Dès le début de la rencontre, Julia Borde a donné le ton. Notre N°4 termine avec 19 points à 70% de réussite, mais surtout elle a joué juste des deux côtés du terrain (Photo Claude Jouanserre).

 

Chartres : 63

21 paniers sur 60, dont 2 sur 13 à 3 pts, 19 LF sur 31, 37 rebonds, 9 passes décisives, 17 ballons perdus, 19 fautes, 51 d’éval.

A. Cheron (9), L. Gonzalez (4), S. Gauthier (4), L. Bacconnier (2), R-M. Ciss (8), M. Mendy (14), M. Letoret (2), N. Lemaire (cap), M. Eustache (7), M-B. Rosche (13). Entraîneur : A. Boureaud.

EBPLO : 76

27 paniers sur 54, dont 7 sur 15 à 3 pts, 15 LF sur 20, 39 rebonds, 16 passes décisives, 21 ballons perdus, 25 fautes, 82 d’éval.

J. Borde (19), L. Boykin (10), A. Gueye (17), M. Brouca, M. Arfelis (6), V. Bosch (2), M. Dia (10), E. Vidal (cap), I. Bunel (9), M. Chrzanowski (3). Entraîneur: A. Lopez.

À Chartres, Halle Jean Cochet, 500 spectateurs environ.

Arbitre : M. Madelage

Les quarts-temps : 11-25, 18-17, 25-18, 9-16.

 

Il nous est parfois (rarement quand même) arrivé sur ce site de critiquer un, ou des arbitres complètement dépassés par la rencontre, voire malhonnêtes ! Mais aujourd’hui, nous voulons commencer par des félicitations à Monsieur Madelage, qui a officié tout seul ce samedi soir. En effet, à quelques minutes du coup d’envoi de la rencontre, son collègue a été pris d’une crise de spasmophilie, qui a nécessité l’intervention des pompiers et son transfert à l’hôpital de Chartres (ce dimanche matin son état de santé s’était nettement amélioré et il est rentré chez lui). Donc, pour en revenir à Monsieur Madelage, il a été en tout point correct et très bon. Il a gardé tout au long de la rencontre la même philosophie arbitrale, mais surtout il a su faire oublier qu’il officiait seul. Chapeau bas Monsieur Madelage, vous êtes un exemple pour votre corporation !

                                                    Un premier quart-temps de rêve !

Pour en revenir à la rencontre, nous avons eu droit à un premier quart-temps de rêve de la part de nos joueuses. À partir d’une défense individuelle très haute et d’une adresse générale au-dessus de la moyenne, nos joueuses ont pris Chartres à la gorge. Après un premier panier intérieur de Mariame Dia, c’est Julia Borde qui envoi un missile à 3 points, avant d’avoir une série de 6 points consécutifs, qui obligent Chartres à demander un temps mort (6-12, 6e). À la sortie de celui-ci, le festival offensif de l’EBPLO se poursuit, avec toujours une défense digne de ce nom (6-20, 8e). Aurélie Lopez fait tourner son banc, Marion Arfelis signe son entrée par deux paniers consécutifs derrière l’arc de cercle, et quand Awa Gueye rajoute deux lancers francs, nous avons le plus grand écart de cette rencontre (12-33, 12e). Malheureusement, nos filles vont subir un gros passage à vide, avec surtout un jeu collectif qui se perd et une défense qui se relâche. Chartres n’en demande pas tant et grignote petit à petit son retard, malgré les deux temps morts demandés par notre entraîneur. La pause survient au bon moment pour notre équipe (29-42, 20e).

                                                Émilienne Vidal se blesse sans jouer !

