Pour se qualifier pour le Final Four nos joueuses devaient d'abord gagner à Reims. C'est chose faite et de belle manière (Photo Claude Jouanserre).

Reims : 52

19 paniers sur 59, dont 4 sur 19 à 3 pts, 10 LF sur 13, 38 rebonds, 8 passes, 19 ballons perdus, 16 fautes, 42 déval.

E. Gorjeu (6), E. Pelissou, F. Traoré (4), A. Jomby (8), A. Meszaros (20), P. Lithard (cap 3), M. Lesoudard (11), A. Niangane. Entraîneur : G. Rassineux

EBPLO : 68

28 paniers sur 68, dont 5 sur 19 à 3 pts, 7 LF sur 10, 44 rebonds, 10 passes, 15 ballons perdus, 16 fautes, 74 d'éval.

J. Borde, M. Arfelis, A. Gueye (8), N. Moral, L. Lapeyre (19), V. Bosch (15), M. Dia (2), E. Vidal (cap 10), I. Bunel (14), M. Chrzanowski. Entraîneur : A. Lopez.

À Reims, complexe sportif René Tys, 100 spectateurs environ.

Arbitres : L. Achddou et Y. Kiritharan

Pour Reims, 1 joueuse sortie pour 5 fautes : M. Lesoudard (39e).

Les quarts-temps : 13-19, 19-15, 10-19, 10-15.

Comme nous l'avons déjà écrit sur ce site, pour se qualifier au Final Four de Nice les 11 et 12 mai prochains, il fallait remplir deux conditions. La première était de ramener la victoire de Reims et la seconde c'est que Léon Trégor perdent à Calais. Si la seconde était largement prévisible (Calais est invaincu dans sa salle), la première était loin d'être acquise. Pourtant, ce scénario idéal s'est produit ! Aux termes d'un match parfaitement maîtrisé par nos joueuses, notre équipe est allée chercher une victoire amplement méritée, puisqu'au bout des 40 minutes de temps de jeu elle a mené durant 34.13mn !

Comme un clin d'œil du destin, c'est Laurie Lapeyre (19 pts à 90% de réussite, 13 rebonds et 34 d'évaluation), qui ouvre le score en inscrivant un panier plein d'opportunité. Nos filles vont mettre leur emprise dans cette partie, malgré la rapide sortie de Mariame Dia pour deux fautes (9-5, 4e). Paradoxalement le retour sur le banc de notre intérieure ne va pas pénaliser le groupe, qui en l'espace de 5 minutes va passer un 12-0 aux locales (9-17, 9e). Dans ce moment de folie on retrouve Laurie Lapeyre, mais aussi Émilienne Vidal en pénétration et Awa Gueye à mi-distance. Reims va revenir sensiblement sur les talons des visiteuses, mais quand Vélia Bosch à près de 8 mètres et à 3 secondes de la fin de la possession envoie un missile qui transperce le filet, on sent les prémices d'une bonne soirée. D'autant plus qu'une minute plus tard c'est au tour d'Awa Gueye de se faire remarquer dans cet exercice (21-27, 14e). Reims va alors rehausser sa défense, Laurie Lapeyre est omniprésente des deux côtés du terrain, ce qui n'empêche pas les Champenoises de revenir dans la rencontre au moment du repos (32-34, 20e).

                                                                Une seconde mi-temps parfaitement maîtrisée !

Dès le retour des vestiaires, c'est de nouveau l'EBPLO qui impose son jeu avec Émilienne Vidal dessous et Laurie Lapeyre à mi-distance (32-38, 22e). La défense mise en place par Aurélie Lopez est parfaitement exécutée par ses joueuses. Quand Vélia Bosch réussit deux lancers francs et Émilienne Vidal un autre, l'écart commence à se creuser (32-41, 25e). Un peu plus tard Awa Gueye le maintien par un tir primé, elle-aussi à près de 8 mètres (37-48, 27e). Pour clôturer ce troisième quart-temps, Ingrid Bunel va marquer 5 points consécutifs, dont un derrière l'arc de cercle (40-53, 29e). À cet instant on a un pied au Final Four, car on sait que Calais mène 63 à 39 devant Léon Trégor et qu'il ne faut donc rien lâcher. Les dix dernières minutes vont être parfaitement maîtrisées par nos joueuses qui font tourner le ballon au maximum en mettant en place les systèmes. Vélia Bosch est intraitable, s'imposant même au rebond offensif pour marquer un panier plein d'autorités (44-61, 35e). Les temps-morts de Reims ne vont rien changer, la défense de l'EBPLO est imperméable, mais surtout collective. Il reste moins de deux minutes à jouer quand la jeune Nina Moral rentre sur le terrain pour participer à la fête. Dans le vestiaire, le champagne local a coulé à flot !

