainqueur de ce coin de Bretagne. Il faut donc que nos joueuses se méfient de ce nouveau groupe constitué cet été. Plusieurs joueuses de qualité sont en effet venues renforcer le groupe de Maxime Bezin. Nos supporters reconnaîtront les visages de Manon Sinico (1.80m, 28 ans) et de Mélanie Devaux (1.70m, 21 ans), toutes deux venues de Calais à l’inter saison. Mais elles ne sont pas les deux seules recrues, Brooklyn Pope (1.85m, 24 ans), une intérieure américaine tonique, Cyrielle Recoura (1.72m, 24 ans) vue à l’époque du côté de Voiron, Manon Morel (1.92m, 21 ans) passée par Laveyron et une jeune meneuse de talent, Typhaine Melois (1.70m, 19 ans), qui étaient au centre de formation de Perpignan. Dans ce début de compétition la sauce n’a pas encore bien pris, mais cela ne devrait pas tarder. Souhaitons que ça n’arrive pas ce samedi et c’est ce que nous avons demandé à Aurélie Lopez : « Avant de parler de Limoges, je souhaite que mon équipe reste sur la dynamique démontrée à Chartres, même si tout n’a pas été parfait, mais nous avons retrouvé nos valeurs », nous dit-elle en poursuivant : « Nous devons garder notre défense, imposer notre rythme et réussir à se lâcher offensivement à domicile ! Nous retrouvons des repères, mais nous manquons encore de constance. Il faut se méfier de cette équipe de Limoges qui peut, par son adresse extérieure par exemple, nous poser des problèmes. Il faudra être solidaires et appliquées en défense, encore plus en l’absence d’Émilienne Vidal. On devra être dans le “combat” pendant 40 minutes », conclut-elle. Pour aller dans le sens de notre entraîneur, il faut que nos joueuses retrouvent leur rythme défensif qu’elles ont imprimé lors du premier et quatrième quart-temps samedi dernier. Si elles restent sur ce tempo, alors nous pensons qu’un résultat positif conclura cette rencontre en notre faveur !

 

 

 

 

 

 

Pour son retour dans une salle où elle a joué durant trois saisons, Vélia Bosch a donné de la voix, mais a surtout montré la voie à suivre à ses partenaires (Photo Claude Jouanserre).

 

Il fallait gagner à Chartres ! Pour deux raisons, la première sur le plan comptable, mais surtout pour se rassurer si on en avait besoin, après la défaite subie à domicile huit jours avant face à Calais (56-62). C’est donc chose faite et même bien faite dirons-nous. Une chose satisfaisante, c’est le pourcentage de réussite aux tirs. Si face aux Nordistes nous avions terminé avec un bien pâle 31% de réussite, samedi dernier nous faisons un beau 50% tout rond (27 paniers sur 54 tirs) ! On peut dire et écrire tout ce qu’on veut, mais quand l’adresse est là, c’est beaucoup plus facile, même si par moment nous avons eu quelques trous en défense et que nous avons perdu beaucoup trop de ballons (21). Surtout, ce qui est à remarquer, c’est que ce pourcentage de réussite a été linéaire sur l’ensemble de la partie, puisqu’à la mi-temps nous sommes déjà à ce pourcentage, avec 15 paniers sur 30 ! Durant toute la semaine dernière, jamais Aurélie Lopez n’a voulu parler de ce fameux manque de réussite du samedi précédent, préférant au contraire occulter ce « détail », pour éviter que ses joueuses ne se focalisent là-dessus. Au lieu de faire des entraînements basés sur le tir, notre entraîneur a privilégié la technique et la tactique. Bien vu la psy !

Il faut dire aussi que l’entame proposée par Julia Borde a immédiatement mis ses partenaires sur orbite. Ses adversaires avaient pourtant été mises en gardes par leur entraîneur Alain Boureaud, sur les dangers de laisser notre N°4 toute seule. Il n’y avait qu’à voir son attitude de colère envers ses joueuses sur le premier panier de la partie, réussit derrière l’arc de cercle par notre ailière. Le technicien Chartrais connaissait bien Julia Borde, il l’avait eu en sélection Aquitaine Minimes il y a quelques saisons et il savait qu’il ne fallait pas lui laisser d’espaces. Seulement, quand ensuite les locales sont montées sur elle, c’est en dribble ou en pénétration qu’elle leur a fait des misères : 4/4 à 2 pts, 3/5 à 3 pts, 2/3 aux LF, 5 passes décisives, 2 fautes provoqués, 1 interception, pour seulement 1 seul ballon perdu. La seule fausse note de cette rencontre c’est la vilaine blessure à la cheville d’Émilienne Vidal, qui va l’empêcher de jouer samedi prochain face à Limoges. Il faut maintenant souhaiter à notre capitaine qu’il n’y ait rien de plus grave, car nous avons besoin d’elle sur le terrain.

 

Au fil des rencontres, Éva Salanave retrouve le rythme de la compétition à la grande satisfaction de son entraîneur, Rafaël Esteban (Photo Claude Jouanserre).

 

EBPLO : 69

M. Brouca (cap 6), A. Campergue (5), G. Murillo (10), E. Salanave (13), J. Mur (4), M. Ferreira, M. Chrzanowski (31). Entraîneur : R. Esteban.

Espoirs Chalosse : 58

 

Très belle victoire de nos Seniors Aquitaine ce dimanche après-midi devant les Espoirs de Chalosse. Sans un relâchement dans les cinq dernières minutes de la rencontre, nos joueuses devaient l’emporter avec un écart beaucoup plus conséquent.

Celles-ci débutent bien la partie en infligeant immédiatement un 11-1 à des Landaises complètement dépassées par le rythme et dominées sous les cercles par Martha Chrzanowski et Éva Salanave. Seulement cette embellie va être vite freinée par le retour des visiteuses, qui ne vont jamais baisser les bras. Il faut une bonne fin de mi-temps de notre équipe, pour creuser un petit break à la pause (38-27, 20e). Le troisième quart-temps sera de bien meilleure facture, semblable à l’entame de la rencontre. La défense est bien en place et en attaque le ballon vole de mains en mains, pour déstabiliser les visiteuses. Petit à petit le score enfle en notre faveur (58-40, 30e). Le cap des 20 points d’écart est vite atteint (67-47, 35e), mais à cet instant notre équipe tombe dans ses travers, à la grande colère de Rafaël Esteban. Dans les cinq dernières minutes un seul panier est marqué, venant légèrement altérer tout ce qui a été fait avant.

 

Rafaël Esteban : « Je suis très content de cette victoire, j’ai fait tourner tout mon effectif tout en préservant Aurélie Lopez, qui a des soucis musculaires. Sur la fin on mène de 20 points et il y a un relâchement compréhensible. Ça reste quand même un bon match dans l’ensemble. Je voudrais ressortir la très bonne partie de Martha Chrzanowski et aussi celle de  Éva Salanave, qui a retrouvé des automatismes après un arrêt de deux ans ».