Au retour des vestiaires et avant d’entamer le second acte, nos joueuses reprennent leur échauffement. À la fin de celui-ci, alors qu’Aurélie Lopez les rappelle sur le banc, sur son dernier tir Émilienne Vidal voit son pied retomber sur…un ballon. La cheville ne supporte pas ce choc, c’est une grosse entorse. Notre capitaine, dure au mal, va bien se faire poser un strap, mais son retour sur le parquet sera éphémère, la douleur est trop vive. À ce moment-là, les deux équipes se rendent panier pour panier (39-50, 24e et 39-53, 25e) sur un panier à 3 points de Julia Borde. Prenant confiance, Chartres se rapproche de plus en plus (49-55, 27e) et pense même passer devant, avant la fin du troisième quart (54-55, 27e). C’est alors Ingrid Bunel qui prend ses responsabilités aux tirs, pour permettre de repousser les assauts Chartrains et redonner un peu d’oxygène à son équipe (54-60, 30e). Rapidement, Vélia Bosch et Ingrid Bunel vont compter quatre fautes chacune, mais Martha Chrzanowski provoque également la quatrième de Rosche et rajoute deux lancers francs (56-62, 33e). Awa Gueye inscrit un 3 points plein de culot, alors que l’EBPLO retrouve son jeu collectif bien huilé. Julia Borde joue juste et combine avec Mariame Dia, alors qu’Ingrid Bunel distille des caviars à ses partenaires (8 passes décisives dans la soirée). L’EBPLO tient sa victoire, ce qui permet à Marlène Brouca de participer aussi à la fête.

 

Aurélie Lopez : « Après un super premier quart-temps, nous avons perdu notre jeu, surtout collectivement. Mais ce que je veux surtout retenir ce soir, c’est le caractère de l’équipe, car quand Chartres est revenu à 1 point, on aurait pu lâcher, au contraire, toutes mes joueuses ont apporté quelque chose. Sur la fin on tient très bien le rebond défensif, ce qui nous a permis de prendre de la confiance et de marquer quelques paniers en contre-attaque. Ce soir, nous avons joué sur nos valeurs et c’est pour cela que nous l’emportons ! »   

 

Lors du tournoi de Limoges, Lakevia Boykin ici face à Luzitiba, avait terminé meilleure marqueuse de la finale contre Chartres. Il serait de bon augure de confirmer ce samedi soir (Photo Claude Jouanserre).

 

Ce samedi soir notre équipe de Ligue 2 se déplace à Chartres, l’un des trois promus de la division. Jusqu’à présent, la halle Jean Cochet de Chartres a plutôt bien réussi à notre club, petit flash back : le 17 mai 2003, notre équipe alors en NF2, allait s’imposait dans l’Eure et Loir (50-74), pour le compte du match retour des demi-finales de cette compétition, avec une certaine Aurélie Lopez qui allait terminer meilleure marqueuse du match avec 15 points (à égalité avec Béatrice Castets). Le 24 mai 2009, c’est avec les actuelles couleurs de l’Élan Béarnais Pau Lacq Orthez, qu’Aurélie Lopez allait revenir dans cette ville et remporter le titre de champion de France de NF3, en tant que coach cette fois-ci, devant Le Coteau Riorges (55-34), pourtant grand favori au départ. C’est dire si cette salle est un peu un porte-bonheur pour notre club et son entraîneur !

Pourtant, ce samedi c’est une rencontre encore très difficile qui les attend face à une formation toujours invaincue cette saison. Après une surprenante victoire à Dunkerque (57-64), lors de la journée d’ouverture, elles allaient confirmer à domicile huit jours plus tard face à Léon Trégor (73-66), alors qu’elles étaient exemptes la semaine dernière. Pourtant, nous avons un petit avantage psychologique sur elles, nous les avons battues lors du tournoi de Limoges le 29 septembre dernier (52-45). Certes, à ce moment-là les deux formations n’étaient pas encore tout à fait prêtes et beaucoup de matches ont eu lieu entre-temps. De notre côté il va vite falloir oublier ce résultat positif, mais aussi ce qui n’a pas marché face à Calais, pour se concentrer sur le positif, comme l’explique Aurélie Lopez : “ Nous devons nous appuyer sur notre seconde mi-temps effectuée contre Calais, nous avons bien travaillé cette semaine et nous sommes prêtes pour ce déplacement. On sait qu’un match compliqué nous attend, mais psychologiquement nous avons retrouvé des ressources cette semaine et l’envie est là. Il faut être prêt à “combattre” pendant 40 minutes et ne pas laisser Chartres imposer son rythme et son jeu”, conclut-elle, avec un regard déterminé ! Et puis après-tout, cette ville est un peu béarnaise, tous les historiens savent bien que c’est à la cathédrale de Chartres que notre bon roi Henri IV fut sacré roi de France le 27 février 1594, donc…

 

Comme le montre notre capitaine Émilienne Vidal, nos joueuses doivent se serrer les coudes dans ce début de saison (Photo Claude Jouanserre).