Plusieurs fois dans la soirée Vélia Bosch a débordé Jomby, qui ne pouvait pas suivre le rythme infernal imposé par notre meneuse (Photo Claude Jouanserre).

Elles l'ont fait ! Après une défaite à domicile face Roche Vendée huit jours auparavant (58-64), nos joueuses ont été s'imposer à Reims, où lors de l'antépénultième journée, Léon Trégor l'un de nos adversaires direct avait mordu la poussière (79-73). Mais les Bretonnes ne sont pas les seules à s'être inclinées en Champagne, Roche Vendée et Calais y ont laissé des points. C'est dire le niveau de performance de nos filles, qui en plus jouaient avec une certaine pression, s'étant mise dans leur tête de se qualifier pour ce Final Four. Dès le coup d'envoi on s'est vite rendu compte que l'EBPLO était dans un bon soir, malgré la sortie prématurée pour deux fautes, de Mariame Dia (4e). La rentrée d'Émilienne Vidal à la place de sa partenaire n'allait pas changer le cours du match, au contraire, à ce moment-là nos joueuses allaient passer un 12-0 aux Rémoises. Si face aux Vendéennes huit jours plus tôt nous avions été archi-dominées aux rebonds, ce ne fut pas le cas samedi soir (vainqueurs 44 à 38). Laurie Lapeyre (13) et Awa Gueye (11), se sont gavées, alors qu'Émilienne Vidal (7) et Mariame Dia (6), n'ont pas laissé leur part aux chiens ! Au niveau des fautes provoquées, Vélia Bosch (5) et Laurie Lapeyre (4) ont été intenables. Notre meneuse se fendant en plus de 15 points et d'une activité de tous les instants, son adversaire directe voyant plus souvent son numéro de maillot que son visage ! Défensivement, c'est sûrement l'un des matches les plus aboutis de la saison. Chaque joueuse s'est sentie concernée, mais surtout c'est collectivement que notre raquette est devenue citadelle imprenable. Les tirs des Rémoises, quand elles n'étaient pas sanctionnées par le chronomètre des 24 secondes, étaient forcés. C'est une véritable muraille mobile qui empêchait l'accès au panier. Comme en plus nous suivions le live de Calais-Léon Trégor et qu'il n'y avait aucun suspense dans le Nord, nos joueuses avaient leur destin entre leurs mains. Dans 15 jours c'est Nice dans sa salle, mais ça c'est une autre histoire, l'objectif sportif de la saison est déjà largement dépassé !

                                                          Vélia Bosch meilleure passeuse du championnat

Cerise sur le gâteau pour notre meneuse de jeu Vélia Bosch, elle termine meilleure passeuse du championnat de France de Ligue 2, à égalité avec Aurélie Cibert de Calais et Kathleen Bourdin de Gaffenstaden (4 passes décisives par match).

Le 23 mars dernier, lors de la saison régulière, la salle Leyrit de Nice était copieusement garnie. Il devrait en être de même ce week-end (Photo Claude Jouanserre).

Avant de présenter ce Final Four de Ligue 2, nous pouvons confirmer deux informations. La première c'est que l'an prochain nous n'évoluerons pas en Ligue Féminine et la seconde c'est que nous serons toujours en Ligue 2. Alors pourquoi ces deux infos ? En ce qui concerne la première, le club n'a pas l'objectif et les moyens de jouer en LFB la saison prochaine, et ensuite la montée en Ligue Féminine est loin d'être acquise à la vue des trois adversaires présents ce week-end à Nice. Par contre et malgré tous les bruits qui ont couru sur certains forums et dans une certaine presse, nous serons bien présents sur la ligne de départ de la Ligue 2 à la rentrée 2013-2014 ! De plus, à l'heure où nous écrivons ces lignes, plusieurs joueuses nous ont déjà donné leur accord de principe pour poursuivre l'aventure, alors que les autres attendent la fin du Final Four pour prendre une décision. Dans tous les cas et s'il devait y avoir des changements dans l'effectif, le club ne communiquera sur les nouvelles qu'après le 1er juin, date officielle du début des mutations.

                                                                         Au pied de la montagne !

C'est à 17H30, par la rencontre Calais-Angers, que va débuter ce Final Four à la salle Leyrit de Nice. Nos joueuses entreront sur le terrain à 20H30 pour y défier les locales. Le lendemain aura lieu le match pour la médaille de bronze à 14H00, alors que la finale débutera à 16H30. Actuellement, notre équipe et les Azuréennes en sont à 1 partout en saison régulière. Nous l'avions emporté à Mourenx au match aller sur le score de 72 à 66, alors que nous nous étions inclinés au retour sur la marque de 82 à 52, dans une partie où il nous manquait Ingrid Bunel, blessée et restée en Béarn pour se soigner. Cette fois-ci notre meneuse sera bien présente et en forme, ce qui ne sera pas de trop face aux hyper favorites pour le titre national. En effet, si Nice en terminant premier de la saison régulière a déjà assuré son accession en LFB, ses joueuses voudront dans leur salle ajouter la cerise sur le gâteau, en remportant le titre suprême, deux ans après leur écrasante victoire en finale devant Reims (78-50). Pour cela elles possèdent une solide expérience, mais aussi 11 joueuses de talent, parfaitement interchangeables. Bien entendu, certaines seront à surveiller davantage que d'autres, et là on pense immédiatement à leur capitaine Jeanne Senghor-Sy (31 ans, 1.90m, 19.9 pts, 7.9 rebonds, 15,7 d'évaluation), véritable tour de contrôle sous les cercles. Justement, dans la peinture elle pourra compter sur l'athlétique et fine Fabienne Constant (26 ans, 1.88m, 10.5 pts, 7.9 rebonds, 14.4 d'évaluation) et la puissante Giuday Mendy (26 ans, 1.85m, 5.9 pts, 2.6 rebonds). Sur les postes extérieurs il faudra éviter à Élodie Decker de prendre feu derrière la ligne à 3 points, alors qu'Alexandra Tchangoué, véritable couteau suisse de l'équipe est capable de formidables exploits individuels. Mais s'il suffisait de ne surveiller que ces cinq joueuses, la partie serait jouable. Seulement, si vous laissez un petit peu d'espaces à leurs partenaires, c'est un panier assuré pour elles.

                                                    Aurélie Lopez : « ...très fière de mon équipe... »

Tout cela, Aurélie Lopez le sait depuis déjà un bon moment et quand on lui demande comment elle voit ces deux jours sur la Côte d'Azur, bizarrement, elle répond beaucoup plus détendue qu'en saison régulière : « C'est la fin d'une superbe saison ! Les filles se sont récompensées elles-mêmes en allant chercher cette qualification pour ce Final Four après une belle victoire à Reims construite collectivement, avec beaucoup d'engagement, d'envie et de respect des consignes. Nous abordons ces rencontres sans aucune pression, car les objectifs sont largement dépassés, nous y allons pour nous faire plaisir, jouer notre basket et poursuivre l'aventure sportive, mais surtout humaine encore quelques jours ! On va jouer Nice, chez elle, qui accède à la LFB sportivement, mais pour l'instant on est à 1 victoire partout ! On est conscient que la marche est haute, mais il faut jouer ces 40 minutes, on se sait jamais ! Quelques dirigeants, des bénévoles et des supporters feront le long déplacement et on se doit aussi pour eux de donner tout ce qui nous reste, mais quoiqu'il se passe, je serais très fière de mon équipe, du parcours qu'elle a réalisé, de l'investissement et de l'état d'esprit. Mais tout ça elles le savent déjà...Allez on fonce ! », conclut-elle avec un grand sourire. Pour l'anecdote, une seule équipe béarnaise est déjà arrivée en finale de cette compétition, qui se nommait à l'époque le championnat de France Honneur, c'était Pyrénéa Sports de Pau en 1948. C'était un autre temps, un autre siècle, elles s'étaient inclinées devant Grenoble, sur le score sans appel de 30 à 16 !