 

Si on pose la question suivante à une personne non initiée : « Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit si on vous parle de Basket ? » Une grande majorité répondra : « C’est un sport d’adresse ! ». Ah, l’adresse au Basket ! Si samedi dernier nous avions eu un peu plus de réussite aux tirs dans le premier quart-temps, elle aurait caché (sauf pour Aurélie Lopez), les manquements défensifs de ces dix premières minutes. Au lieu d’être mené 21 à 8, avec un piètre 2 sur 14 aux tirs, cela aurait pu faire du 21 à 18 en réussissant simplement 5 tirs à 2 points de plus, soit du 50% de réussite dans ce laps de temps et à l’arrivée le résultat du match pouvait changer. Car faute de tourner à 50%, qui est une moyenne raisonnable à ce niveau de compétition, nous terminons le premier quart-temps à … 14% ! D’ailleurs, en gardant ces chiffres, avec un cinquième quart, nous l’aurions emporté. Si, si, puisqu’en termes d’adresse nous nous sommes améliorés au fil de la partie, jugez vous-même : 1er quart 14%, deuxième 26%, troisième 27% et quatrième 31% ! C’est un peu se qui s’est passé lors de la première journée face à Charnay et qui s’est renouvelé devant Angers en coupe de France. Cela oblige nos filles à courir après le score, à perdre beaucoup d’énergie par ce que nous pensons être un manque de concentration. Depuis le début de cette saison, il leur faut au moins dix minutes pour rentrer dans une partie, face aux gros calibres de la poule, ça ne passera pas. À l’heure actuelle nous pourrions aussi bien être à deux victoires… comme à deux défaites. Le problème se situe donc la tête de nos joueuses, car ensuite de part leur énergie, leur technique et leur talent, elles arrivent à combler une grande partie de ce handicap, mais au prix de quels efforts ! Plus que de technique ou de tactique, cette semaine Aurélie Lopez doit changer de casquette et passer de l’entraîneur au psy, pour tenter de trouver le remède. De toute façon, il ne va pas falloir y passer l’automne, car dès ce samedi elles sont attendues de pied ferme du côté de Chartres…

Avec 16 points, Mariame Dia termine meilleure marqueuse de l'EBPLO ce samedi soir (Photo EBPLO).

 

EBPLO : 56

21 paniers sur 67, dont 4 sur 24 à 3 pts, 10 LF sur 14, 43 rebonds, 18 passes, 14 ballons perdus, 19 fautes, 55 d’éval.

J. Borde (14), L. Boykin (4), A. Gueye (8), M. Brouca, M. Arfelis (2), V. Bosch (2), M. Dia (16), E. Vidal (cap 8), I. Bunel (2), M. Chrzanowski. Entraîneur: A. Lopez.

Calais: 62

23 paniers sur 57, dont 1 sur 7 à 3 pts, 15 LF sur 21, 39 rebonds, 13 passes, 14 ballons perdus, 18 fautes, 67 d’éval.

J. Fouasseau (12), N. Ahamada, A. Sissoko (4), O. Sbahi (3), A. Cibert (cap), M. Arnaud (14), D. Allen (2), M-B. Nbuyamba (8), T. Clarke (19). Entraîneur : K. Brohan

À Mourenx, gymnase municipal, 350 spectateurs.

Arbitres : M. Bourette et P. Dufau.

Les quarts-temps : 8-21, 16-19, 13-10, 19-12.

Pour EBPLO, 1 faute technique : A. Gueye (36e), 1 joueuse sortie pour 5 fautes : A. Gueye (36e).

Pour Calais, 1 joueuse sortie pour 5 fautes : A. Cibert (40e).

 

Quelle maladresse ! Mais surtout quel premier quart-temps de galère ! Au bout de 10 minutes de jeu, nos joueuses semblaient complètement asphyxiées par le rythme des Calaisiennes, alors que finalement c’est le contraire qui va se passer… en seconde mi-temps. Seulement, au moment de rentrer dans les vestiaires, nos filles comptent déjà 16 points de retard (24-40, 20e). Mais ce qui est encore plus énervant, c’est lorsqu’on épluche la feuille des statistiques ! On gagne la bataille des rebonds (43-39), les passes décisives (18-13), les interceptions (9-7), alors que pour les ballons perdus, c’est l’égalité parfaite (14-14). Seulement, quand on jette un regard vers le pourcentage de réussite aux tirs, aïe, aïe, aïe ! Calais tourne à 40% et nous à 31%, c’est bien de ce côté-là que le bât blesse !

L’entame de cette partie est catastrophique (0-8, 3e), avec des prémices de maladresse et trop de ballons perdus par manque de concentration. Il faut attendre 5 minutes pour voir le premier panier marqué par nos joueuses, il est l’œuvre d’Awa Gueye (3-8, 5e). Cela ne va pas aller en s’arrangeant (3-14, 8e), ce qui oblige Aurélie Lopez à demander un temps-mort. Celui-ci semble judicieux, car aussitôt Julia Borde envoie un missile à 3 points qui rentre sans toucher le cercle. Mais malheureusement, ce n’est qu’un feu de paille et ce premier quart-temps est terrible (8-21, 10e). L’EBPLO va rehausser sa défense, comme par hasard le ballon va plus vite, Ingrid Bunel traverse le terrain à la vitesse de l’éclair pour servir Marion Arfelis sur un plateau (16-23, 13e). En jouant vite, nos filles perturbent la belle mécanique Nordiste qui semble marquer le pas. Mariame Dia est au four et au moulin, Lakevia Boykin montre sa puissance athlétique, on recommence à y croire (22-27, 16e). Las, en 3 minutes, on va encaisser un terrible 12-0 qui donne un coup au moral (22-40, 19e). Le repos de la mi-temps survient au bon moment (24-40, 20e).

                                                                        La remontée fantastique !

À son retour sur le parquet l’EBPLO rehausse encore sa défense et oblige Calais à aller au bout des 24 secondes de possession. En attaque ça tourne mieux, malheureusement la maladresse est encore présente (29-40, 24e). Calais va recreuser un nouveau break, essentiellement en récupérant des ballons sur les tirs de nos filles (33-48, 27e). Dans la salle plus trop de monde ne croit en un possible retour, mis à part notre staff et nos joueuses. Deux paniers consécutifs d’Awa Gueye et nous voici sous la barre des 10 points (41-50, 32e). C’est une véritable remontée contre le chronomètre qui s’engage. Martha Chrzanowski plonge au sol comme dans une piscine, se rappelant du temps où elle était une championne de natation, la défense a hissé les barbelés, à l’image de Vélia Bosch qui ne laisse pas un centimètre à Cibert, où Émilienne Vidal qui s’engage dans un combat de titan avec Clarke. Mariame Dia surprend son adversaire directe en dégainant avec succès derrière l’arc de cercle, Julia Borde en remet deux couches à 3 points, et nous voilà dans les roues de Calais (54-58, 38e). Seulement, dans ce money-time l’adresse va encore nous faire défaut, ce dont va profiter Calais, pour éviter aux locales le parfait hold-up !   

 

 

Comme à Nice au printemps dernier, la route d'Awa Gueye et de Mélanie Arnaud (N°10) vont se croiser ce samedi soir à Mourenx (Photo Claude Jouanserre).

 

Après avoir été exempt de la deuxième journée, on peut considérer que le championnat va maintenant vraiment débuté pour notre équipe de Ligue 2. En recevant ce samedi soir Calais, nos filles s’attaquent à l’un des plus gros favoris de cette compétition. Les Nordistes ont annoncé la couleur en allant s’imposer assez facilement, dès la première journée à Aix en Provence (57-72) et en atomisant littéralement Dunkerque samedi dernier (90-47). L’an passé à pareille époque (le 6 octobre), nous recevions les mêmes adversaires, qui étaient venus s’imposer facilement dans notre gymnase. Cela ne Nous a pas empêché de réaliser une magnifique saison, clôturée par une médaille de bronze… devant ces mêmes concurrents !

Cela ne veut dire que ce samedi nos joueuses vont baisser les bras, ce n’est pas leur style, ni celui de notre entraîneur, mais l’adversaire est encore d’excellentes qualités. Si certaines joueuses talentueuses ont quitté le Nord, elles ont été remplacées par d’autres filles tout aussi efficaces. Les Nordistes vont se présenter en Béarn avec des arguments, et non pas dans l’intention de venir goûter le bon air tempéré de nos belles Pyrénées. Autour de leur valeur sûre, la capitaine Aurélie Cibert, meilleure passeuse après deux rencontres (7,0 passes de moyenne), les Calaisiennes pourront compter également sur les habiles Jenny Fouasseau et Mélanie Arnaud, mais aussi sur leurs recrues, Dominique Allen et Tiffany Clarke, cette dernière étant une joueuse intérieure avec des mains en or et un sens inné du rebond.