La relève est assurée au sein de l'EBPLO Féminine (Photo Claude Jouanserre).

Ce mercredi 1er mai s'est déroulée la fête nationale du Mini Basket à la foire exposition de Pau. Ce sont plus de 500 enfants venus de tout le département qui ont participé à des matches et à des épreuves d'adresse. Notre club était représenté avec nos Babys et nos Poussines. L'un des leurs, Ného Vigouroux a même remporté les épreuves techniques dans la catégorie des 2007. Bravo à lui et à ses entraîneurs. À l'issue de cette journée tous les enfants ont été récompensés et ont posé pour la photo souvenir en compagnie des garçons de l'EBPLO, nouvellement promus en Pro A !

Avec déjà deux titres nationaux et une place de finaliste, notre capitaine Émilienne Vidal aborde ce Final Four en toute décontraction (Photo Claude Jouanserre).

Émilienne Vidal est l'une de nos plus jeunes joueuses, elle fêtera ses 22 ans le 1er juin prochain, mais c'est l'une des plus expérimentées et des plus titrées ! Par son charisme, sa droiture, sa loyauté et sa combativité, elle est la capitaine de cette équipe depuis déjà plusieurs saisons. Formée au club, « Émi », comme tout le monde l'appelle, possède en 5 ans deux titres de champion de France (NF3 et NF1) et un autre de finaliste (NF2), sans compter une place en quart de finale de la coupe de France Cadettes en 2008. Nous l'avons rencontré à la veille de ce Final Four, pour qu'elle nous explique comment elle vit cet événement, mais nous avons fait aussi un petit retour en arrière sur les autres phases finales vécues. Elle nous a répondu avec un grand sourire et beaucoup de décontraction.

Comment abordes-tu ce Final Four ?

(Sourire) Nous avons atteint notre objectif, ce n'est que du bonus ! Nous n'avons rien à perdre, nous avons tout à gagner. Personnellement je suis sereine, je ne suis pas du tout stressée.

Par rapport aux autres Final Four ?

Je suis beaucoup plus décontractée, car sur les autres nous avions des objectifs d'accession aux divisions supérieures, ce qui n'est pas le cas cette année. Si nous pouvons accrocher une médaille, tant mieux, mais si nous n'y arrivons pas, tant pis, ce n'est pas grave.

Un retour sur les autres Final Four ou Play-Offs ?

Sur tous les autres, l'objectif était de gagner. Sur celui de NF3 je me souviens d'une très bonne ambiance dans le groupe, nous étions une bande de copines, la plupart comme moi, étions encore Cadettes. Celui de NF2 était aussi du bonus, puisque nous avions obtenu la montée en quart de finale. Nous avions ensuite gagné le premier match contre Angers et on s'est alors dit : pourquoi pas ? En finale nous avions perdu de 4 points contre Perpignan en prolongation. L'an dernier par contre, nous avions une grosse pression, puisqu'il fallait aller gagner le dernier match des play-offs à Saint-Étienne pour monter en Ligue 2. On sait ce qu'il en est advenu, avec au bout le titre de champion de France.

As-tu une préparation spéciale ?

(Rires) Aucune ! Je prends ce Final Four en toute décontraction. Attention, je ne le prends pas à la légère, mais comme je l'ai déjà dit, je suis sereine.

Penses-tu que tes partenaires ont une certaine pression ?

Franchement non ! Nous sommes décontractées, la bonne humeur règne au sein du groupe. Certes, nous y allons pour essayer de ramener une médaille pour les gens du club, pour nos supporters, histoire de leur faire un cadeau et de nous en faire un pour nous, mais si nous n'y arrivons pas, ce ne sera pas grave (sourire).