Pour contrer cette belle mécanique, nos joueuses devront bien démarrer la partie pour éviter de caler avant la mi-temps et espérer avoir de l’adresse aux tirs, tout en défendant bec et ongles l’accès à leur panier. Sur tous ces points là, Aurélie Lopez partage tout à fait notre avis : « Calais est une des équipes favorites pour la qualification au Final Four voire plus, et leur début de championnat reflète leurs ambitions. C’est un match très compliqué qui nous attend, face à une équipe où le danger peut venir de chaque poste, un secteur intérieur physique et athlétique, un secteur extérieur très adroit, mais pouvant créer le jeu également. La tâche s’annonce difficile, mais nous allons tenter de lutter contre cette équipe le plus longtemps possible et on parlera du résultat après. En ce moment, c’est plutôt le contenu qui m’intéresse, car nous avons du mal à trouver notre basket, nous sommes moins dans le “combat”. Il faudra retrouver nos valeurs et de l’adresse si on veut exister, mais l’un ne va pas sans l’autre », conclut-elle. Chaque point vaudra très cher !

 

 

 

 

Nos joueuses ont eu à faire face à un véritable mur défensif, qu'il a été difficile de contourner (Photo EBPLO).

 

EBPLO : 56

20 paniers sur 51, dont 7 sur 22 à 3 pts, 9 LF sur 16, 23 rebonds, 12 passes, 8 ballons perdus, 21 fautes.

J. Borde (11), L. Boykin (7), A. Gueye (11), M. Brouca, M. Arfelis, V. Bosch (9), M. Dia (12), E. Vidal (cap 4), I. Bunel, M. Chrzanowski (2). Entraîneur: A. Lopez.

Angers: 72

22 paniers sur 48, dont 10 sur 17 à 3 pts, 18 LF sur 23, 38 rebonds, 8 passes, 13 ballons perdus, 19 fautes.

J. Cortinovis (6), C. Aubert (cap 3), R. Hejdova (6), M. De Sousa, A. Favre (3), L. Murphy (14), E. Prodhomme (11), S. Lucet (17), S. Le Marrec, I. Sliskovic (12). Entraîneur : D. Girandière.

À Mourenx, gymnase municipal, 300 spectateurs environ.

Arbitres : E. Sans et P. Brèthes.

Les quarts-temps : 8-21, 12-21, 22-18, 14-12.

Pour EBPLO, 1 joueuse sortie pour 5  fautes : E. Vidal (36e).

 

L’entame de match est catastrophique pour nos joueuses, qui encaissent un 6-0 en moins d’une minute de jeu (0-6, 1e). « On fait deux erreurs de communication, alors qu’on avait bien préparé ça aux entraînements », explique après la rencontre Aurélie Lopez, en poursuivant : « Ce 6-0 nous fait mal à la tête et ensuite on n’arrive pas à se mettre en rythme », nous dit-elle. En effet, sur ces dix premières minutes nos filles vont subir sans arriver à marquer des points (2-15, 5e). Au terme de ce premier quart-temps, on sait déjà qu’il n’y a pratiquement plus d’espoir de revenir dans la partie (8-21, 10e). Pourtant, la défense va reprendre des couleurs et à partir de là, offensivement ça va mieux. Quelques ballons volés, du jeu rapide et voilà une nouvelle partie qui commence (12-21, 13e). Nos joueuses donnent tout ce qu’elles peuvent, elles provoquent des fautes qui les amènent sur la ligne de réparation, mais leurs efforts se payent et la maladresse les poursuit dans cet exercice. Aurélie Lopez ouvre son banc, chacune essaie d’apporter quelque chose de positif, seulement l’adresse n’est pas présente (28% de réussite et un 0 sur 7 à 3 points sur les 20 premières minutes). À la pause, l’écart est toujours aussi conséquent (20-42, 20e).

La seconde mi-temps débute sur un autre rythme et l’EBPLO joue enfin les yeux dans les yeux avec ses adversaires. Awa Gueye réussit une action à 4 points (34-49, 26e), alors que Julia Borde et Mariame Dia trouvent le chemin des filets à 3 points (41-56, 29e). Awa Gueye vole des ballons, Mariame Dia gobe des rebonds et Julia Borde inscrit deux paniers primés, tandis que la défense est enfin bien présente (54-66, 38e). On croit alors à un impossible exploit, mais Angers va réagir et profiter de la fatigue de nos joueuses pour recreuser l’écart.

 

Aurélie Lopez au micro de France Bleu Béarn : « Sur le dernier quart-temps je suis satisfaite du combat de mes joueuses, nous n’avons rien lâché. Avec un petit peu plus d’adresse, je pense que nous pouvions faire tourner le match quand on revient alors qu’il reste moins de 3 minutes de jeu. Nous les avons un peu trop regardés au début de la partie, nous avons plongé psychologiquement, mais nous avons trouvé des ressources pour revenir. C’est ce que je veux retenir pour travailler pour la venue de Calais ».

 

 

Avec 4 paniers à 3 points réussis par Marion Arfelis lors du tournoi de Limoges, les Angevines vont se méfier de notre ailière ce jeudi (Photo Claude Jouanserre).

 

Le hasard du calendrier fait bien les choses ! Samedi prochain pour la deuxième journée de championnat de Ligue 2, notre équipe est exempte. Mais elle ne restera pas sans jouer, puisque ce jeudi elle accueille notre « meilleur ennemi », Angers, dans le cadre des 1/16e de finales de la coupe de France. Les rencontres entre ces deux formations se jouent toujours à très peu de choses, parfois en prolongation comme lors de notre victoire en Anjou au printemps dernier, ou alors au buzzer de fin de match, comme cela s’est passé au tournoi de Limoges, grâce à un panier d’acrobate de Mariame Dia (68-67), qui nous permettait d’aller en finale et de le remporter.

Seulement, ce jeudi soir à 20H00 il en sera autrement, car nous auront en face une équipe beaucoup plus prête que dans le Limousin, même si elle sera privée de Carine Brossais, retenue par ses obligations professionnelles. Samedi dernier, Montpellier le dernier finaliste du championnat de LFB, a eu toutes les peines du monde à s’imposer à Angers (62-66), ce qui laisse de grands espoirs à ces dernières pour le futur. Justement, le futur commence dès ce jeudi pour les troupes de David Girandière, qui comptent bien ouvrir leur compteur de victoire en match officiel. « On se déplace à Pau avec l’objectif de gagner un premier match officiel avec cette équipe », annonce sans ambiguïté le technicien angevin, en poursuivant : « Ce match doit nous servir pour continuer à avancer, et également montrer qu’on a franchi un cap, que l’on est au-dessus du niveau de la ligue 2. Il faut que l’on soit dans la continuité du match de samedi face à Montpellier », conclut-il. Nos filles doivent donc s’attendre à une rencontre de très haut niveau, face à une équipe qui sera en plus revancharde. Pour cela il faut espérer davantage de réussites aux tirs pour nos joueuses, par rapport au match de samedi dernier devant Charnay (victoire 66-64). De plus, Aurélie Lopez ne compte pas prendre cette partie à la légère, bien au contraire : « Comme nous ne jouons pas le prochain week-end, nous allons aborder ce match comme si c’était une rencontre de championnat. Nous voulons rester en rythme, et puis c’est Angers, donc nous voulons essayer de faire quelque chose de bien. Nous allons prendre cette rencontre quart-temps par quart-temps et après on verra bien à la fin », analyse notre entraîneur, le sourire aux lèvres.

 

 

À l'image d'Ingrid Bunel, nos joueuses ont essayé de mettre du rythme dans cette partie pour faire courir les Charnaysiennes. Géraldine Bertal (N°13) est battue, alors que Charlotte Ducos (N°9) hésite à aller à la rencontre de notre meneuse (Photo EBPLO).

 

Ouf ! Le couperet est passé très près ! Pourtant nous savions que cette première rencontre à domicile serait difficile à négocier face à un adversaire de valeur, qui en plus n’avait rien à perdre dans l’histoire, mais plutôt tout à gagner. Nos joueuses ont mis en pratique les conseils de leur entraîneur, qui avait axé l’essentiel de ceux-ci sur la défense. Heureusement, elle a bien marché ne laissant que 64 points à nos adversaires, mais là où ça a moins bien fonctionné, c’est en attaque. Des tirs ouverts ont été pris, mais parfois sans manque de rythme, ou alors d’autres un peu trop forcés. Heureusement que sur la ligne des lancers francs les bras de nos filles n’ont pas tremblé, notamment ceux de Mariame Dia et Awa Gueye en fin de partie (16 sur 18 pour les deux joueuses), qui assuraient alors le score. Car en face, le trio d’ex LFB, Julie Legoupil, Charlotte Ducos et Géraldine Bertal (plus de 31mn de jeu chacune et 40 points au total), a pesé sur cette partie. Tiendront-elles toute la saison à ce niveau ? Dans tous les cas, nous sommes bien heureux de nous en être sortis avec la victoire, car en ce moment les Bourguignonnes sont dangereuses. En plus il leur manquait Laure Belleville, suspendue pour ce match, mais qui fera sa rentrée lors de la prochaine journée. Enfin, l’essentiel est là avec les deux points engrangés au classement, mais surtout nous sommes rentrés dans la vraie compétition. Il faut se souvenir que chaque année nous avons du mal à jouer cette première rencontre à domicile, nos filles n’arrivent pas à se libérer. Souvenez-vous, l’an passé nous l’avions emporté à Dunkerque et le samedi suivant pour l’ouverture dans notre gymnase, nous nous étions largement inclinés face à … Calais ! Cette partie doit aussi nous servir d’expérience, car cela veut dire que cette année la compétition sera ouverte et comme dit depuis un moment Aurélie Lopez : « Tout le monde peut battre tout le monde ! ». Donc, méfiance !

Avec 23 points, Martha Chrzanowski termine meilleure marqueuse, mais surtout elle a dominé le secteur intérieur (Photo Claude Jouanserre).

 

EBPLO : 59

A. Lopez (11), M. Brouca (cap), A. Campergue (2), G. Murillo (5), E. Salanave (13), C. Brouca (2), J. Mur, M. Ferreira (2), M. Chrzanowski (23).

Ent : R. Esteban

Entente Pessac BC : 46

S. Bouzon (5), A. Vezzosi (15), H. Le Bert, M. Capot (7), E. Portes (6), M. Pauluzzi (6), A. Pichon (4), F. Desport (3). Ent : P. Gérad

À Mourenx, gymnase municipal, une centaine de spectateurs.

Arbitres : F. Desmis et Peytrin S.

 

Notre équipe Région recevait l’Entente Pessac pour le compte de la 4ème journée du championnat. Proches au classement, les protégées de Rafaël Esteban savaient que c’était un match à ne pas prendre à la légère.

Le début de match est à l’avantage des visiteuses, trois actions consécutives à trois points leur permettent de mener rapidement (9-3, 2ème). C’était sans compter sur le duo Lopez/Chrzanowski, très incisif en attaque et qui bloque l’accès de la peinture en défense (19-13, 11ème). Les visiteuses se rabattent alors sur les tirs en périphérie avec une certaine adresse, mais la rencontre perd en intensité. En cause de multiples fautes et une défense un peu plus agressive. Néanmoins, les protégées de Rafaël Esteban parviennent toujours aussi facilement à trouver la fringante Martha Chrzanowski, ce qui donne un avantage confortable pour nos joueuses à la pause (32-21, 20ème)

La deuxième mi-temps est moins engagée, les nombreuses fautes commises plus tôt par les Bordelaises les empêchent de défendre comme elles le voudraient. Aurélie Lopez, qui marquera le seul panier primé de son équipe (37-21, 22ème), en profite pour s’occuper de tout et ses partenaires étouffent littéralement les visiteuses (50-32, 30ème).

Le dernier acte  est difficile pour nos filles, visiblement empruntées physiquement, elles s’en remettent à Éva Salanave pour faire le nécessaire offensivement et laisser leurs adversaires à bonne distance. La rencontre se termine sur le score de 59 à 46, les filles se sont appuyées sur leurs atouts intérieurs, 34 points pour le duo Lopez/Chrzanowski. Elles ont cependant alterné le bon et le moins bon, face à une formation trop faible physiquement pour rivaliser sur toute la rencontre. (Seul bémol de  la rencontre, la faillite aux lancers-francs en première mi-temps).

 

Article rédigé par Alban Laffitte

 

 

Dans le duel qui l'opposait à Géraldine Bertal, c'est Mariame Dia qui en est sortie vainqueur (Photo EBPLO).

 

EBPLO : 66

19 paniers sur 52 dont 4 sur 19 à 3 pts, 24 LF sur 29, 32 rebonds, 11 passes, 10 ballons perdus, 68 d’éval.

J. Borde (6), L. Boykin (15), A. Gueye (11), M. Brouca, M. Arfelis (4), V. Bosch (4), M. Dia (17), E. Vidal (cap), I. Bunel (8), M. Chrzanowski (1). Entraîneur: A. Lopez

Charnay: 64

24 paniers sur 56 dont 4 sur 11 à 3 pts, 12 LF sur 17, 39 rebonds, 15 passes, 16 ballons perdus, 67 d’éval.

L. Aulnette (2), J. Legoupil (19), M. Joret (7), C. Ducos (cap 5), E. Laurent (4), D. Rajecka (8), G. Bertal (16), A. Diallo (3). Entraîneur : B. Kheder

À Mourenx, gymnase municipal, 300 spectateurs environ.

Arbitres : F. Maillot et P. Brethes

Les quarts-temps : 13-17, 19-12, 14-18, 20-17.

Pour Charnay, 1 joueuse sortie pour 5 fautes : D. Rajecka (40e).

 

Avant cette rencontre, Aurélie Lopez savait que ce ne serait pas facile de l’emporter pour différentes raisons. C’était le premier match de la saison à domicile face à un promu et le statut de favori allait nous compliquer la tâche.

Après l’ouverture du score par Rajecka, ce sont nos filles qui vont bien rentrer dans cette partie en imposant leur Basket, à l’image d’une Mariame Dia très incisive sur toutes ses actions (11-4, 5e). Malheureusement, elle allait être vite sanctionnée de deux très sévères fautes, qui vont l’obliger à sortir. Cela va perturber ses partenaires, qui n’arrivent plus à trouver le chemin des filets. Pire, ça redonne confiance aux visiteuses, qui vont nous passer un cinglant 13-0 (11-17, 9e). Pourtant, sans s’affoler, l’EBPLO va revenir sur les talons de Charnay, notamment par un panier à 3 points avec la planche, signée Awa Gueye (18-19, 12e). Les Bourguignonnes vont encore essayer de prendre la poudre d’escampette en profitant de la maladresse de leurs adversaires (19-23, 15e). C’est à cet instant que Lakevia Boykin va sortir de sa boîte. Tout d’abord avec un coast to coast et ensuite sur un « caviar » d’Ingrid Bunel en fin de contre-attaque. La pause est atteinte avec un faible avantage pour nos couleurs (32-29, 20e).

                                                         Final interdit aux cardiaques !

Ce sont les Bourguignonnes qui vont se mettre les premières en action avec un 5-0 (32-34, 22e). Dès cet instant, les deux formations vont se livrer à un chassé-croisé incessant. Awa Gueye provoque des fautes et se retrouve souvent sur la ligne des lancers francs. Au moment où vont débuter les dix dernières minutes, rien n’est joué (46-47, 30e). Les lancers francs d’Awa Gueye (8/10) et de Mariame Dia (8/8), nous maintiennent à flot (56-57, 36e). Cela commence à devenir irrespirable et quand Mariame Dia prend un rebond offensif important pour causer la quatrième faute de Bertal et rajouter les deux points des lancers-francs, on reprend un peu d’air (59-57, 37e). C’est cette maline de Legoupil par un panier à 3 points, qui redonne espoir aux visiteuses (61-60, 38e) et c’est Bertal à mi-distance, qui sème le trouble dans les esprits de nos filles (61-62, 39e). Heureusement, les bras d’Awa Gueye et de Mariame Dia ne tremblent pas sur la ligne de réparation (65-64, 40e), il reste encore une vingtaine de secondes à jouer. À 14 secondes, Bertal manque un tir intérieur, la bataille au rebond est rude, les arbitres sifflent un entre-deux, la flèche indique possession pour Charnay. Il faut défendre fort, c’est ce que font nos joueuses, obligeant Aulnette à prendre un tir forcé en déséquilibre et qui manque le cercle. À deux secondes de la fin, Ingrid Bunel parachève cette victoire par un lancer franc. Mais que ce fut dur !